Tribune Juive

Immigration en France : un demi-million de musulmans en plus chaque année ?

Officiellement, le gouvernement se plaint de la pression migratoire. « Chacun se rend compte qu’une telle situation n’est pas tenable et que nous ne pouvons accueillir sans limites » déclarait Gérard Collomb (JDD, 14/04/2018). Mais la « loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif », adoptée le 1er août 2018 institue et protège un nouveau courant migratoire, celui des « demandeurs d’asile ».

 

Les principaux articles du projet de loi prévoient :

– Réduction à 6 mois minimum des délais d’instruction de la demande d’asile (Art 8)
– cartes de séjour à 4 ans contre un an auparavant (Art 1 et 2)
– Les mineurs non accompagnés pourront bénéficier du droit au regroupement familial avec les parents mais aussi les frères et sœurs. (Art 3). Un article de loi qui fait de l’enfant le pivot du regroupement familial et qui autorise l’arrivée de familles que l’Etat devra prendre en charge.
– Les jeunes filles menacées d’excision verront leur droit au séjour renforcé (art 3) ainsi que les femmes mariées battues quand leur droit au séjour dépend du droit au séjour de leur conjoint maltraitant (Art 57 – 58)
– Les réfugiés en situation de vulnérabilité dans un pays d’accueil extérieur à l’Union européenne pourront être relocalisés en France. « Le Président de la République a donné au programme de réinstallation une dimension sans précédent en prenant l’engagement fin 2017 d’accueillir 10 000 réfugiés d’ici 2019, dont 3 000 en provenance du Tchad et du Niger » a déclaré Gérard Collomb (Europe 1. 9 octobre 2017)

La loi immigration du 1er aout 2018 officialise donc un nouveau courant migratoire, celui des « demandeurs d’asile ». Soit un potentiel de 100 000 autorisations de séjour supplémentaires qui pourraient devenir 120 000 en 2019 compte tenu du fait qu’en 2017, les 34 « guichets uniques » constitués pour aider les migrants à rwemplir leur dossier de demande d’asile ont accueilli 121 200 personnes en 2017 (+ 27 %).

Les 100 000 « demandeurs d’asile » qui arrivent du Moyen Orient ou d’Afrique s’ajoutent aux canaux existants de l’immigration non européenne en France. Ces canaux sont :
– Regroupement familial. 91 070 personnes en 2017
– Visas Etudiant. 88 095 en 2017
– Economique. 27 690 personnes en 2017
– Humanitaire 40 305 en 2017
– Divers 14 840
= TOTAL 262 000 immigrés en 2017 (Source : Ministère de l’intérieur, DGEF/ DSED, données AGDREF), en provenance dans leur immense majorité du Maghreb et des pays francophones d’Afrique sub-saharienne.

Soit un total de 360 000 personnes avec les « demandeurs d’asile » de la loi Collomb. Ce chiffre peut être réduit un peu si la catégorie « humanitaire » précitée se confond avec les demandeurs d’asile d’aujourd’hui.

A ces 360 000 personnes, il faut ajouter les clandestins. Le stock est évalué à un demi-million de personnes. Pour avoir une idée du flux annuel, il faut tenir compte des régularisations de « sans-papiers » dont le chiffre ne fait pas l’objet d’une publication et qui ont été de l’ordre de 30 000 à 40 000 personnes en 2017 (Le Figaro, 19 avril 2018). Chaque régularisation représente un appel d’air pour d’autres clandestins.

Soit 360 000 + 40 000 régularisés = 400 000.

Enfin, il est un autre courant migratoire, plus discret, qui prend de l’importance : des femmes africaines et nord-africaines enceintes viennent accoucher en France en profitant d’un visa de tourisme. La dernière enquête péri-natale (DREES, enquête périnatale, 2016) révèle que sur les 800 000 bébés qui naissent chaque année en France, « 14,1 % naissent de mères ne disposant pas de la nationalité française ». Soit 100 000 bébés sont naturalisés français par le droit du sol. Ils sont originaires pour moitié d’Afrique du Nord et d’Afrique noire pour plus de trente pour cent. Soit 85 000 bébés africains ou nord-africains qui s’ajoutent aux 400 000 immigrés qui arrivent chaque année en France.
On approche donc le demi-million d’immigrés, musulmans dans leur immense majorité

Yves Mamou

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