Prix Flore : Raphaël Rupert, Anatomie de l’amant de ma femme

Comme chaque année, une foule de personnalités, d’écrivains, de journalistes est venue assister à la remise du Prix Flore à Raphaël Rupert pour son livre  » Anatomie de l’amant de ma femme  » (L’Arbre vengeur).

© L’Arbre vengeur

Un énorme buffet, et un DJ en pleine forme, Greg Boust, qui a réveillé tout ce beau monde par sa musique déchaînée.

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Raphaël Rupert a remporté après une bataille serrée, au 6 e tour avec 7 voix contre 5 pour Mathilde-Marie de Malfilâtre, «Babylone Express » (Le Dilettante). Nicolas Mathieu, «Leurs enfants après eux » (Actes Sud) tout récent Prix Goncourt et Emmanuelle Bayamack-Tam pour «Arcadie » (P.O.L) ont également obtenu des voix.

« Anatomie de l’amant de ma femme », cocasse et subversif met en scène un architecte sans projets dont l’ambition est de devenir écrivain. Un jour, par dépit et désœuvrement, il commet l’indiscrétion de parcourir le journal intime de sa femme ce qui lui révélera le nom du très viril amant de celle-ci et leurs ébats torrides.

Raphaël Rupert, lauréat du prix Flore 2018. © L’Arbre vengeur

L’auteur a 40 ans, il est lecteur passionné de Enrique Vila-Matas. Urbaniste de profession, il succède à Pierre Ducrozet et à Zarka, prix Flore 2017 ex-aequo.

Le Prix de Flore a été créé en 1994 à l’initiative de Frédéric Beigbeder et de Carole Chrétiennot pour renouer avec la tradition littéraire du Café de Flore et distinguer un jeune auteur au talent prometteur.

Les critères de sélection sont l’originalité, la modernité, la jeunesse. Le jury se distingue par son indépendance, sa liberté, son insolence. Il est présidé par Frédéric Beigbeder, et est composé de Jacques Braunstein, Manuel Carcassonne,Carole Chrétiennot, Michèle Fitoussi, Jean-René van der Plaetsen, François Reynaert, Jean-Pierre Saccani, Bertrand de Saint-Vincent, Christophe Tison, Philippe Vandel, Arnaud Viviant.

L’auteur ? Il aime passionnément la littérature. A tel point qu’il est tombé dedans ! Lecteur invétéré, époux d’une écrivaine nantie d’un petit renom, architecte en rupture de plans, Raphaël Rupert, pour ce premier roman n’est pas avare de confidences. Son écran d’ordinateur ne se remplit que d’images qui ralentissent son travail tout en accélérant son flux sanguin…Les affres de la création deviennent de terribles compagnons dont on se distrait d’un poignet actif.

Alors, le jour où par ennui ou par dépit, notre homme commet l’incorrection de parcourir le journal intime de sa femme, il en est puni par une découverte qui porte un nom : Léon, et par une révélation : c’est un amant hors normes.

Affolé, vexé mais stimulé, il se lance dans une enquête qui a tout d’une quête : pourquoi chez lui sexualité et littérature sont-elles autant liées ? Cet amateur de théories cocasses s’épanche et nous entraîne, l’air de rien, dans la dernière des grandes aventures : celle qui mène à soi.

Alain Chouffan

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Publié dans livres

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