TAU : vin rouge et thé vert contre les maladies métaboliques

Université de Tel-Aviv: les composants du vin rouge et du thé vert peuvent servir de base à des médicaments contre les maladies métaboliques.

Selon une étude réalisée par la doctorante Shira Shaham-Niv du laboratoire du Prof. Ehud Gazit à la Faculté des sciences de la vie de l’Université de Tel-Aviv, l’acide tannique utilisé dans l’industrie du vin et l’antioxydant présent dans le thé vert empêchent la formation de structures amyloïdes toxiques caractéristiques des maladies métaboliques. Selon les chercheurs, ces molécules pourront être utilisées dans le développement de médicaments, ouvrant une nouvelle ère dans le traitement des troubles métaboliques, et plus tard, des maladies neuro-dégénératives et du cancer.

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L’étude a été publiée récemment dans Communications Chemistry, nouvelle revue du prestigieux groupe Nature.

Les Français préconisent de boire un verre de vin rouge par jour, et l’Extrême-Orient nous a fait connaitre les bienfaits du thé vert. Les résultats d’une nouvelle étude de la Faculté des sciences de la vie de l’UTA viennent à l’appui de ces recommandations. Selon les chercheurs, les matières trouvées dans ces boissons possèdent effectivement des propriétés médicinales, et peuvent être utilisées pour le développement de médicaments pour les maladies métaboliques innées, qui affectent la capacité du corps à traiter les nutriments tels que les glucides, les protéines et les graisses.

Un changement révolutionnaire de perception dans l’univers des maladies métaboliques innées

« Les maladies métaboliques innées sont des maladies génétiques dans lesquelles le corps ne parvient pas à produire pas un certain enzyme, provoquant l’accumulation de métabolites (composés organiques qui constituent entre autre les protéines et ADN) que cet enzyme est censé démanteler ou transformer « , explique Shira Shaham-Niv, « Une telle accumulation sans contrôle risque d’être toxique et de causer divers dommages. Les maladies métaboliques graves peuvent entraîner des délais sévères dans le développement et un retard mental dès la petite enfance. Par exemple, la phénylcétonurie (PCU), maladie génétique dite rare mais pourtant relativement répandue, responsable d’une déficience intellectuelle progressive, provoquée par l’agrégation d’un métabolite appelé phénylalanine. Les patients atteints de la maladie doivent, dès la naissance, observer un régime strict, tâche difficile, surtout pour les jeunes enfants, car la phénylalanine se trouve dans de nombreux aliments que la plupart d’entre nous consomment régulièrement, comme la viande, la volaille, les produits laitiers, les légumineuses, le poisson et le chocolat. Mais actuellement, en l’absence d’un traitement […]

Lire la suite sur le Site  de l’Association française de l’Université de Tel-Aviv

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