Rodolphe Sebbah. L’insupportable “argument” du ghetto”

Prise le 16 juin 1940 par le soldat allemand Wilhelm Hansen et exposée au  Musée juif de Rendsburg avec 83 autres clichés, cette photo constitue un des seuls témoignages visuels de la construction d’un ghetto : Ici, déménagement forcé de la population juive de Kutno de ses maisons vers une usine de sucre abandonnée, où elle s’est vu ordonner de s’installer. Cliché publié sur le site de la Shoah Foundation Institute for Visual History and Education (University of Southern California).

L’insupportable argument du “ghetto”… Un ghetto était un quartier misérable, insalubre et exiguë où étaient obligées de vivre les communautés juives dans l’Europe du Moyen-Âge. Ses habitants y étaient cloîtrés derrière de lourdes portes fermées à clés dès la tombée de la nuit et gardées par des soldats en armes. Les Juifs ne pouvaient en sortir que quelques heures par jour, revêtus d’une tenue distinctive qui les signalait au reste de la population et devaient y rentrer le soir sous peine de mort.

Je t’en foutrais, moi, des “ghettos” à un quart d’heure de métro des Champs Élysées ou des plages du Prado.

Je t’en foutrais, moi, des “ghettos” desservis par trois lignes de métro, une ligne de RER, quatre lignes de bus, deux lignes de tramway, dix stations de vélibs et une gare centrale.

Je t’en foutrais, moi, des “ghettos” avec un stade municipal, une piscine de quatre bassins, un cinéma, deux terrains de foot, un gymnase, une médiathèque, une bibliothèque municipale, un conservatoire de musique, deux centres commerciaux, un club de théâtre, dix clubs sportifs, deux salles de fitness, une salle de boxe, deux écoles, une crèche, un collège, deux lycées, un hôpital…

Je t’en foutrais, moi, des “ghettos” où les enfants “ghettoïsés” partent chaque été trois semaines à la mer ou à la montagne sans que leurs parents “ghettoïsés” aient à débourser une thune.

Je t’en foutrais, moi, des “ghettos” dans lesquels “l’État raciste” déverse chaque année des dizaines de milliards d’euros pour l’amélioration des conditions de vie des “ghettoïsés”.

Je t’en foutrais, moi, des “ghettos” dans lesquels les “ghettoïsés” bénéficient d’un programme de priorité à l’embauche basé sur la “discrimination positive” pour intégrer les grandes entreprises nationales et les grandes écoles.

Je t’en foutrais, moi, des “ghettos” où les “ghettoïsés” ont accès à un parc social immobilier à loyers modérés.

Je t’en foutrais, moi, des “ghettos” dans lesquels la Municipalité paie à ses gosses “ghettoïsés” des cours de soutien scolaire, des cours de théâtre et des cours de musique.

Je t’en foutrais, moi, des “ghettos” où ce sont les “ghettoïsés” eux-mêmes qui décident qui entre et qui sort du “ghetto”.

Je t’en foutrais, moi, des “ghettos” où l’État laisse proliférer les trafics de toutes sortes sans faire intervenir la Police de peur que les “ghettoïsés” ne se rebellent et mettent le feu à leur “ghetto”.

Je t’en foutrais, moi, des “ghettos” dans lesquels des pays étrangers dépensent des dizaines de millions d’euros pour y construire en toute légalité des mosquées et des centres “culturels” destinés aux “ghettoïsés”.

A leur arrivée en France les Polonais ont vécu dans des corons où régnaient la misère et la silicose, les espagnols, les portugais et les premiers algériens ont vécu dans des bidonvilles immondes infestés de rats et de poux, les italiens et les juifs vivaient dans des taudis insalubres. Sans se plaindre. Et à force de travail ils ont donné à la France  certains de ses meilleurs enfants: des ingénieurs, des médecins, des professeurs, des ouvriers spécialisés, des artisans, des avocats, des écrivains, des hauts fonctionnaires, des Prix Nobel…

Et ce sont les plus gâtés, les plus choyés, les plus aidés, les plus protégés, les plus accompagnés, les plus assistés, les plus biberonnés, les plus dorlotés qui osent se plaindre, se poser en victimes et réclamer encore et encore et encore plus d’aide et de pognon à l’État.

Ils s’appellent “Les Misérables” ?  En effet ce sont bien des misérables

© Rodolphe Sebbah

Rodolphe Sebbah est photographe

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9 Comments

  1. « Je t’en foutrais, moi » ? Répété au moins une dizaine de fois ? Simple procédé littéraire ! Pour stigmatiser ceux qui emploient le mot ghetto pour parler des quartiers où ils vivraient très bien s’ils n’étaient pas des « sauvageons »

    • Nicoletta est-elle la nouvelle âme pensante du site? Pensante et un brin malveillante? Venue distribuer “mauvais points” là où elle aurait trouvé quelque faille, dans 2 articles d’extrême qualité où elle ne serait venue que “porter correction”? ( Celui de Rodolphe Sebbah et celui de Marc Brzustowski) ( Je ne parle pas des tombereaux d’insultes face aux papiers concernant la pandémie: faut-il rappeler que nos auteurs, cf Rosenzweig ici,émettent des avis autorisé, qui ne sont pas publiés pour séduitre mais pour ouvrir un débat sain, poli, argumenté ).
      La rubrique Commentaires ne sera jamais ici à l’image du certain mauvais esprit de 2 ou 3 mauvais coucheurs: Toutes les critiques sont bienvenues, toujours publiées, nous en tenons compte, nous corrigeons avec gratitude l’erreur qui se serait glissée, voire la maladresse. Mais nous ne publierons plus les commentaires revêches et systématiquement hostiles envers nos auteurs. Sarah Cattan pour Tribune juive

  2. Bravo M. Sebbah! Magnifique article plein d’intelligence et de lucidité, certes politiquement incorrect mais la vérité est parfois incorrecte. L’utilisation abusive du mot ghetto ressemble à celle des mots nazis, fascistes, que certains emploient pour disqualifier leurs adversaires idéologiques, quel que soit le sujet. On dirait que notre époque perd peu à peu le sens des mots, le sens de la douleur, le sens de l’horreur, banalisant et égalisant tout, une sorte d’égalitarisme victimaire. Ce sens des valeurs qui prend tout son sens lorsque, justement, il se perd. Merci M. Sebbah, c’est remarquable.

  3. Moi je m,en fous de vos états d ames mais n,oublies pas ce que tes frères ont subis partout dans le monde. Votre souffrances peuples d,Israël. Je vous aiment
    ❤❤🇮🇱🇮🇱🇮🇱 que DIEU benisse Israël.

  4. Jusqu aux annees trente,de nombreux francais vivaient eux aussi dans la misere noire.Une de mes cousines de l ordre de Malte a travaille cinq ans a Belleville et a Ivry:enfants nus,ouvriers sans chaussures,femmes obligees de se p……… pour payer le repas du soir,alcoolisme,tuberculose,maladies veneriennes.La faucheuse tournait a fond.Hugo et Zola devenaient historiens.

  5. Les corons,c etait laid et deprimant,mais avec la loi Waldeck Rousseau de 1884 les mineurs polonais,espagnols etc…y avaient droit aux douches et au chauffage au charbon gratuit.En revanche,les Juifs refugies d Europe de l est ou qui avaient fait la guerre d Espagne furent parques des 1939 dans les camps d internement du sud ouest ou les conditions de vie etaient terribles (barraques Adrian,terre battue,pas de sanitaires,bouffe de camping) avec des gardiens qui avaient droit de tirer a vue,tout cela avant meme l occupation de novembre 1942.

  6. Les rats ? Il y en avait plus dans les quartiers bourgeois qu ouvriers,car les poubelles y etaient pleines de produits alimentaires gaspilles.Dans les quartiers ouvriers les poubelles etaient vides car on mangeait tout,on jetait rien,et tout etait recycle (chauffage etc…)meme les excrements pour servir d engrais dans les “lopins ouvriers”.Les restaurants etaient autorises a servir des plats tels que:”roti Medor”,”civet Mistigri”,et le pire,grillades de “gaspards” aux topinambours-rutabagas,et ce jusqu en 1945.

  7. Really ? Do you believe that France or many European countries have changed much? I don’t think so, and especially France, the worst of the Western Eu. Countries. France is narrow-minded, backward, nasty, unjust; It protects its privileged and their refugiees, the third world inhabittants that are a true danger for the Citizens of France ! The rest of the population, a very large proportion, I would say at least 80%, they are the lambs! The real French (at least those who are left intact – many of them married to Muslims anyway), are left unprotected and discriminated against, their civic rights non-existent, and they are abused by those small almost uneducated people who work for the government or large corporations which arem anyway, also the government since they are subsidized and the government owns the largest shares!

    People in France hate each other so much! Just hear them, or look at them! Animals behave better than the French population! Obviously they are terribly frustrated but they don’t know why! They are not educated enough. They only learn a trade at a young age most of them! Their stupid social services are crumbs given while citizens pay the elites all their lives through taxes. You have no real doctors (NO MEDICAL Schools like in America or even UK; Doctors!… They keep you 5 minutes in their office and as soon as you enter – you don’t even have the time to sit – they put your health card in their machine and bad or good doctors – they are paid! although they are all the same bad and fake doctors because they all go to the same school, i.e. no school at all! The government’s hospitals are their school and they learn, not by academician doctors, but by other doctors who learned the same way. So they transmit their bad teaching from fake doctors to fake doctors! and they learn on people, after only 2 years of science in university. Check it. You’ll see I am right! You can’t ask for their credentials, not their experience, nothing and if you asked their secretary is mad and doesn’t understand that in a free and democratic society you should have the right to ask before you give your treatment to a doctor! THE FRENCH JUST DON’T UNDERSTAND IT! The only experience they write in their prescriptions is: ‘INTERNE DES HOPITAUX DE PARIS”, NOT THE SCHOOL, NOT THE DIPLOMAS, NOTHING! What’s wrong with the French society? So their schools and their academics are the people, the patients they learn on without their consent – this is why they put you to sleep for anything – with the blessing of the government and not a word from the people of France! A lot of people die in France, the victims of student doctors, and nobody knows it or they close their mouths. The ethics of France is ‘YOU DON’T SAY” or you find yourself a laborer or a plumber! This is how they get their doctors diplomas that nobody wants, and not even Israel (although Israel had finally accepted some of them pressured by the Jewish organization the CRIF, last year I believe – I saw an article on the JERUSALEM POST!

    I don’t think much has changed in this French country of yours! It is still a feudal country although HENRY IV is no more and LOUIS XVI has been decapitated!

    FRENCH JEWS! WHAT ARE YOU DOING THERE?! LEAVE AT ONCE! LEARN ENGLISH AND/OR HEBREW AND LEAVE! YOU HAVE NOT MUCH TIME LEFT NOW. Only the other day I read that a terrorist tried to enter a Jewish school and a supermarket, and even the Rabbi – is he also stupid – said the terrorist “was obviously [ DRUNK! DRUNK?

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