Tribune: 10 novembre 2019. La marche contre la liberté de penser

Aujourd’hui en plein Paris, capitale de la République  française, laïque et indivisible, on marche pour rétablir le délit de blasphème. A l’initiative de plusieurs associations étroitement liées à l’islam politique et aux revanchards « décoloniaux », sous la plume de certains prêcheurs de haine envers les femmes, le communautarisme religieux rétrograde gagne en force et se pavane.

En ces temps troubles, où les mots perdent leur sens, certains réinventent la langue française à leur avantage pour banaliser et imposer leurs extrémismes idéologiques. Ainsi les militants de l’islam politique  confondent sciemment la liberté de pensée et d’expression avec un prétendu racisme, rabattant sciemment génome et opinions, rendant intouchable une opinion comme on le ferait pour un humain.

Depuis quand une croyance serait-elle comparable à un être vivant ? Et de quelle race parle-t-on? Qui sont ces personnes dont l’idéologie est intouchable?

De quelle haine parle-t-on?

Depuis des années des fréristes chevronnés font leur chemin pour arriver à leurs fins : mettre un terme à la pensée libre et autonome, en pénalisant la critique d’une seule religion, la religion musulmane.

Comment?

En instillant la confusion entre un dogme et des individus. Ainsi la critique de l’islam serait du racisme et de la haine anti-musulmans, muselant les questionnements et les critiques auxquels sont pourtant soumises toutes choses en ce bas monde. Et le tour est joué. L’islam se place au-dessus des lois de la République et devient intouchable.

Et certaines de leurs ouailles se trouvent ainsi dédouanées de tout respect aux règles communes de la société.

La laïcité devrait  s’incliner face à une religion qui parle en maître

La laïcité devrait  s’incliner face à une religion  qui parle en maître et considère que la laïcité ne la concerne pas.

Cet amalgame créé de toutes pièces par de fins tacticiens ( citons Majid Messaoudene,  indigéniste qui faisait de l’humour sur les attentats et grand défenseur du voile pour les femmes, et le CCIF, association promouvant l’islam politique et proche des frères Musulmans) , a réussi à faire sombrer les dernières miettes de la gauche républicaine et laïque.

L’idéologie islamiste se protège plus que jamais de la libre critique en intercalant entre cette dernière  et elle, des citoyens pour grande partie instrumentalisés en induisant paranoïa victimaire et clivage antifraternel.

Chacun devrait s’astreindre à la hauteur de ses moyens, à cette nécessaire lutte contre le racisme envers les personnes, telle que mentionnée dans la déclaration  des droits de l’Homme et du citoyen.

Chacun devrait s’astreindre à la hauteur de ses moyens, à la lutte contre les dominations sur les âmes et les corps, et la mainmise sur la parole libre.

Toute idéologie, quelle que soit sa forme, est à combattre et à dénoncer.

La foi d’une personne ne doit pas se confondre avec une pratique idéologique et politique, exigeant que le réel se plie aux commandements d’un culte.

Actuellement,  un fanatisme bigot et politisé creuse de lui-même,  par ses archaïsmes sexistes et liberticides, un fossé entre  les citoyens qui aspirent à une liberté de conscience, de parole, sexuelle et intellectuelle, et ceux qui ne conçoivent pas l’existence sans la pratique d’un usage rigoriste et superstitieux du monde.

Les principes juridiques laïques ne doivent pas s’incliner

Les principes juridiques laïques,  pensés, conquis et façonnés  de haute lutte, ne doivent pas s’incliner face à une religion qui se politise et tente de façonner toujours plus le dehors à son dedans fanatisé.

Adieu l’anti-cléricalisme, bienvenue à l’opium d’un peuple en mal de damnés de la terre à défendre pour se sentir vivant.

Jusqu’à quand cette mascarade tiendra-t-elle? Jusqu’à quand ce relativisme destructeur ?

Jusqu’à quand certains rigoristes arriveront-ils à occulter totalement les musulmans laïques et progressistes ?

Quand les politiques et les médias tendront-ils enfin plumes et micros à ceux qui prônent l’égalité Femme/Homme, la liberté de pensée, la foi intérieure en accord avec les lois du pays?

Pendant que certains se battent dans leur pays pour être libérés du diktat religieux, ici, en France, certains marchent pour imposer la norme de la bigoterie et de l’intolérance religieuse.

La lie racialiste à la mode…

Et notre pays sombre dans la médiocrité absolue et la lâcheté. Mettant la sourdine sur les musulmans progressistes, et mettant les lumières sur la lie racialiste à la mode.

Majid Messaoudene,

Nacira El Moadem, cléricaliste anti laïcité

AJ+ France, média Qatari

Yacine Belattar

Edwy Plenel

Lilian Thuram

Kery James

Médine

Rokhaya Diallo

Et tant d’autres racialistes indigénistes créant eux mêmes la haine anti musulmans en inventant une communauté imaginaire qui se définirait par rapport à une idéologie rétrograde.

Finalement du racisme pur et simple.

Les asservissements de toutes sortes, ont toujours tiré l’humain vers le bas.

Du pain et des jeux, et puis de l’opium pour tous.

Non. Pas de nouveau et plus jamais.

Non à la colonisation des âmes.

Non à la récupération de mots vivants et denses (liberté  antiracisme féminisme …) pour en faire des tracts idéologiques.

Dans nos rues livrées à la bigoterie, délaissant les athées, les musulmans républicains et les apostats en danger.

Paris.

2019.

Signataires : Les Athées en Action. Ni Dieu Ni Race Ni Maitre. Libres Athées du Monde. Apostat Libre et Libéré. Vent d’Apostasie Souffle de Vie. Esprit Laïque. Collectif Citoyen Contre les Intégrismes. Collectif Liberté de Conscience Ecologie et Féminisme. Féministes Universalistes Engagées. Conseil des Ex-Musulmans de France. Féministes Laïques. Réseau Laïque Roman. Louison De Balzac. David Nhamunda. Dina Katia Edina. Ludmila Finsternis. Anne Heudebourg. Gerald Dires. Thierry Seyverat. Mohamad Mark. Sigrid Muller. Aline Dubreuil. Ersin Yildiz. Alain Pecunia. Semira Tili. Valérie Miały. Judith Klimt. Christian Bonnemaison. Meriam Abidi. Jenny Dehertog. Laurence Susini. Céline Durand. Riton Colombe. Carole Rebichon. Assia Smail. Jeanne Matringe. Magda Olszewska. Sanae Bel. Christine Valain. Monique Plaza. Rémi Richelet.  Françoise Lapierre. Nathalie Bianco. Max Themadmax. Bénédicte Declerq. Waleed Al-Husseini. Marie Aubert. Gilles Aop. Smain Goudane. France Claire. Véronique Brun. Céline Lelong. Yama Shk. Muriel Artémis Diane. Sylvie Delézay. Sylvie Chaussée-Hostein. Fabienne Page Lalanne. Sys Syrine. Eric Uzan. Kamel Bencheikh. Leon Nguyen. Bernadette Goy. Guy Sinden. Blandine Cavier. Dominique Bellot. Jean-Louis Sere. Katy Longo. Anne Dunan. Evelyne Boulongne. Pierre Rouve. Ellie McGullan. Anne-Sophie Nogaret. Louis Broca. Marie-Camille Vandevijver. Laurence Zippo. Paul-Henri Courtois. Florence Valtat. Kristof de Ouessant. Marie-Laure Legall. Vera Sanzey. Véronique Giudicelli. Aude Sellennee. Samuel Atlani. Sarah Cattan

Publié dans France, société
4 commentaires pour “Tribune: 10 novembre 2019. La marche contre la liberté de penser
  1. Smain Goudane dit :

    Bonjour, même si j’adhère a ce texte et a ses ambitions, il serait normal et élémentaire de me demander la permission d’afdicher mon nom comme signataire, je trouve !!
    La moindre des politesse !!

    Malgré cela, vous pouvez laissez mon nom . Maisbj’aimerais qu’à l’avenir on me demande d’abord si j’a cepoete ou pas que je sois un des signataires.
    Merci

    • Sarah Cattan dit :

      Bonjour Smain
      Ce texte, ce sont les signataires qui me l’ont proposé pour publication.
      Et qui nous ont remercié de l avoir trouvé digne d’intérêt
      Il faut savoir!
      Demandez leur de retirer notre nom?
      Mais nous, nous publions in extenso
      Vous nous voyez appeler chacun? Soyons sérieux!

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