La Cour suprême autorise la destruction de maisons d’auteurs d’attentats.

La Cour suprême d’Israël a autorisé définitivement la destruction de maisons appartenant aux familles de quatre Palestiniens de Jérusalem-Est ayant commis des attentats anti-israéliens, a indiqué le ministère de la Justice.

La Cour suprême a rejeté les appels intentés par quatre familles. En revanche, elle a ordonné de surseoir à la destruction d’une cinquième maison, en demandant à l’Etat de la justifier.

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Dans un climat de vives tensions et de violences renouvelées entre Israéliens et Palestiniens depuis l’été, Israël a renoué en novembre à Jérusalem-Est avec la pratique controversée des démolitions punitives. Cette pratique, intolérable pour les Palestiniens et contestée même chez les Israéliens, n’avait plus été mis en oeuvre depuis cinq ans dans la partie palestinienne de la ville annexée et occupée.

Plus aucun obstacle juridique ne s’oppose désormais à la destruction des maisons de Mohamed Jaabis, accusé d’avoir tué une personne avec un engin de chantier le 4 août, d’Ibrahim al-Akari, qui avait fait deux morts dans un attentat à la voiture bélier le 5 novembre, et des cousins Ouday et Ghassan

Abou Jamal, qui avaient attaqué une synagogue le 18 novembre avec des hachoirs  et un pistolet, et tué cinq personnes.

Les quatre hommes ont été abattus.

Les juges ont en revanche accepté la requête de la famille de Mouataz Hijazi, qui avait tenté d’assassiner une figure de l’extrême droite juive, Yehuda Glick, le 29 octobre. Les juges ont demandé à l’Etat de justifier sa décision de détruire la maison dans la mesure où Hijazi n’a, lui, tué personne. Yehuda Glick, très gravement touché, a survécu à ses blessures. Hijazi a été abattu.

Pour les défenseurs des démolitions punitives, les destructions sont censées frapper les esprits: s’ils ne craignent pas pour leur vie, les auteurs d’attentats potentiels pourraient réfléchir à deux fois en pensant à ceux qu’ils laissent derrière eux. Pour les détracteurs de la mesure, elle frappe des femmes et des enfants innocents, sans avoir l’effet dissuasif escompté.

« Nous sommes confrontés à un dilemme moral », a expliqué dans sa décision le juge de la Cour suprême Eliakim Rubinstein, « mais si détruire des maisons peut sauver des vies humaines, il est normal de penser à ces vies avant de penser au bien-être des habitants de la maison ».

Les familles peuvent faire appel des décisions de démolition auprès de la justice israélienne, mais ont rarement gain de cause.

AFP.

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Publié dans France

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