DietSensor, l’appli qui veut révolutionner la vie des diabétiques

Récompensée lors du Consumer Electronic Show de Las Vegas, cette start-up a conçu un capteur qui permet de mesurer en un clic la teneur en glucides d’un repas.

Rémy et Astrid Bonnasse, fondateurs de Dietsensor. (DR.)

Rémy et Astrid Bonnasse, fondateurs de Dietsensor. (DR.)

En 2014, Astrid et Rémy Bonnasse découvrent que leur fille de 9 ans est atteinte du diabète de type 1. Passé le choc et l’angoisse, ils décident de prendre à bras-le-corps cette maladie. Et n’hésitent pas à changer de vie. Persuadés qu’il existe un moyen d’aider leur fille et les 380 millions de malades du diabète à vivre le plus normalement possible, tous deux lâchent leurs emplois pour devenir entrepreneurs.

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Scanner ses aliments

« On ne le dira jamais assez, mais la vie d’un diabétique est extrêmement contraignante. A chaque repas, il doit estimer tous les glucides afin de doser son insuline. Et qui dit mesure aléatoire dit risque pour leur santé », explique Rémy Bonnasse. « C’est tout de même dingue qu’au XXIe siècle rien n’existe, ajoute-t-il. Ma femme a alors eu l’idée géniale de développer une application qui permette de scanner les aliments grâce à un smartphone. » Si l’idée est là, reste à trouver la technologie.

Une base de 600 000 aliments identifiables

C’est l’entreprise israélienne ConsumerPhysics qui va leur mettre le pied à l’étrier en créant un spectromètre de la taille d’un briquet : SCiO, capable de scanner les molécules d’un aliment en un clic puis, via l’application, d’afficher sur un smartphone ce qu’il contient en glucides, protéines et lipides. L’utilisateur devient alors acteur de sa santé. Plus de frustrations, mais des choix éclairés et assumés. Tous les aliments homogènes ou boissons seront détectables avec leur application, auxquels s’ajoute une base de 600 000 aliments identifiables par leur nom, leur marque ou leur code-barres.

Le prix de la meilleure innovation

au CES de Las Vegas

Baptisée DietSensor, l’application se veut un « véritable coach nutritionnel personnel dont l’ambition est de révolutionner la vie des personnes atteinte d’une maladie chronique liée à la nutrition, ou de toute personne qui veut manger sainement », insiste Rémy Bonnasse. Si DietSensor ne sera lancé mondialement qu’en septembre prochain (249 $ pour le spectromètre et 10 $ l’application), la petite start-up tricolore a déjà reçu les ors de la presse du monde entier. Lors du dernier CES de Las Vegas, la grand-messe des technologies, elle a obtenu le prix de la meilleure innovation. Une récompense qui « confirme que le besoin auquel nous répondons est mondial et nous encourage à accélérer nos efforts », s’enthousiasme Rémy Bonnasse. Car DietSensor vise également les 1,4 milliard de personnes en surpoids, dont 80 % des Américains et 40 % des Français. « A l’heure où les conséquences de la malbouffe sont désastreuses (diabète, maladies cardio-vasculaires, surpoids et certains cancers…), la fameuse citation d’Hippocrate, Que ton alimentation soit ta première médecine, n’aura jamais sonné aussi juste ! », conclut le cofondateur de DietSensor.

Source : http://m.leparisien.fr/economie/business/dietsensor-l-appli-qui-veut-revolutionner-la-vie-des-diabetiques-21-03-2016-5644573.php

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Publié dans santé
3 commentaires pour “DietSensor, l’appli qui veut révolutionner la vie des diabétiques
  1. Shlomo Khalifa dit :

    A ces « 1,4 milliards de personnes en surpoids », et « à l’heure où les conséquences de la malbouffe sont désastreuses (diabète, maladies cardio-vasculaires et certains cancers) »,- d’après la fin de l’article que vous avez imprimé, chère Tribune -, il convenait de rappeler qu’on mange pour vivre et qu’on ne vit pas pour manger, et qu’il faut par conséquent apprendre à se modérer aux repas.
    C’est élémentaire, pourquoi donc avoir annulé mon commentaire précédent qui allait dans ce sens ?

    • André Mamou dit :

      On n’a rien annulé vous concernant! On  » modére  » c’est à dire qu’on peut supprimer des mots ou ne pas passer le commentaire s’il s’agit d’attaques ad hominem ou si le ton est violent ou insultant. Ce n’est pas le cas des commentaires que vous nous faites parvenir. J’en conclus que nous n’avons pas reçu ou perdu le commentaire dont vous parlez. Renvoyez le !

      • Shlomo Khalifa dit :

        Merci de votre message.
        Je n’ai rien à renvoyer, puisque le commentaire auquel vous venez de répondre répète à peu près ce que j’avais dit dans le commentaire « pas reçu ou perdu ».
        Comme tout robot, Internet a sans doute ses caprices, mais cela ne m’empêchera pas de vous envoyer illico un long commentaire pour essayer d’éclairer les personnes allergiques à Israël, et ce dans le cadre des très nombreux commentaires au sujet de Manuel Valls et de son épouse. A bientôt donc.

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