« Sur les migrants, que cela plaise ou non, l’Italie sera un test » Le Figaro Premium- Douglas Murray

LE FIGARO. – Le sujet de l’immigration est en train de créer une fracture profonde en Europe. Tout homme ou femme venant de l’étranger semble être automatiquement inclus dans la catégorie «migrants» ou «réfugiés». Mais les situations ne sont-elles pas très différentes d’une personne à l’autre ?

(Photo: Roberto Ricciuti/Getty Images)

Douglas MURRAY. – La plupart des médias européens, et de nombreux politiciens, sinon la plupart, utilisent jusqu’aux mots de «migrants» et de «réfugiés» de manière interchangeable. Par exemple, ils parlent de la crise des «réfugiés» de 2015, or ces événements étaient en fait une crise «migratoire». Certes, il y avait des réfugiés dans le nombre. Mais les propres chiffres de l’Union européenne, issus de l’agence Frontex, montrent que l’essentiel des personnes arrivées en 2015 (au moins 60 %) n’avaient pas plus de droits que quiconque dans le reste du monde d’être en Europe. Pour leur propre convenance, la plupart des politiciens ne prennent pas la peine de différencier ces deux choses. Ou bien ils le font en parole, mais pas dans leurs actions. Et la plupart des médias – parce qu’ils font campagne ou parce qu’ils sont paresseux – sont très heureux d’induire leurs lecteurs et leurs téléspectateurs en erreur. Mais oui, ce sont effectivement des situations très différentes.

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L’indistinction entre migrants économiques et réfugiés a-t-elle encore compliqué le débat sur ce sujet ?

Source et article complet : premium.lefigaro.fr

 

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Publié dans interview

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