« Bande de Français » de Marco Koskas, « pour s’amuser »

« Bande de Français », le dernier roman de Marco Koskas, je l’ai commandé chez Amazon et la Poste me l’a livré moins de 48 heures après : broché, 197 pages, prix : 9,97 euros.

Et j’ai commencé à le lire et j’ai fini de le lire. Vers la fin, j’ai freiné la lecture, c’est un réflexe que j’ai quand j’aime un livre et que j’appréhende de le quitter.

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Marco Koskas

Marco Koskas c’est un Tune : L’auteur en 1979 de « Balas Bounel ». Il y avait une ou plusieurs histoires qui naissaient et s’entrecroisaient dans une maison à Nabeul, Tunisie, que les voisins appelaient « balas » ( Palais) car elle était la seule maison qui avait un étage.

« Bande de Français » se passe à Tel Aviv. C’est une histoire du type racinien, l’amour en sens unique : Manu ex « hardeur » ( porno x ), Jérémie l’avocat, aiment Juliette, galleriste, qui aime Elias, écrivain séducteur, qui aime Olga, journaliste, laquelle va finir par aimer Juliette.

Il y a également l’histoire d’une voiture vendue à des bédouins puis volée par le vendeur et les bédouins veulent égorger celui qui les a volés. La police coffre tout le monde et chaque jour le cauchemar augmente.

Mais le vrai sujet du livre, c’est Tel Aviv : Dizengoff, Rothschild, Neve Tsedek, Florentine, Yaffo et la tayelet ( promenade) de 14 km de plage, un souffle haletant, les embouteillages à 5 heures du matin à la fermeture des boîtes, une population jeune complètement libérée, gay friendly, « les filles sur talons aiguilles, décolletées jusqu’au nombril » et les bars pleins à craquer qui débordent presque sur la chaussée…

On parle du vin rouge israélien, des falafels, chakchouka, pita vite engloutis.

Patrick Besson ( Le Point) a écrit un article dithyrambique sur « Bande de Français » qui aurait dû être « le roman de l’été et un des favoris pour les prix littéraires de l’automne. »

Je vous cite une seule phrase de lui dont j’admire la perspicacité : « Les Français d’Israël ont quitté la France pour s’amuser »

Rien de plus vrai !

André Simon Mamou

 

Morceaux choisis

« Jeter un coup d’œil au café de Banana, comme quand on était ado ou en vacances, voir si personne ne traîne dans le coin, ou comme des réminiscences de la vie en Afrique du Nord jadis, Kherredine et La Marsa, la Méditerranée, la peau mate des filles, les copains »

« L’appétit de vivre devient presque palpable. Le vendredi, les gens se lèvent tard et prennent leur petit déjeuner au bistro mais en couple, en famille ou en bande »

« D’ailleurs, la différence entre chiens et chats à Tel Aviv, fait un peu penser à une représentation animalière du fossé entre sépharades et ashkénazes en Israël, encore qu’avec l’arrivée des Français, les sépharades deviennent les privilégiés de la société. Ils investissent, ils spéculent, ils créent des boulangeries, des call-centers, des restaurants branchés, un tas de trucs dont les Israéliens raffolent, comme le fameux Café Français du Boulevard Rothschild. Un jour, Tel Aviv sera une ville française. »

Extraits de « Bande de Français » de Marco Koskas.

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Publié dans livres
7 commentaires pour “« Bande de Français » de Marco Koskas, « pour s’amuser »
  1. Brice Levy dit :

    J’ai lu aussi ce roman, et j’ai beaucoup aimé la joie de vivre dans laquelle il baigne. Mais il y a quand même une problématique plus profonde que vous ne dîtes. Le héros du livre, c’est Elias. Il commet une arnaque pour se faire valoir aux yeux d’une fille qu’il n’a pas réussi à séduire. Mais ce sont les victimes de son arnaque, deux bédouins, qui vont se faire coffrer. Bien sûr, ils ont aussi essayé de l’égorger. N’empêche que ce sont eux qui vont se retrouver au trou, alors qu’ils sont ses victimes. Et ce qu’on attend du livre et de l’auteur à ce moment là, c’est de voir comment il va se débrouiller pour que la fin soit tout de même morale. Car il fautbien qu’il y ait une justice. Je ne dévoilerai pas la façon dont Koskas résoud le problème mais la justice sera immanente plutôt que judiciaire, et c’est aussi ça qui est très réussi dans le livre.

  2. Disraeli dit :

    Cette ostentation, c’est quand même pas ce qu’on fait de mieux en Israël.

  3. Germax dit :

    Français? Disons Tunes francophones plutôt

  4. Claude dit :

    Il y a beaucoup de façons de s’ Amuser. Et prendre du bon temps, nous ne sommes pas tous tenus d’adherer Aux hauts lieux communs contemporains
    En un mot commenter une parution oui mais instaurer son contenu en modèle de vie c’est autre chose. Un divertissement rien de plus.

  5. L.Aicard dit :

    Ces personnages de roman vivent, au moins partiellement, dans une sorte d’Israël de Club Med ; ils voudraient se croire en villégiature à Djerba où à Agadir.
    Mais la vraie vie de ce pays est bien différente.
    Je vous fais grâce des détails ; sauf peut-être pour rappeler que les autochtones risquent leur vie en un service militaire rude (sans oublier les périodes de «milouim », réserve) et travaillent dure pour une pitance souvent maigre compte tenu de la vie chère et des impôts élevés avec pourtant une couverture sociale médiocre.
    Le jour où ils se rendraient compte ce serait quoi ? Retour au bercail ? La fin des vacances ?
    Cela se dessine déjà.

    • André Mamou dit :

      Les personnages du roman ont fait leur aliyah et en Israël ils ont tous un emploi, journaliste, galleriste et ils ont tous des problèmes d’argent . C’est même ce qui déclenche tous les événements décrits. Ils sont jeunes et ont un appétit de vivre ensemble dans la gaieté .Ce roman ne veut pas décrire la réalité israélienne mais permettre de jeter un coup d’oeil Sur les Français de Tel Aviv, souvent des « tunisiens francophones » comme veut le souligner un commentateur très pincé! Ça se lit et ça captive et ça réjouit !

  6. Keiran dit :

    Mon dieu qu’est-ce que vous écrivez mal !
    Cessez d’écrire !

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