Un week-end. Le spectre de la guerre. Thierry Seveyrat

Si l’on récapitule le week-end, on a un militaire du contingent tué au Mali, une école, une caserne de pompiers et un cirque incendiés, un regroupement de gauchistes et d’islamistes devant CNews, validé par un Mélenchon définitivement islamisé, un jeune adulte à Saint-Denis de la Réunion qui attaque un commissariat avec poignard et Allah Akbar de rigueur (plusieurs dizaines d’attaques de policiers et pompierss ces 15 derniers jours), etc. Ce sur un seul week-end.

On n’a pas encore mesuré quel basculement a eu lieu lors de l’attaque de la préfecture, dont Gilles Kepel expliquait qu’elle était l’événement le plus grave depuis le 13 novembre 2015. Ce qui s’est joué même si cela n’a jamais été nommé, c’est le basculement du djihad d’individus isolés qualifiés de « terroristes » ou de « djihadistes », à une massification populaire de l’islamisme avec des individus Tartempion, dont la tentative de manifestation de soutien à Mickaël Harpon par Hadama Traoré serait le symbole, comme la mère voilée et son fils en Bourgogne. Le djihad normalisé. Les attaques au couteau qui surviennent n’importe où et n’importe quand (Grenoble, arrestation filmée il y a quelques jours) aux cris de toujours la même incantation. Nous venons de basculer dans la dimension populaire du djihad. Et si ce phénomène n’est pas nommé par le pouvoir politique, c’est simplement parce qu’il vit dans la terreur que de poser des mots de vérité sur le réel conduise à un emballement général. Ce pouvoir vit tétanisé à l’idée de devoir assumer les articles 36 ou 35 de la constitution, l’état de siège ou de guerre, qui ne tient plus à grand chose, et auquel il n’est surtout absolument pas préparé, quand la banalisation du voile par un président qui dit que « ce n’est pas son affaire », ne suffit même plus à éviter une manifestation par jour contre « l’islamophobie ». Alors même que sont publiées des statistiques qui chiffrent à 1063 les actes antichrétiens en France en 2018, 541 les actes antisémites (+75% par rapport à 2017), et à… 100, les actes antimusulmans, un écart de plus de 1 à 10 entre chrétiens et musulmans au détriment des premiers.

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Plus avance le spectre de la guerre, moins le pouvoir politique ose seulement imaginer le nommer. Favorisant tous les passages à l’acte, de Chanteloup-les-Vignes à Bayonne. Prélude.

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