En Israël, les exclus du mariage

Dans l’État hébreu, il n’y a pas d’union civile, les seuls mariages permis sont religieux : les couples mixtes, sans religion et les juifs non reconnus par les autorités religieuses doivent partir se marier à l’étranger. Une législation qui date de l’Empire ottoman dans une démocratie ultramoderne.

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À Tel-Aviv. En ce soir d’octobre, l’illusion est parfaite. Yaël, la fiancée, cheveux noirs lustrés, peau mate, marche vers son promis. Ému comme tous les garçons qui agissent comme des hommes, celui-ci lui recouvre le visage d’un voile translucide. Tous deux s’avancent vers le dais nuptial, la houppa. Les prières sont en hébreu – comprennent ceux qui le parlent -, puis tous s’extasient comme le veut l’usage: c’est fait, ils sont mariés, le vin – censé révéler le véritable tempérament de ceux qui le boivent – a été bu.

Pourtant, tout cela n’était qu’un simulacre. Ce n’étaient pas de vraies prières, ce n’était pas un vrai mariage. Mariés, Valery et Yaël l’étaient déjà depuis des mois. Ils ont dû s’unir loin d’ici, à Chypre, surnommée «l’île de l’amour» car la déesse Aphrodite serait née sur ses plages. Mariés, ils ne le sont que civilement. Leur pseudo-cérémonie, célébrée dans un hôtel de Tel-Aviv, ne sera jamais reconnue par le tribunal rabbinique, l’instance qui régit la vie juive …

Source et article complet : lefigaro.fr

 

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Publié dans israël
10 commentaires pour “En Israël, les exclus du mariage
  1. David Pasder dit :

    Est-il nécessaire de publier un tel article du Figaro qui prouve à l’envi l’ignardise de certains de ses journalistes. J’en veux pour preuve l’assertion stupide et mensongère : « Une législation qui date de l’Empire ottoman dans une démocratie ultramoderne ».
    Il semble impensable que Tribune Juive ne sache pas qu’il n’y a pas d’autre mariage juif que le mariage religieux orthodoxe conformément à la loi juive (Halacha), qui existe depuis depuis des milliers d’années et non … depuis l’Empire ottoman ! Quel intérêt à reprendre un reportage qui contribue au dénigrement du peuple juif et de l’Etat d’Israël.

    • André Mamou dit :

      Relever l’ignorance de ceux qui veulent nous donner des leçons , c’est très intéressant !
      On publie ce qu’ils ont écrit et en l’occurence vous pouvez savoir pourquoi ils nous maltraitent dans leurs commentaires biaisés !

      • David Pasder dit :

        Il aurait été plus judicieux de la part de Tribune Juive d’envoyer une lettre ouverte à la direction générale du Figaro en fustigeant l’inanité du contenu de cet article qui évoque de façon irrésistible Albert Einstein : « Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue ».

        • André Mamou dit :

          Pas d’accord avec vous ! Tribune juive ne saurait envoyer une lettre ouverte au Figaro ! Votre réaction est plus importante : c’est vous , le lecteur du Figaro qui vous indignez à juste titre !

  2. Ingrid Israël Anderhuber dit :

    Il est dit : « Dans l’État hébreu, il n’y a pas d’union civile, les seuls mariages permis sont RELIGIEUX ».

    Ici donc, en Israël, la reconnaissance par le « tribunal RABBINIQUE » vaut (égale) la reconnaissance par l’AUTORITE CIVILE du pays. Ce qui n’a aucun sens quand un pays comme Israël se dit une DEMOScratie, et non pas une THEOScratie.

    Tous les citoyens israéliens de cette DEMOScratie devraient donc pouvoir contracter un mariage CIVIL RECONNU non par le « tribunal rabbinique » (égal RELIGIEUX, spécifique aux Juifs RABBINIQUES) mais déjà et avant tout RECONNU par l’AUTORITE CIVILE du pays, l’ETAT DEMOScratique d’Israël. Car une cérémonie RELIGIEUSE ne fait que placer en plus le couple sous le regard et LES REGLES du dieu de la religion de ce couple ce qui complique déjà la situation notamment lorsque les règles CIVILES du pays ne sont pas forcément les règles RELIGIEUSES du dieu en question…

    Dans une DEMOScratie, et Israël est une DEMOScratie, n’est-ce pas ?, ce n’est PAS LE RELIGIEUX qui doit primer et dicter ses lois mais bel et bien le pouvoir CIVIL, représentant le peuple israélien (et non pas le peuple juif) dans toute sa diversité culturelle et cultuelle. Donc le religieux ne devrait pas interférer comme il semble qu’il le fasse ici. Car en Israël le religieux juif n’est pas le religieux de tous les citoyens israéliens mais seulement d’une majorité.

    Ce qui cause ce genre de situations complètement confuses et désolantes, comme on le voit ici, c’est que les Juifs veulent d’une DEMOScratie tout en voulant garder également leur identité religieuse RABBINIQUE, c’est-à-dire une THEOScratie RABBINIQUE. Ils veulent l’un ET l’autre : Une DEMOScratie ET une THEOScratie RABBINIQUE en même temps ! Plus qu’un vrai paradoxe c’est tout simplement un non-sens total, en fait de la schizophrénie à l’état pur qui a pour conséquence ces situations complètement aberrantes, et désolantes !

    • David Pasder dit :

      Le seul mariage reconnu par le peuple juif, que ce soit à l’étranger ou en Israël est le mariage selon la Halacha, c’est-à-dire la loi juive orthodoxe – en fait un sacrement- et à l’exclusion de toute autre. Cette forme d’union est la base même de la pérennité du peuple juif et restera toujours en vigueur.
      Notons que cette particularité du statut personnel des personnes ne constitue aucunement une contradiction avec le fait que l’Etat d’Israël soit une démocratie.

      • Ingrid Israël Anderhuber dit :

        David Pasder.
        Premièrement : Dans l’article il est dit : « Dans l’Etat hébreu, il n’y a pas d’union civile, les seuls mariages permis sont religieux. »
        Alors, pour être sûre de bien comprendre les choses, et vous me corrigerai au cas où, je vais rajouter : « Dans l’ÉTAT hébreu, il n’y a pas d’union civile, les seuls mariages permis, par conséquent RECONNUS par l’ÉTAT, sont religieux. » Voilà qui me paraît plus clair et bien correspondre à la pensée du texte, d’accord ?
        Donc il n’est pas question ici de reconnaissance, comme vous dites, par « le peuple juif » mais bel et bien par l’ETAT, Etat ici incarné par le « tribunal rabbinique, instance qui régit la vie juive ». D’où la réalité suivante : dans le domaine juridique (qui relève du droit, de la loi) du mariage, ETAT hébreu égal TRIBUNAL rabbinique. Donc ce domaine juridique du mariage exclut à l’évidence une partie des CITOYENS israéliens parce qu’il relève non pas du civil mais du RELIGIEUX. Par conséquent, puisque seuls les mariages RELIGIEUX sont LEGAUX en Israël, cela signifie que TOUS – je dis bien TOUS – les enfants ISRAELIENS qui ne sont pas issus de ces mariages LEGAUX sont par conséquent ILLEGITIMES aux yeux du tribunal rabbinique, par conséquent de l’État d’Israël. Ainsi, compte tenu de l’ILLEGITIMITE de TOUS ces enfants, pourtant citoyens israéliens, n’est-ce pas (?), sur quelle base l’ETAT d’Israël peut-il régler, régir LEGITIMEMENT, ou on va dire LEGALEMENT leur vie alors que ceux-ci n’ont aucune LEGITIMITE devant l’ETAT, c’est-à-dire n’ont aucune RECONNAISSANCE d’existence LEGALE, donc automatiquement aucuns droits (civils, civiques…) ?! Plutôt compliqué, n’est-ce pas ?
        C’est pourquoi, deuxièmement, la PERENNITE d’Israël ne dépend-elle pas du mariage, aussi sacré soit-il, mais bien plutôt de DIEU. Un simple exemple à ce sujet : s’il y avait dans le monde (Israël compris) une peste qui sévissait en emportant entre autres TOUS LES JUIFS ET JUIVES de la terre, eh bien, ce n’est pas le mariage juif qui garantirait la pérennité du peuple juif mais DIEU. En effet, LE MIRACLE d’UN SEUL JUIF gardé vivant suffirait à garantir la pérennité du peuple juif à condition bien entendu que celui-ci s’unisse à une femme (non-juive puisque dans ce cas de figure toutes les Juives auraient disparu) et que ce couple donne naissance à au moins UN ENFANT MÂLE par conséquent automatiquement JUIF qui lui donnerait naissance également à au moins UN ENFANT MÂLE par conséquent JUIF (on aurait alors la répétition de l’histoire d’Isaac…). Ce serait LE MIRACLE DE DIEU qui seul garantirait la pérennité d’Israël…

      • Ingrid Israël Anderhuber dit :

        Juste une petite précision : J’ai noté : « C’est pourquoi, deuxièmement, la pérennité d’Israël ne dépend-elle pas du mariage… », il faut lire : « (…) ne dépend-elle pas du mariage HALACHITE… » Excusez-moi.

        • David Pasder dit :

          J’avoue de pas bien comprendre tous les éléments de votre commentaire et en particulier le dernier paragraphe. Les choses sont claires : depuis des milliers d’années, avant l’apparition de l’état-civil, les lois du mariage juif sont et resteront régies – et uniquement – par la loi juive, la Halacha orthodoxe. L’Etat d’Israël créé en 1948, a de façon logique et compréhensible entériné cette règle immuable. Lorsqu’un couple s’unit, il fait enregistrer le mariage au ministère de l’Intérieur. Notons d’ailleurs qu’il en est de même pour les citoyens israéliens de confession musulmane, chrétienne, araméenne, etc…

          • Ingrid Israël Anderhuber dit :

            David Pasder.
            Pas de souci. Restons-en là. En conclusion, je dirai juste que la pérennité du peuple juif, et d’Israël (pays), est liée, au final, à sa rédemption. C’est ce qu’il est important de retenir. Salutations cordiales.

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