Si tu t’appelais Ruth Halimi. Si tu t’appelais Jean Veil. Par Sarah Cattan

Dis-moi.

Si tu t’appelais Ruth. Ruth Halimi

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Toi, si tu t’appelais Jean. Jean Veil

Si tu t’appelais Alain Finkielkraut

Si la peste s’en prenait, l’air de rien, à un arbre. Le sabrant. Lui qu’on planta en souvenir de ton enfant.

Si tu étais le fils d’Une qui survécut aux camps. Et qu’elle vînt, la peste, un matin souiller son visage.

Si des lascars te crachaient leur haine, t’affublant de l’injure suprême à tes yeux en te traitant, Toi, de raciste

 Gratuitement.

Lâchement.

Indignement.

Si tu étais Gilles Abecassis. Qui retrouva, lui, au moment de l’ouvrir ce Juden graffé sur sa devanture.

Dis-moi.

Si tu étais né Juif.

Si cette haine, obstinément, venait encore et encore te rappeler que Tu étais l’Un d’Eux.

Si tu en avais assez qu’au lieu d’agir, Ils vinssent, Les Importants, te dire soudain Leur effroi Leur indignation Leur fraternité Leur solidarité

Si tu n’en voulais plus, de leurs mots dits sincères

Tout de condoléances qu’ils étaient

 Si tu te surprenais toi-même…

Si tu savais bien qu’elle avait eu raison, Christine, d’exploser devant un Charles Consigny outré car peut-être lui aussi de bonne foi…

Si le Point Godwin te faisait quitter Tables ou Assemblées et autres Plateaux dès qu’il pointait ce petit quelque chose que seuls quelques-uns décidément semblaient à même de reconnaître

Car il est de mauvais ton. D’être antisémite.

Il sied d’avoir un ami juif. Comme Nadine Morano a une amie très très noire. Et La Mégère un militant musulman qu’elle te sort en guise d’alibi.

Dès lors, Qui ne s’est fendu d’un petit communiqué hier soir. Qui, dites-moi ?

Ils prirent tous la parole

Se firent tout contrits

Usèrent du même pauvre lexique

Coururent, de plateau en plateau De studio en studio

Se fendirent d’une déclaration qu’ils ressortirent pour l’occasion et ressortiront la prochaine fois. Se disant sans doute Encore un samedi soir de foutu. A cause d’Eux

 

C’est qu’il s’imposait, soudain, de tous remonter au créneau. Sinon Attention : antisémiiiiite !

Ils se mirent donc en quête, tous comme un seul homme, de trouver Le Responsable. S’entendirent, nombreux, à trouver en-fin un point commun à ces Gilets jaunes qui n’en finissaient plus. Ah s’ils pouvaient s’en défaire à bon prix. Pour antisémitisme, tiens, par exemple ! Si ce n’est Toi C’est donc ton frère, bataillaient-ils tous. Et d’abord, Duquel parlait-on, d’antisémitisme ?

Du nouveau ?

De L’Autre ?

De L’Union des deux ? 

Ô Malheur Ne me dite pas que la France serait antisémite

Mes confrères n’osèrent pas. N’osèrent même plus monter un plateau d’experts. Experts en antisémitisme C’est ringard. Quelle expertise iraient en effet faire ceux que nous avions refusé d’écouter Ou encore Les autres, les Pascal Boniface, Burgat et consorts, qui avaient carrément sorti des bouquins pour nous prouver que Non ! Ils ne l’étaient pas, Antisémites.

Personne ne l’était

Personne ne savait

Plus personne n’en parlait

 Et pourtant : La peste allait son bonhomme de chemin. Répandant le venin coriace

Alors ils se répandirent en promesses. Ceux-là-même qui disaient que la France sans ses Juifs bla bla bla Durent trouver autre chose. Ils ne pouvaient même plus parler avec sérieux de délit pénal alors même que le Dieudonné venait de sortir, pénard, de spectacle, au nez au vu et au su de toute une municipalité qui n’y avait rien vu mais qui l’entendit faire dire à son public que Les chambres à gaz n’e-xitè-rent pas

Est-ce trop tard

On se dit tous que c’est trop tard. Que Quelque chose aurait foiré. Même Mbappé était devenu à son tour un Enculé de nègre enjuivé. On apprenait encore que les tristes sires qui jouèrent déguisés en Ligue du LOL s’en étaient pris eux aussi aux Juifs, tant être femme n’avait point suffi à ces esprits chagrins

 

Je voudrais

Que ce Ministre capable de recevoir ex abrupto 1800 plaintes liées au mouvement jaune arrêtât les fauteurs. Les salauds qui s’en prirent à l’Académicien parce qu’il était sioniste. Qu’il cessât de parler de poison. Qu’il séchât ses larmes. Ou tout au moins qu’il se tût. Et cessât de nous dire que le gouvernement ne laisserait rien passer : la chose devient grotesque

J’aimerais Qu’on s’alarme d’entendre Christian Guémy nous dire qu’il restaurerait, à chaque fois. Obstinément. Le dessin de Simone Veil : J’ai gardé les matrices, vous pouvez compter sur moi pour les refaire à chaque fois, répéta-t-il, y allant à l’éponge à vaisselle et usant de… la face-grattoir. Pour effacer… l’ignominie.

Je voudrais. Qu’ils arrêtent tous de parler de la bête immonde

Que Robert Ejnes se tût plutôt que de nous dire, au nom du CRIF, que tout cela les laissait interrogatifs et ne manquait pas de les inquiéter. Que le CRIF se tût plutôt que de nous balancer, 24 heures trop tard, qu’il attendait du gouvernement de véritables mesures qui puissent enrayer la vague antisémite.

Que Francis Kalifat retrouvât la décence et cessât d’appeler, à quelques jours de son dîner annuel en présence d’Emmanuel Macron et de la marche contre l’antisémitisme, à un… sursaut national.

Car enfin. Avoir attendu si longtemps pour avoir le graaaand courage de parler d’un antisémitisme d’origine islamo-gauchiste. C’est énorme. Carton rouge. Too late.

On s’en gausse aujourd’hui de son expertise sur un antisémitisme protéiforme. Bla bla bla

Que ne profita-t-il pas jadis de son entregent pour dénoncer une loi trop peu appliquée et réclamer un gouvernement qui sortît du déclaratif pour passer à l’action.

Je voudrais

Que la Maire de Paris par pudeur cessât elle aussi de parler de la mobilisation de tous. Ou alors qu’elle précisât : Tous Qui ? Mobilisés contre Qui.

Que l’animateur Brunet cesse ses quizz à deux balles. Qu’il craignît un brin le ridicule et évitât ces bandeaux racoleurs #Brunetmétrie nous sommant de choisir entre 1) L’extrême droite 2) L’ultra gauche antisioniste 3) L’islam radical

Que Delphine Horvilleur arrêtât elle aussi de répéter que l’antisémitisme était toujours l’annonce d’une faillite générale ou de nous dire que s’en prendre aux morts, c’était bien la démonstration que cela n’avait rien à voir avec ce que les Juifs feraient, ou font, ou ont, mais plutôt avec ce qu’ils étaient ou ce qu’ils représentaient dans l’esprit antisémite. 

Qu’ils cessent de convoquer Frantz Fanon et son Quand vous entendez dire du mal du juif, tendez l’oreille, on parle de Vous

Comme j’aimerais… Que Claude Askolovitch se repentît d’avoir parlé, en mars 2017, de ces Juifs qui avaient peur de tout. Et Qui presque l’auraient nourri, l’ennemi qui aujourd’hui les frappait, à force que d’en avoir parlé. A force que de s’être lamentés

Comme j’aimerais… Que quelque pudeur s’emparât de ceux qui crient Au loup ce matin. Mais qui s’assirent, récemment, aux côtés du CCIF pour s’en prendre à l’Historien qui osa, osa parler d’antisémitisme tété avec le lait de sa mère et dire, dès avant, trop tôt, beaucoup trop tôt pour ces âmes sourdes et lâches, pourquoi les Juifs avaient quitté les pays arabes.

Je voudrais. Que les dirigeants de Mémorial cessent de se faire médecins et de nous chanter que tout ça allait se soigner à force de voyages dans les Camps et à doses redoublées de cours sur la Shoah

Je voudrais Qu’ils cessent tous d’oublier leurs silences fracassants devant les manifestations BDS, les condamnations répétées de l’ONU, le traitement à tout le moins particulier réservé par nos media à l’actualité israélienne. Qu’un Laurent Joffrin fût gêné aux entournures pour parler à son tour de L’hydre qui toujours renaissait. Qu’un journaliste du Monde cessât de se croire comme obligé de tempérer les chiffres officiels de l’antisémitisme en France en les comparant à ceux de l’islamophobie. Oublieux du rapport citoyens juifs/citoyens musulmans[1] de notre belle France. Que les dits media cessent d’excuser le seul terrorisme palestinien. Lequel échapperait à la condamnation universelle en raison de la spécificité toute juive de leur cible.

Qu’ils s’interrogent -par exemple- devant la trop grande complication qui faisait que Total n’investirait pas dans l’Etat hébreu. Déguisant ainsi un boycott sous d’oiseux prétextes

Je voudrais… Que Frédéric Potier[2] trouve autre chose à répondre que ce pauvre Comme les homosexuels, Vous êtes différents. Qu’il ne m’amène pas à lui demander ici de lister nos différences. Il l’aura voulu : Frédéric Potier, En quoi, moi, Sarah Cattan, suis-je Différente

J’aimerais. Qu’on cessât de trouver normal qu’un député juif, n’eût-il pas tout pour vous plaire, vive sous des menaces incessantes dont nul désormais ne s’offusque ni ne parle. J’aimerais ne pas avoir froid en écoutant cette essayiste dire que la prochaine victime serait… un politique[3].

Je veux

Que Frédéric Taddeï cessât de monter, à la barbe de tous, des plateaux opposant systématiquement complotistes antisémites et Juifs. Que lui revienne à l’esprit la phrase de Godard sur L’objectivité : L’objectivité ce n’est pas cinq minutes pour les Juifs et cinq minutes pour Hitler.

Que notre Ministre de la Culture se tût s’il ne sait que nous répéter que les antisémites salissaient la République.

Que Laurent Nuñez cessât de nous chanter que Face aux vents mauvais de l’antisémitisme, la République ferait bloc. Que C’était son honneur, Que C’était son devoir

Que la Ministre de la Justice se mît au boulot au lieu de dire ses tristesse, colère et consternation devant une cheté intolérable : on s’en fouuuuuut De ses états d’âme

Je voudrais. Que nos chaînes de télévision – françaises ou franco-allemande- cachent mieux leur antisémitisme déguisé et vêtu des oripeaux de la dite objectivité Et que Libé et autres Mediapart cessent de s’offusquer lorsqu’on les accuse de Parti-Pris anti-israélien. Oui Marco Koskas, même vu d’Israël, une grande partie de l’intelligentsia parisienne détourne les yeux de cet antisémitisme-là. Oui Les gilets jaunes ne sont pas plus antisémites que le 26 minutes d’Arte ou que le correspondant de Libé à Tel Aviv.

Je voudrais. Qu’ils cessent de nous chanter que tout cela est récent en France. De pousser des cris d’orfraie alors qu’ils se sont tus devant les meurtres, les tags de croix gammée, les slogans Mort aux Juifs. Qu’ils actent que la nouveauté réside en ce que les antisémites réunis fussent à nouveau décomplexés et qu’ainsi la Shoah ne servît plus de garde-fou. La Quoi ? Disait le sondage[4]

Je voudrais. Que le Gouvernement français cessât de faire des Gilets Jaunes le seul bouc émissaire, Que fût actée sa grande complaisance envers les Soral, Dieudonné, Ryssen, Le Lay, Bourbon.

Qu’il arrêtât de tenter de prendre en otage toute la communauté juive française. Lui qui resta muet, absent, lâche, lorsque dans les banlieues les islamo-fascistes obligèrent ceux qui osaient la porter à cacher leur étoile de David. Lui qui resta absent encore lorsque ces mêmes islamo-fascistes tuèrent Sarah ou Mireille ou Myriam ou Abel ou Jonathan ou Gabriel ou Arieh. Lui qui accepta que la Justice tergiversât et se pinçât le nez avant que de peut-être, un jour, beaucoup plus tard, requalifier ces assassinats. Lui qui qui s’interroge benoitement sur l’opportunité de faire revenir des djihadistes ayant juré d’égorger des têtes. Qu’elles fussent Juives ou non.

Je voudrais. Que ce Gouvernement pâlît devant un CDH qui publiera incessamment[5] le rapport de la Commission d’Enquête au sujet des attaques à grande échelle sur les manifestants civils palestiniens à la frontière de Gaza. Mais encore sa liste noire de compagnies qui mènent leurs affaires par-delà la ligne verte, cette version à peine déguisée du BDS contre Israël. Contribuant encore et encore à diaboliser l’Etat hébreu.

Personne n’avait rien vu. Personne n’y était pour rien. Personne n’en pensait rien écrivit Joann Sfar. Et surtout pas l’un des responsables des principales institutions juives. Ces dirigeants gestionnaires Trop proches du pouvoir et priés en conséquence de faire profil bas… Trop loin de leur communauté. Trop… Juifs de Cour en somme. Unis mardi dans l’émotion Et les incantations et presque dans la gratitude de ceux qui viendraient dire que ça suffisait… Ces complices qui avaient permis acté que 47 % des actes racistes fussent commis envers moins de 1% de la population…

Je n’irai pas manifester avec ceux-là

Un PS qui, avant que d’expirer, se prostituera sur le macadam après qu’avoir cédé aux sirènes antisionistes, Signé l’appel pro BDS de l’internationale socialiste, cet appel antisémite qui osa écrire qu’Israël déportait les palestiniens.

Un Castaner. Qui soutint en 2010 les extrémistes musulmans de la pacifique flottille pro-Hamas.

Un Président qui vota toujours en défaveur de l’Etat hébreu et n’empêcha jamais un Hassan Iquioussen de s’exprimer.

Une Anne Hidalgo qui décora le terroriste antisémite Abbas.

Un Thomas Guénolé Une qui commit Les Blancs, les Juifs et Nous

Une Clémentine Autain et pourquoi pas une Esther Benbassa ou un Pascal Boniface. Ceux qui crachent sur Israël mais pensent Juif

Un Mélenchon qui ose s’insurger contre l’antisémitisme alors même qu’il s’afficha aux côtés d’un Jeremy Corbyn et que son Parti, mené par Danièle Obono, se plaignit de ne pouvoir rencontrer Marwan Barghouti

Un PCF dont les mairies célèbrent par clientélisme les terroristes assassins de Juifs.

Je n’irai pas manifester avec cette France qui envoie en guise de représentant le délicieux Medhi Meklat à la Biennale de Venise 2019. Oublieuse des obsessions antisémites, indigénistes, communautaristes de son protégé et de ses apologies du terrorisme et de la Shoah.

 

Je ne marcherai pas avec ces politiques qui frapperont le macadam, s’exonérant à peu de frais de toute accusation d’antisémitisme. Blanchis qu’ils seront par le CRIF qui leur donnera le bras et les aidera à se refaire une vertu.

Je n’irai pas marcher avec ceux-là qui, au nom de la lutte pour les droits des Palestiniens, participèrent hier à dénoncer la diabolique idéologie sioniste[6] et nieront mercredi que l’antisionisme est instrumentalisé depuis des décennies.

Je n’irai pas.

Je ne participerai pas de cette farce. A cette complicité déguisée en indignation.

J’aurais voulu

Que Haïm Korsia fît mieux que de comparer antisémitisme et terrorisme et que Gil Taïeb cessât ses Incantations et parlât des résultats obtenus avec Mounir Mahjoubi

J’aurais aimé. Qu’on s’inquiétât qu’un Guy Konopniki se dît exténué. Epuisé. De répéter. De dénoncer. D’avertir.

J’aurais aimé que Malika Sorel[7] eût été entendue lorsqu’elle écrivait : Tandis que le navire s’enfonce dans la froideur des mers, nos élites, tels les musiciens de l’orchestre du Titanic, continuent de jouer leur partition dans un mépris saisissant de ce qui se noue pour le peuple. Seuls comptent le temps présent et la satisfaction d’un appétit sans limite. Leur intérêt ne coïncide plus avec celui du peuple.

Que l’historien et sociologue Pierre Birnbaum eût été écouté lorsqu’il disait[8] que la contestation radicale du pouvoir et de la légitimité des institutions alimentait une haine antijuifs structurée par des préjugés fortement enracinés dans la société française. Que le mouvement des gilets jaunes n’était pas un mouvement antisémite, mais qu’il produisait un contexte propice à l’expression d’un antisémitisme profondément ancré qui associait les Juifs au pouvoir et le pouvoir aux Juifs. Que Le mouvement des gilets jaunes réfutait la légitimité de l’Etat qui était perçu comme l’Etat des riches et, par extension pour certains, comme l’Etat des juifs.

J’aurais voulu que fût entendu Shmuel Trigano. Lorsqu’il évoqua ce lien fait entre l’Israël souverain, le peuple juif victime et les Palestiniens, victimes des victimes. Lorsqu’il évoqua encore l’instrumentalisation du CRIF par le parti socialiste. Lorsqu’il les dénonça, l’un, le CRIF, contribuant à retenir la vie politique en suspens sous la menace Le Pen, l’autre, le Consistoire, devenant le support et le modèle d’une politique de gestion de l’islam en France.

J’aurais aimé encore que fût lue Barbara Lefebvre[9], auteur de L’obsession antijuive, lorsqu’elle refuse que le politicien se cantonnât à s’exclamer, s’indigner, et fît des moulinets avec les bras ou rendît hommage aux morts, la larme à l’œil. En miroir, le troupeau médiatique fait écho. Puis on passe inexorablement à autre chose, ajoute-t-elle avec justesse. 

Nous ne voulons plus marcher. Marcher encore. Marcher toujours. Avec ces ennemis de l’Etat hébreu. Si prompts à pleurer les Juifs morts mais infoutus de protéger leurs Français juifs.

Je n’irai pas à cette manifestation annoncée par cette grotesque affiche. Cet inventaire de logos alignés.

Je n’irai pas

Marcher aux côtés de ceux qui ne se lèvent que pour Le juif en pyjama rayé, le juif assassiné sur le territoire de la République parce qu’il est juif, le juif exécuté dans une école juive, le juif tué dans un hypermarché casher.

J’attends

Qu’il fût dit clairement que l’islamisme a tué des enfants juifs devant leur école, qu’il a tué au musée juif de Bruxelles, qu’il a tué à l’HyperCacher.

Que soient renforcé le dispositif législatif pour punir pénalement les propagateurs de haine que sont Soral et Dieudonné. Que soit augmenté jusqu’à la prison ferme le niveau de peine de ces propagandistes de la haine.

Disqualifiés

Les responsables politiques qui ont laissé prospérer l’islamisme et les néo-nazis sont disqualifiés pour prétendre défendre les Français de confession juive. On se désolait jadis de n’avoir pris suffisamment au sérieux l’alcoolisme mondain. L’antisémitisme quotidien, banal, cette chose la mieux partagée au monde, qui voudrait faire de moi un être différent n’a jamais été pris au sérieux par ces bonimenteurs qui se paient de mots.

 

Je ne marcherai pas avec eux. Je combattrai Avec Toi Charles. Avec Toi Malika. Avec Toi Khaled. Avec Toi Marcello. Avec Toi Freddy. Avec Toi Leïla. Avec Toi Maryam. Avec Toi Waleed. Avec Toi Boualem. Avec Toi Alain. Avec Toi Eber. Avec Toi Aleister 

Et pour finir sur un sourire Une note tendre Ce mot de Lisa de Tel Aviv : Finkielkraut est au-delà de l’intelligence. Ils veulent l’envoyer à Tel Aviv ? Il y sera le très bienvenu. C’est la France qui a tout à perdre. Qu’on traite les vraies Lumières d’un pays comme ça, il faut s’attendre à voir ce même pays plonger dans l’obscurité.

Français, écoutez-la et méditez…

Sarah Cattan

[1] Lequel rapport est au bas mot de 1 à 10.

[2] Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT : Dilcrah.

[3] Caroline Fourest. C à vous. 15 février.

[4] Sondage de L’étude transnationale de l’institut de sondage britannique ComRes Global. Décembre 2018.

[5] Le 18 mars.

[6] Les petites mains de l’antisémitisme. Marylin Maeso. Lepoint.fr 17 février.

[7] Décomposition Française. Fayard. 2016.

[8] Un Tour de la France. Fayard. 1998.

[9] Génération j’ai le droit. Barbara Lefebvre. Albin Michel. 2018.

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8 commentaires pour “Si tu t’appelais Ruth Halimi. Si tu t’appelais Jean Veil. Par Sarah Cattan
  1. FARHI Daniel dit :

    Sarah, tu es sublime ! J’ai déjà félicité ici même tes prédécesseurs Alain Attal et Raphaël Nizand, mais alors là ! On ne saurait mieux résumer les sentiments qui s’emparent de nombre d’entre nous et que tu as exprimés avec ta verve et ton enthousiasme habituels. Puisse ta voix être entendue par beaucoup. D’émotion je t’en tutoie, tu ne m’en voudras pas j’espère. Bien amicalement, Daniel Farhi.

    • Sarah Cattan dit :

      Bien Au contraire cher Daniel. Je suis émue de ce que je reçois comme un signe d’amitié de quelqu’un que je respecte éminemment et que j’aime.
      Merci mon cher Daniel
      D’etre Celui que tu es.

  2. Jg dit :

    Je irai manifester ,pendant ma promenade dans les jardins de mon quartier en Israël.

  3. Lydie Soussand dit :

    Merci Sarah
    Avec lucidité et talent, tu mets chacun face à un un constat terrible …Tu secoues l’apathie ambiante.
    Ecrit bouleversant…
    Réveil salutaire mais…
    Qui aura le courage de jeter « le pavé dans la mare »?
    Amicalement

  4. Pardo dit :

    Merci Sarah et tac liste n’est pas complète car tu oublies le départ de toute cette haine: le discours de De Gaulle le traitre de novembre 1967 apres la vitoire éclatante d’Israël sur les pats arabes.Et de là tout s’est encnainréavec ces arabes envahissant l’Europe , ces gauchiste et cette extrême droite qui ont retrouvé ma parole anti juive libérée par les arabes
    Tous ces assassinats étaient dus à ces arabes mais aucune dénonciation Le déni de cette France coupable de colonialisme qui essayait de s’amender en se taisant ou en traitant ces assassins de déséquilibres
    Puis le déferlement anti israélien de toute cette Europe et francaise décadente y compris nos juifs de cour avec ces lèche bottes du CRIF. du Grand rabbin . du consistoire et de certains médias jiuifs comme judaïque Fm dlAsseraf et d’Aboab
    Tout ceci a donné des arguments à cette vermine E cette peste rouge et brune associée à tous les goubvernents depuis de Gaulle et cette désinformation systématique contre les juifs et Israel orchestres par l’UE , l’ONU, l’Unesco et les USA d’Obama : tous contre Israel
    Mais nous sommes toujours debout nous le peuple qui a donné les bases de la civilisation à ces barbares D idolâtres qui n’ont pas évolué 28 Siécles plus tard
    Je ne me mélangerai pas ce soir avec cette merde française qui défilera et oubliera demain et qui cherche Un certificat de virginité de leur anti judaime depuis 1967 y compris tous ces présidents de la Republique qui ont vendu leur pays et israel avec EURABIA en 1974 par Giscard d’Estaing le cupide et nauséabond auvergnat par qui tout a continué par le droit du sol et la protection de Khomeinii
    Vermine et racaille de cette French islamisée môme le disait la pourriture qui à insulté Finkelkraut :
    La France est à nous

    • Avraham dit :

      C’est vraiment beau de lire de telles analyses si sincèrement écrites et si douloureusement ressenties.
      Je me suis longtemps intrigué à propos de cette énigme aussi insupportable qu’irrationnelle.
      Pourquoi s’obstinent-ils autant à l’encontre du propre intérêt de l’Humanité à nous détester comme si nous étions la maladie du monde la maladie du monde nous les Juifs! Au contraire nous sommes le remède de tous les maux de la planète.
      J’ai longtemps médité, je suis longtemps resté perplexe jusqu’au jour où j’ai rencontré la solution à ces équations apparemment insolubles.
      Nos sages de mémoire bénie ont osé dire la vérité, la profonde vérité au fin fond de l’inconscient des non juifs. Rabi Shimon Bar Yohaï dit: c’est une loi, un axiome que Essav haït Jacob.
      En ce qui concerne la haine des non-Juifs envers les Juifs bon très bien j’ai compris on ne pourra pas déraciner cet instinct inné qui revient de génération en génération sans aucune explication sans aucun véritable motif, seulement des prétextes, des raisons qui n’ont ni queue ni tête. Cependant on voit bien qu’il y a des nonjuifs qui essaient de nous défendre, qui essaient de justifier notre existence, mais à cela aussi pose une grande question qui est est restée dans mon cœur : pourquoi ne suis-je jamais satisfait réellement de leur défense, de leur façon ‏ toujours un peu frustrante de nous défendre avec trop de réserve! Mais à cela aussi j’ai trouvé grâce à Dieu une solution. Nos sages de mémoire bénie disent encore que la miséricorde des peuples est aussi équivalente à une faute… et pourquoi donc ?!
      et bien tout simplement parce qu’ils ne recherchent pas réellement la vérité, ils ne recherchent pas réellement la miséricorde, ils cherchent juste seulement à se nettoyer la conscience, à montrer aux autres qu’ils ont bon cœur, à montrer aux autres qu’ils sont des justes mais sans aucun souci réel de le devenir profondément et c’est donc la raison pour laquelle nous serons toujours frustrés. Nous aurons toujours ce sentiment d’être à 30 % défendu mets il restera toujours les 70 % manquant.
      Donc la conclusion qui s’impose afin de rester sain d’esprit et de cesser de compter sur des gens qui n’ont pas réellement l’intention de nous protéger ni de diriger nos existence vers des bases solides à long terme, des bases indépendantes des bases qui ne dépendront plus du bon vouloir des peuples du monde.
      Il nous faut renforcer notre identité, renforcer notre foi en Dieu et la pratique de notre propre patrimoine sans en avoir aucune honte et si pour cela il nous faut quitter le sol français et bien faisons-le avec la bonne humeur. N’ayons pas peur de l’avenir n’ayons pas peur de la recherche de la vérité soyons honnête avec nous-même désespérons-nous d’emblée du bon vouloir des peuples du monde!
      Non, jamais ils voudront réellement se demander : »et si je m’appellait Sarah… etc.
      C’est une dangereuse utopie de croire en leur sincérité, même lorsqu’ils ont l’air de nous sympathiser…

      Cependant vous écrivez très sincèrement bien.

  5. Amouyal dit :

    Chere Sarah j ai fait la meme analyse que vous et j ai aussi choisi de ne pas me souiller au contact de ces antisemites d occasion : je me permet de preciser d  » occasion  » car effectivement la plupart ne le sont pas ; et c est , a mon sens encore bien pire , les ps , pc , melenchon , macron , philippe , ferrand n ont aucun sentiments antijuifs , ni probablement antisionsites ; ce sont juste des tartufes qui cherchent leurs interets , pecuniers , electoraux ou autres , des minables qui n ont meme pas le front de defendre une opinion, meme contestable , voila ce qu est la France de 2019 :
    Un assemblage de beni oui oui qui attaquent Israel parce que les arabes sont nombreux et ont du petrole , qui refusent de travailler avec – etat juif parce que les elections s approchent dans cette  » republique » franco arabe et qui utilisent la detresse juive au moment qui correspond a leurs interets et seulement a ce moment la .
    Ce pays est perdu , la France meurt de la mediocrité de ses elites et de son faible attachement aux quelques valeurs incontournables qui fondent la democratie

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