La fin du Moi. Par Sarah Cattan

 Il était là. 20 heures pétantes.

Livide.

Attendu.

Qui, hier soir dites-moi, n’avait pas rendez-vous avec Lui : j’avais pour ma part annulé un dîner : mon Président allait me parler.

Rendons-le Lui : Me, I, and Myself , semblait un temps révolu désormais. Du moins face caméra.

Merde alors ! Y a des pauvres en France ! Des Travailleurs pauvres. Etrangement, beaucoup semblent l’avoir découvert. S’en sont émus. S’en trouvèrent désemparés. Se tournèrent vers le Président. Celui que d’aucuns surnommaient Jupiter. D’autres Le Président des riches.

Qu’on l’acceptât ou pas, Rendons-le Lui : Il était redescendu de l’Olympe. Il avait consulté. Ecouté plus que de mesure. Il savait qu’il jouait son quinquennat. Mais quelle était-elle, in fine, sa marge de manœuvre.

2 thèmes n’avaient cessé de revenir en boucle. Intouchables qu’ils semblaient : L’ISF. Et puis le SMIC encore. Tel un grand jeu d’adresse où tu sais bien que si tu touches une pièce, tu risques que tout s’effondre.

 Le voilà donc. Attendu. Epié. Espéré. Si peu y croyaient. Et déjà se réjouissaient d’un rire mauvais ceux-là, toujours les mêmes, qui telle La Maléfique des contes, escomptaient qu’il se rompît, qu’il flanchât, qu’une boulette il lançât.

En préambule oratoire, Il parla des casseurs et nous craignîmes le pire.

Il retomba heureusement sur la Planète terre. Reconnut l’ampleur. La gravité inédite du soulèvement. Alla jusqu’à reconnaître ses maladresses. Soyons généreux et ne les recensons pas ici : gageons plutôt qu’Il tournera désormais, Lui le premier, sa langue dans sa bouche avant de parler. Faisons-lui crédit et tentons ensemble d’effacer l’ardoise. Lourde. Si lourde

Sa pensée complexe, Il l’avait reléguée au vestiaire. On l’écouta parler de la détresse des salariés qui peinaient à finir leurs fins de mois. Mais encore des femmes seules. Des retraités modestes. Des personnes handicapées. Des frais pour se chauffer. Confessant : Nous avions fini lâchement par nous y habituer et au fond tout se passait comme s’ils étaient oubliés. Effacés.

Il évoqua même les sacrifices demandés au nom de la solidarité générationnelle et reconnut que l’effort demandé n’était pas juste.

Evoquant les victimes de quarante ans de petites décisions et d’ajustements et leur colère sourde face à ces pouvoirs qu’ils sentaient si loin d’eux, indifférents, Il sembla avoir compris que nous ne reprendrions pas vraiment le cours normal de nos vies sans que rien n’eût été changé : ne parla-t-il pas d’un moment historique pour le pays…

 Il décréta un état d’urgence économique et social et, pour ce faire, se fendit de mesures concrètes. Il voulait les éteindre, l’incendie et la fureur. Quitte à user du Canadair.

La colère des Gilets jaunes, Il la qualifia de juste à bien des égards. Alors il mit le paquet. Sortit le chéquier. En guise de réponse immédiate. Sonnante et trébuchante.

Virage politique.

Hausse du smic de 100 €.

Défiscalisation des heures supplémentaires

Exonération des charges sociales sur celles-ci

Prime de fin d’année défiscalisée. Versée par les Entreprises qui le voudraient bien.

Annulation de la hausse de la CSG pour les retraités gagnant moins de 2 000 €.

Si on incluait le gel des taxes sur les carburants annoncé la semaine dernière,

La facture s’élevait à 10 Milliards

Il semblait avoir pigé que la réponse d’urgence ne suffirait pas.

Promettait ce débat sans précédent au niveau national. Supposé définir un nouveau contrat pour la nation. De la prise en compte du vote blanc à l’immigration, tout serait débattu. Les questions du quotidien. Lesquelles allaient de la fiscalité aux services publics en passant par l’organisation de l’Etat ou encore l’immigration.

Sauf l’ISF

Sauf l’ISF

Il demanda aux chefs d’entreprise de payer leurs impôts en France quand ils y travaillaient. Et aux grandes entreprises étrangères d’en faire autant au titre des profits qu’elles réalisaient sur le territoire.

Des mesurettes pour les grincheux les hargneux.

Le Discours le plus important de ces trente dernières années, pour ses fan. Qui reboostés. Qui faisant contre mauvaise fortune bon coeur

Reste les autres.

Dont votre serviteur

Qui concèdent qu’Il a, d’évidence, enregistré.

Que l’heure est grave

Que l’occasion de s’en sortir ne lui sera pas servie deux fois

L’ISF, il explique pourquoi ça n’est pas possible. Les plus riches partaient, le pays s’appauvrissait, qu’il conta.

 Qui attendent. Le plaindraient presque. Pieds et mains liées qu’il est

Ne le voilà-t-il pas déjà, avec les promesses d’hier, à devoir s’expliquer. Escorté de son PM.

Qui devant les Banquiers.

Qui devant L’Europe. Demander l’exceptionnelle indulgence de Bruxelles concernant les déficits publics qui ne manqueront pas de déraper au-delà des 3 % imposés par les règles européennes.

Qui devant L’Assemblée.

Car La facture ! la facture ! Qui paiera ? Qui paiera ?

Si ce soir 10 décembre ressembla à la fin du Moi, Rendons-Lui qu’Il aura aussi acté les difficultés concrètes des fins de mois qui commencent au début du dit mois.

Il ressemblait en somme à chacun de nous.

Qui nous étonnâmes

Nous émûmes

What ? Certains en France n’avaient pas de quoi manger ???? En 2018 ?

Comme nous avions pris l’habitude de les zapper, dès les premiers frimas, les premiers morts.

De solitude

De froidure

D’abandon

Comme nous les oubliâmes aussitôt que nous les contentâmes, ces visages, transparents, postés à l’entrée des épiceries. Demandant à voix basse si sans déranger, on pouvait leur prendre un petit quelque chose. A consommer. Oui. Là. Tout de suite.

Comme nous fîmes mine de ne pas l’avoir croisée, cette mère qui, comme celle de La Promesse de L’aube, n’achetait un beefsteak que pour le seul enfant. Et parfois le vola.

Joyeux Noël. Il n’y a pas de progrès économique possible sans justice sociale.

Sarah Cattan

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Publié dans société
14 commentaires pour “La fin du Moi. Par Sarah Cattan
  1. Yosef ben israel dit :

    Chère Sarah Cattan, vous êtes la figure du Judaïsme que j’aime. Celui dont je suis fier. Ma grand-mère disait toujours « je suis juive et fière de l’être ». Je ne sais pas si elle savait pourquoi, mais quand je vous lis, moi je sais 😉

  2. LOIC HENRI dit :

    Loïc Henri Je suis effaré devant les erreurs de communication: les bibelots en or massif les dorures du palais (ça fait longtemps qu’il devrait servir de musé au profit d’un bâtiment moins gourmand) la posture et les yeux faussement larmoyants…Donc ils sont aveugles et sourds ? Et qui plus est ne voyagent jamais hors frontières ? Remarquez apparemment ils ne connaissent pas plus la campagne française…Je suis un français travaillant à New York depuis 1991. Je ne reconnais plus ma France…celle de mon enfance…celle de mes grands parents cultivateurs, entrepreneurs…mais je puis vous dire que nous autres avocats et banquiers de Wall Street (les méchants) nous écoutons la souffrance et entendons celle qui nous provient des campagnes et des villes françaises…et contrairement aux idées reçues le président actuel n’a aucune crédibilité dans les milieux financiers de NY… Je n’ai jamais croisé un grand patron arriviste et méprisant… Les patrons que je fréquente ne sont pas tous des enfants de coeur. Mais ils ont tous une qualité commune: l’écoute de leurs salariés…ils auraient sinon mis la clef sous la porte depuis longtemps. Lettre à France…

    • André dit :

      Macron n’est pas un banquier mais un haut fonctionnaire énarque et inspecteur des finances ayant travaillé dans une banque. C’est surtout de là que lui vient sa morgue…

    • Claude dit :

      Votre témoignage fait chaud au cœur. Je constate malgré tout et pour ma part que dans le monde des grandes entreprises ( en France,je ne sais pas ailleurs) la communication s’effectue encore et hélas par strate et statut , et il me semble que c’est précisément ce dont les gens souffrent, c’est ce à quoi les renvoie cet état de fait à savoir un statut insuffisant pour mériter un moment naturellement partagé avec ceux d’en haut ou « top management ou ״chefs de cordée internes », Lorsque j’ai moi même commencé à travailler en banque et que naturellement sans me rendre compte des déterminismes en action, j’ allais discuter avec certains collaborateurs dits « de la soute » je ne comprenais sincèrement pas leur étonnement de voire un cadre avec eux tant dans mon esprit (et de par mon origine sociale) j’etais comme eux. « Tout est social » peut-être pas, mais tout cela est très humain ça sûrement.

  3. OLIVIER COMTE dit :

    Vous trouverez le texte officiel de ce chef d’oeuvre de brume juridique et de fumées politiques sur le site de la présidence de la République, avec quelques fautes de frappe probablement dues à la sous-traitance de ce travail. Habitué à prendre mes ordres de l’étranger, j’avais tapé, par erreur: »elysee.org » pour découvrir que ce site est en vente, je ne plaisante pas.

    Toutes les mesures n’ont pas été annoncées: M. Macron a dénoncé les politiciens irresponsables; il visait évidemment la tentative de coup d’Etat par le Sénat, sur le prétexte de l’affaire Ben Allah. On peut s’attendre à la suspension ou à la suppression du Sénat; cela n’est pas exactement dans la constitution mais l’action présidentielle moderne n’est pas exactement dans la constitution. Les corps intermédiaires sont naturellement constitués par les foules que le Président rencontre longuement, et par les longues interventions verbales de celui-ci. Nous marchons donc vers la société annoncée par Maurice Duverger: la démocratie sans le peuple.

    Merci à Sarah Cattan et Loïc Henri pour leur évocation d’un monde réel, extérieur au macronisme.

  4. Chronos dit :

    Un peu d’humilité permettrait de rappeler que Macron n’est pas le seul à avoir ignoré l’éléphant dans la salle tant que ce dernier ne s’habillait pas en jaune.

    Nous sommes des millions à l’avoir ignoré, le pachyderme, pendant des décennies. Dont TOUS les prédécesseurs de Macron ; ainsi que politiciens, journaleux, « experts » des plateaux télé…

    Reconnaissons lui donc, au moins, des massives circonstances atténuantes.

    Et maintenant, dans une tentative désespérée d’éteindre dans l’urgence un incendie de nature à nous emporter tous, dont les causes précèdent sa naissance, il signe, contraint et forcé, un gros chèque sans provision.

    Il le sait pertinemment ; l’interdiction de le faire est dans son ADN sachant que nous en paierons TOUS l’addition, intérêt et capital. Les marchés financiers ne nous raterons pas.

    On a vu donc lundi soir un homme, livide, avaler douze couleuvres et manger son chapeau devant tous ses compatriotes.

    Mais inaptes à en saisir le drame, incapables de commisération, encore moins de respect, nous suivons la règle des 3L (lécher, lâcher, lyncher) chère à la meute.

    Nous brûlons ce que nous adorions hier. Nous méritons donc ce qui nous arrivera.

    Pas lui. Brillant, jeune et pourtant déjà rôdé, muni du carnet d’adresse que l’on imagine, ancien banquier d’affaires, il n’a finalement nul besoin de nous.

    Pourquoi ne démissionnerait-il pas ? Pourquoi s’obstiner à faire l’impossible au service de cracheurs dans la soupe ? Pourquoi mettre sa vie (eh oui…) en danger ?

    Et nous, dansons la carmagnole. Les aristos à la lanterne.
    Car entre Jean-Luc Chavez et Marine Mussolini les lendemains chantent.
    Et pourquoi pas ensemble ? A l’italienne ?

    • André Mamou dit :

      Ni l’un, ni l’autre ! Il s’est passé en France un exode vers les petites villes loin des banlieues où l’on ne se sentait plus en France et, loin des bassins d’emploi , dans des régions où les usines ont fermé et les entrepreneurs ont capitulé , il a fallu travailler loin de son logement, et «  rouler en diesel «  en fumant des clopes. Toute la gauche S’est détournée du peuple de France et a courtisé ceux un peuple de substitution. Sarkozy et l’ UMP n’avaient pas fait cette erreur et aujourd’hui Macron remet à son programme celui de Sarkozy : «  travailler plus pour gagner plus » : défiscaliser les heures supplémentaires, excellente recette qui crée de l’aisance et de l’emploi …mais oui.

  5. Sheila Goldman dit :

    vous écoute tous et je ne peux m’empêcher de penser: Ces gens sont Juif, donc par essence, ils n’acceptent pas ce qu’on leur dit sans vérifier, rechercher, réfléchir, et argumenter ! Que se passe-t-il donc?

    Je me permets donc de vous dire, moi qui vous écris des USA ou je suis partie pour me sauver de la France »:

     » Ne vous réjouissez pas trop vite. On ne change pas comme cela. Macron, toutes ses paroles ne sont que cela: des paroles jetées au vent a une masse de Français qui n’ont pas vraiment la volonté de se battre, car ne me dites pas que c’est le bon Goy qui renverse les voitures et met tout à feu et à sang !

    L’éducation d’Elite de Macron et ses gènes de « seigneur » ne lui laisseront pas de repos. Sa décision de faire quelque chose ne durera pas longtemps, et comme il l’a dit, il va donner quelques sous par ci et par là, pour fermer le « bec » du peuple, afin qu’il puisse dormir en paix!

    Le seul point ou je le rejoins, c’est lorsqu’il dit que La France est ainsi depuis 40 ans. Moi j’ajouterai que la France n’a jamais changé depuis Robespierre au moins ! Mais c’est vrai que nous n’avons pas connu l’époque de Robespierre mais cette époque moderne ou dans un pays comme les USA on respecte les citoyens et les laisse mener leur vie comme ils l’entendent à partir du moment où ils ne portent pas préjudice a autrui et se conforment à la Loi.

    Mais la France, elle, récompense les fainéants, les casseurs, les paresseux, les « je m’en fiche », les incapables, les « QI » au-dessous de la moyenne et ce, au détriment de ceux qui en veulent, de ceux qui sont capables, des ambitieux, de ceux qui refusent le systématique « métro, boulot, dodo », etc.

    En réalité, comme vous le savez surement, il n’y a rien de socialiste en France, ni de vrai capitaliste non plus (car capitalisme veut vraiment dire liberté d’entreprise, liberté d’actions, liberté de saisir les opportunités, qui sont inexistantes en France): La France est un pays encore monarchique et également, de surplus bolchevique, ou c’est le bâton et la carotte qu’on utilise! Le socialisme, à l’ origine, était un beau mot! Il voulait dire porter secours à celui en difficulté, mais il s’est vulgarise et est devenu une arme aux mains des puissants pour contrôler les peuples et leur retirer toute indépendance !

    Aujourd’hui, le socialisme en France veut dire quoi? Prendre le pain de la bouche de certains pour le donner à d’autres ? Ne pas accepter que chacun soit différent, avec des aspirations, ambitions et capacités individuelles ? Détruire dans ceux qui veulent essayer de sortir du ghetto moral et financier ou on les met, non seulement le courage mais aussi l’espoir de réussir ? Le gouvernement ne veut pas de ces gens-là! Ils veulent des moutons asservis qui ne pensent pas par eux-mêmes! Ils veulent des endoctrines domestiques! Le fermier moujik du 17 et 18eme siècle est devenu l’employer de bureau, la secrétaire, l’agent commercial d’aujourd’hui ! Mais le peuple a été et est toujours l’esclave de l’Elite (pas la même Elite qu’aux Etats-Unis ou quelqu’un travaille durement pour devenir un Elite ! En France, l’élitisme est du et il est donne aussi à des idiots et a des incapables), comme il l’a été avant et après la révolution (qui, nous le savons, n’a pas été lancée par les fermiers dont la plupart étaient des illettrés, mais par les nobles et les bourgeois!)

    Macron veut donner quoi ? 100 euros plus ou moins ? Quelques sous misérables alors que c’est toute la société française qu’il faudrait changer ? De fond en comble ! Les salaires, la Liberté d’entreprendre sa vie comme bon le semble à chacun et non selon des normes stupides et restreintes qu’on trace pour vous, sortir de l’Europe qui nous étrangle, et tellement d’autres choses.

    En France, on punit ceux qui veulent travailler pour eux-mêmes, car le gouvernement ne veut pas perdre ses employés à bon marche! Il ne veut pas non plus de compétition. Toute l’économie de la France est basée sur le principe de Non-compétition ou comme ils l’appellent d’éthique commerciale ! Ils ne savent pas que c’est beaucoup plus sain de dire: « que le meilleur gagne » ! C’est pour cela qu’ils ont poursuivi Amazon France en justice qui selon le principe américain applique cette loi du commerce: que le meilleur gagne.

    Non, la France veut des asservis, des gens qui vivent sous son joug, des esclaves ! Tout le montre, tout le prouve, et ils ont fait un beau travail! Le Français ne réfléchit plus par lui-même. C’est le même serf ou moujik d’antan, mais au lieu de se battre pour réussir dans sa vie, il se bat dans la rue, contre ses voisins car il sait qu’il est emprisonne non pas par des blocs de ciment mais par le système, et ainsi il sait qu’il ne peut battre le vrai responsable, le gouvernement, et alors il beugle, s’énerve pour un oui pour un non, a presque perdu son humanité et le respect de lui-même ainsi que toute civilité. Il se bat contre vents et marées.

    Donc pour Macron, c’est quoi un Français ? Que veut-il? Ah oui, je vais lui donner 5 sous et il va « la fermer » (pardon de le dire ainsi). Je vais lui jeter un os à ronger et comme un bon chien loyal, il va venir me lécher la main de reconnaissance !

    Il parle des retraites ? Ah, elle est bonne celle-là ! A eux, il veut donner 100 euros de plus ? Lorsque la retraite frise le dessous du seuil de la pauvreté a 650 euros plus ou moins? (En Amérique, le seuil de pauvreté est au moins le double : pardon je ne connais pas le chiffre exact mais vous pourrez vous le procurer). Lorsqu’une personne qui n’a aucune formation ni éducation scolaire reçois de la caisse de retraite les mêmes revenus qu’une personne qui a occupé des postes a responsabilité sauf qu’il ne les a pas occupés pendant 40 ans ? 40 ans? Cela veut dire que vous ne pouvez pas étudier, ni voyager, ni rien faire que de travailler comme un esclave pour l’Etat et ses sociétés, qu’ils appellent privées mais qui sont loin de l’être car elles sont toutes subventionnées – et c’est donc nous qui les payons.

    En un mot la France ne veut pas de gens trop inventifs, trop téméraires, trop ambitieux, trop indépendants ! Soyez comme je vous dis d’être, et vous aurez la carotte ! Suivez votre propre route, et vous aurez le bâton!
    Et toute ambition, ils l’ont finalement tuée en chacun des Français. On en a fait des moutons, et lorsqu’ils ont 50 ou 55 ans, on les met en pré-retraite pour embaucher des étudiants a encore bien plus bon marche, et ces gens de 50 ans, s’ils vivent jusqu’a 90 ans par exemple, n’auront plus rien à faire que regarder leurs murs pendant les 30 ou 40 ans qu’il leur reste à vivre !

    La France est une société décadente très proche des pays du tiers monde. Vous n’avez aucune opportunité de faire autre chose que travaillez dans les bureaux, ou être agent commercial, ou n’importe quel petit boulot dont le gouvernement ou ses élites a besoin. Vous voulez être avocat ? Vous feriez mieux d’avoir un parent qui a été chanceux et qui fait partie de l’Elite ! Vous voulez créer une petite affaire alors que vous êtes retraite ? On vous dit : « attention, il ne faut pas dépasser tel montant (souvent un montant dérisoire), ou vous perdrez le bénéfice de votre retraite. Et attention, vous devrez payer l’URSSAF, que votre entreprise soit fructueuse ou pas ! Donc toujours des barrières, toujours des conditions, toujours des « attention, ne faites pas ceci ou cela ou gare à vous! ».

    Donc on vous étrangle moralement et physiquement car pour faire face à toutes ces obligations, et ne pas perdre ces miettes de pain qu’on vous jette à la figure – pardonnez-moi -, vous devenez dépendants non seulement financièrement mais aussi mentalement ! On vous a tellement endoctrine et domestique que vous êtes devenu docile et sans volonté personnelle ! Vous ne pouvez pas bouger. Vous ne pouvez pas vous permettre d’avoir d’ambitions car on vous a éduque pour que vous craigniez de prendre des risques, quelques petits qu’ils soient ! Car ambitions veut dire payer URSSAFF, veut dire plus tard je n’aurais pas de retraite, veut dire « je vais perdre ma sécurité sociale », veut dire « je n’aurais plus l’allocation logement », etc., etc. etc. Toujours des miettes de pain, comme ceux de vous donner le 13eme ou le 14eme mois de prime, ce qui veut dire qu’il faut rester un an au moins dans une société avant de les percevoir, que vous l’aimiez ou non cette société ! Cela veut dire que pendant toute l’année vous allez devoir vous priver car votre salaire n’est pas suffisant !

    Et il y a tellement de choses qui ne vont pas, comme ces numéros de téléphone surtaxes pour payer le personnel des entreprises, toutes sous le joug de l’Etats, cette TVA exorbitante, (Aux USA, le maximum de « sales tax » est de 8% environ), plus les taxes d’importation énormes également qui soit triplent les prix de l’électronique ou obligent les distributeurs de vendre des produits de moindre qualité ! Il y a aussi les rendez-vous avec les médecins spécialistes qui sont donnes a trois mois ou six mois de délais, les secteurs 2 et 3 des services médicaux alors que pour les retraites ils ont payes entre 25 et 30% par mois toute leurs vies pour cette malheureuse SS et qui maintenant ne peuvent plus se faire soigner car trop cher (le remboursement de leur mutuelle est absolument dérisoire comme le reste en France).

    Et au vu de tout cela le Macron croit que les GILETS JAUNES ne veulent que quelques sous de plus, comme des mendiants ? Ils veulent un changement en fond du système, un changement total de la constitution qui a été rédigé en grande partie par Napoleon, dont une grande partie est toujours de mise aujourd’hui) et je pense également une sortie de l’Europe, UNE FRANXIT..

    Pour croire que les gilets jaunes veulent quelques sous de plus, est un affront de plus que ce président adresse a son peuple !

  6. Julius dit :

    La constitution « rédigée en grande partie par Napoléon » ? De quelle constitution parlez-vous ? Assurément pas de celle de la Ve République. Ne confondriez-vous pas avec le Code civil dit Code Napoléon ? Les féministes lui ont reproché beaucoup de choses par le passé. Cela dit, il y a beaucoup de vrai dans votre exposé. Mais pourquoi ne pas parler des ravages engendrés par la « génération 68 », de la perte des valeurs morales, du goût de l’effort et du travail, du négationnisme de la culture et des origines, et plus récemment, de l’immigrationnisme débridé et incontrôlé en faveur de populations islamisées, du regroupement familial, du renversement des alliances traditionnelles, de la montée de l’antisémitisme ? Il faut sortir des sentiers battus et tout mettre sur le tapis.

    • André Mamou dit :

      Il y a sûrement confusion entre le Code civil de Napoléon et la Constitution de 1958 du General de Gaulle et Michel Debré . Vous évoquez les problèmes français auxquels il faut absolument apporter des justes réponses et vous avez bien raison ! Mais qui pourra avoir la volonté et le pouvoir pour essayer d’y parvenir ? Je crains que cela restera sans l’armoire où l’on range les rapports et les vœux pieux ! Dommage, la France pourrait devenir great again !

  7. Sarah Cattan dit :

    Comme Julius, je crois que l’heure a sonné de tout mettre sur le tapis.
    Il m’étonnerait fort que tout cela reste dans l’armoire où l’on range les rapports et les vœux pieux.

  8. Moshé_007 dit :

    Que personne ne pense que les banques mettent des génies à la tête de leurs conseils d’administrations, c’est tout le contraire, ils veulent simplement des toutous dociles qui lèchent les mains de ceux qui leur filent une croquette, si les banques plaçaient des génies à la tête de leurs banques, ce serait bien trop dangereux !

    Dans le cas Macron, Hollande n’a fait que prendre un toutou un peu excentrique accompagné d’une femme de 25 ans son aînée et qui meublait bien dans salons feutrés parisiens, salons où règne la débauche, la corruption et la médiocrité.

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