Jérusalem, notre capitale éternelle, par Freddy Eytan

Ces jours-ci nous célébrons en grande pompe et dans la joie le 70ième anniversaire de notre indépendance et la réunification de Jérusalem, malgré les tensions aggravées le long de nos frontières, les menaces de guerre de l’Iran, et les incertitudes après le retrait des Américains de l’accord sur le nucléaire.

La cérémonie historique d’ouverture de l’ambassade américaine à Jérusalem gomme la fameuse Résolution 181 des Nations-Unies qui envisageait, à l’initiative de la France, l’internationalisation de la Ville sainte.

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Le transfert de cette ambassade marque aussi un tournant positif et une reconnaissance de facto et de jure de notre capitale. Cette inauguration historique ouvre la porte à d’autres Etats amis. Nous espérons qu’ils suivront, tôt au tard, le noble geste du président Trump, qui contrairement à ses prédécesseurs a bien tenu sa promesse.

Il est bien regrettable que des pays amis comme la France refusent de reconnaitre l’évidence historique et osent même boycotter la cérémonie et décliner l’invitation. Ils ne veulent pas faire partie de la fête mais infligent en réalité un honteux camouflet diplomatique et expriment une ingratitude à l’égard de l’incontournable allié américain pour simplement satisfaire, comme de coutume, les caprices des Palestiniens.

J’ai connu Jérusalem avant sa réunification. Avant juin 1967, la Ville Sainte était divisée par une décision arbitraire et clôturée par un fil de fer barbelé. Des tireurs d’élite jordaniens installés dans des postes avancés, sur les toits des maisons et des murailles, tiraient sur toute personne qui tentait de s’infiltrer. Aucun Juif n’avait le droit de pénétrer dans la Vielle ville, de visiter le quartier trimillénaire ou de prier devant le Kotel, le Mur Occidental, celui des Lamentations. Le Mont du Temple n’était accessible qu’aux Musulmans. Les synagogues furent pillées et incendiées, les tombes de nos ancêtres saccagées. Aucune présence juive n’était admise dans ce quartier qui fut, depuis la nuit des temps, riche de spiritualité, et l’un des plus dynamiques et mouvementés de l’Humanité.

Tout a basculé après la guerre des Six Jours. Magiquement, les barrières se sont effondrées, la Ville Sainte fut réunifiée, et tous les Lieux de Culte sauvegardés. Une flagrante injustice historique fut réparée. Ici, au sein du berceau de l’Humanité, Musulmans, Chrétiens et Juifs sont désormais libres d’exercer leur propre religion.

Au moment où des turbulences agitent notre région, que des Chrétiens d’Orient sont chassés et humiliés, ici seulement, à Jérusalem, toutes les confessions sont rassemblées dans la dignité. Tous espèrent ici que notre capitale éternelle soit une source d’espérance, le centre spirituel du monde où triompheront la paix, la justice et la libération de l’homme.

Comment ne pas être émerveillé par cette ville unique qui éveille tant de mystères. Emerveillé par la beauté de son cadre naturel, par ses couleurs, ses lumières et sa spiritualité. Cette ville changeante avec le temps et l’espace. Cette cité de montagnes, sans fleuve ni rivière, construite avant l’ère chrétienne. Cette ville sanctuaire, capitale des prophètes, des rois d’Israël et des apôtres, celle du Temple, de l’esplanade des mosquées et des églises.

Ici, le divin et l’humain se confondent. Nous entrons dans les entrailles de l’Histoire. Ici, elle est inscrite partout. On découvre, on imagine, on ressent, on touche, on confesse. Chaque lieu raconte un glorieux passé, une histoire unique, une épopée, une tragédie, une légende. Chaque pierre est fascinante, sacrée.

L’histoire de cette ville singulière dégage partout de la spiritualité. Elle a été écrite avec sang, larmes et prières. Elle représente une lueur dans les sombres ténèbres.

Hélas, cette belle et noble espérance fut rejetée, sabotée et bafouée par des négationnistes de l’Histoire. Depuis 1948, depuis notre guerre d’Indépendance, aucun pays occidental, dont la France, n’a voulu reconnaître Jérusalem comme notre capitale. Aujourd’hui avec le transfert de l’ambassade américaine, justice est enfin faite.

Soulignons une fois encore, Jérusalem n’a jamais été une capitale arabo-musulmane ! Elle n’a jamais été non plus jumelée avec une autre capitale. Je me souviens de la visite mémorable à Paris de Teddy Kollek, illustre Maire de Jérusalem. Il rejeta avec superbe la demande de son homologue, Jacques Chirac, de jumeler Jérusalem. « Comment accepter un jumelage avec la ville Lumières si Jérusalem devrait demeurer seule et unique au monde » !

Ce refus systématique et absurde de reconnaitre notre capitale est hypocrite et révoltant, car il tente avec grossièreté et mensonge de gommer toute présence des Juifs depuis la nuit des temps.

Freddy Eytan

 

 

 

 

 

Le CAPE de Jérusalem jcpa-lecape.org

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Publié dans israël
3 commentaires pour “Jérusalem, notre capitale éternelle, par Freddy Eytan
  1. Shirah Goldman dit :

    Peut-on encore parler de la France comme pays ami? Lorsqu’on voit les résolutions honteuses qu’elle a signé, le boycott de la cérémonie, la non reconnaissance de faits historiques. Déjà, la France n’a pas participé à la bataille de Lépante lorsqu’il s’est agit de défendre l’avancée de l’islam conquérant. A toute occasion la France se met hypocritement du côté des ennemis d’Israel sous divers prétextes.
    Pour moi c’est n’est plus un pays ami depuis longtemps. Sa politique fait honte à la morale la plus élémentaire. Oui, je sais, la morale n’a rien à voir dans ça …. Il n’y a que des intérêts. Je crois fermement que la France regrettera ses choix à plus ou moins brève échéance.

  2. LA chronique de Freddy Eytan est particulièrement lyrique à l’occasion du soixante-dixieme anniversaire de la renaissance de l’Etat d’Israël.
    Félicitations à cet Ancien Ambassadeur, et au Pays qu’il honore.

  3. julius dit :

    La voix de la France, hélas, n’ a aucune importance et est de plus en plus inaudible dans cette région du monde. Merci à Trump d’ avoir rétabli l’ équilibre des choses et à Freddy Eytan d’ avoir incidemment rappelé qu’il fut un temps où c’ étaient les Palestiniens qui « défendaient  » leurs « frontières  » à balles réelles contre des civils désarmés sans que cela ne htroublat la bonne conscience universelle.

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