Une petite sauterie. Une fête réussie. Par Michele Chabelski

Bon Vendredi

Chabbat
Chabes

publicitÉ


2600 potes Facebook…

On pourrait organiser une petite sauterie, une sorte de raout joyeux qui nous réunirait autour de… disons un buffet œcuménique…

L’équilibre étant le maître mot d’une fête réussie, je proposerais des zakouskis venus de pays où le couscous pousse sur un arbre appelé le couscoussier…

Quelques carottes au cumin, des pommes de terre en salade et des chachoukas exsudant l’harissa, cet ingrédient qui, outre son pouvoir gustatif, possède la propriété de ranimer les individus en état de mort imminente…

Une lampée d’harissa et hop, le corps et l’âme fusionnent, s’amalgament et s’unissent pour lutter contre l’ennemi commun…

Connaissez vous un élément plus fédérateur que cette purée écarlate, Attila gastronomique qui ne laisse sur son passage qu’une terre brûlée et désolée ?

Seuls les natifs aux papilles tapissées de zinc sont en mesure de supporter l’assaut.

Quelques kamikazes extérieurs, cuirassés de bravoure, tentent parfois l’expérience…

De frêles créatures ashkénazes s’y sont risquées.

Certains ont survécu.

Les autres reposent en paix, libérés des convulsions digestives par un dieu miséricordieux…

S’y ajoute une dose raisonnable de thon sans lequel la cuisine du bassin méditerranéen ne serait qu’une inutile et fade expérience…

Quelques gorgées d’huile d’olive, oh, rien ! Un verre 1/2 environ par cuillère à café de nourriture, 2 ou 3 gousses d’ail et hop ! l’affaire est dans le sac, Madame est servie…

Quoi, j’exagère !
Quoi, j’exagère !

Parlez moi de ce plat rempli d’une gelée tremblotante et translucide issu de l’imaginaire endommagé d’une ashkénaze famélique, qui vit, hallucinée, les pieds d’un veau tendre, et fit de cette vision un mirage comestible que s’arrachent des siècles plus tard les héritiers émotifs et sentimentaux du patrimoine culinaire ashkénaze…

Balle au centre.
Match nul

On mettra des canapés au saumon et des navettes au foie gras…

Les mignardises se chargeront d’unir pour le meilleur les becs sucrés grisés de crèmes pâtissière et de tartelettes aux fraises laquées d’un sirop délicat qui fait friser les yeux et baver de désir…

Quoi, vous avez faim ?

Ben trempez vos tartines,bonnes gens, usez de cette activité antisociale bien à l’abri dans votre cuisine tiède…

Que cette journée signe d’exquises agapes qui réjouissent l’estomac et l’esprit…

Chabbat Chalom
Git chabes

Je vous embrasse

Michèle Chabelski

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Publié dans société

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