Frédérique Ries, what else ? Par Sarah Cattan

Frédérique J.J. Ries est une femme politique belge francophone, membre du Mouvement réformateur, Secrétaire d’État aux Affaires européennes et aux Affaires étrangères.

Si la députée européenne est, depuis un an, rapporteur sur la proposition de directive visant la réduction de l’incidence sur l’environnement de certains produits plastiques, rapport grâce auquel nous n’utiliserons bientôt plus de pailles et autres coton-tige, qui représentent 70% des déchets marins, c’est son courage et sa constance au sujet d’Israël dont je veux aujourd’hui vous entretenir.

Nous, en France, nous avons pu vérifier que notre Président a soutenu et soutient toutes les votes anti israéliens. Que Richard Ferrand, actuellement Président de l’Assemblée nationale, a financé avec sa réserve parlementaire l’Association France Palestine Solidarité, activement impliquée dans le boycott d’Israël, et que Christophe Castaner avait en 2014 interpellé la Ministre de la Justice Christiane Taubira pour demander l’arrêt des poursuites judiciaires contre les extrémistes du mouvement antisémite BDS.

Nous, en France, nous savons que lorsque le Haut Conseil Aux Droits de l’homme des Nations Unies se réunit, c’est ô combien souvent, concernant la question palestinienne, pour accuser encore et encore Israël.

Nous, en France, nous avons le reporter de guerre, réalisateur de documentaires et romancier Pierre Rehov pour crier haut et fort que l’ONU est obsédée par les accusations contre l’État d’Israël, et pour dénoncer les ambiguïtés françaises sur la question. Il n’est en effet de secret pour personne qu’en moins de 70 ans l’ONU a condamné plus souvent Israël que la totalité des pays de la planète, y compris ceux coupables de génocides, une vingtaine de fois, tandis que l’ensemble des événements tragiques de la planète, des massacres en Syrie, aux menaces Nord Coréennes, en passant par la crise de Crimée, et par la maltraitance des femmes et des minorités aussi bien en Iran qu’en Arabie Saoudite, étaient sanctionnés, presque à contrecœur, par une toute petite demi-douzaine de résolutions, montrant combien l’organisation que De Gaulle appelait avec mépris le machin se distingue par son israélophobie.

Heureusement, United Nations Watch, Organisation Non-Gouvernementale créée en 1993, dont le mandat est d’assurer que l’ONU respecte sa propre Charte et que les Droits de l’Homme soient accessibles à tous, dénonce l’attention disproportionnée dont Israël fait l’objet à l’ONU et le traitement déséquilibré qui prévaut au sein de l’instance internationale.

C’est à Frédérique Ries qu’UN Watch a remis le Prix du Courage Moral 2016, pour récompenser cette personnalité courageuse au Parlement européen, qui jamais ne cessa de défendre la paix et le droit des Israéliens à se défendre contre les attaques terroristes. Dès 2010, après l’intervention israélienne sur la flottille de la paix du Mavi Marmara condamnée par le Parlement européen, elle rappelait qu’à bord du bateau ne se trouvaient pas que des pacifistes et qu’au départ du bateau des appels au djihad avaient été entendus.

Elle prit encore la parole pour parler de Sarah Halimi, disant, dès 2015[1], qu’à Bruxelles, à Paris, à Copenhague, dans les musées, dans les hypermarchés dans les synagogues, dans les rues, dans les stades, aux quatre coins de l’Europe, on méprisait, on détestait, on agressait, on tuait des Juifs parce qu’ils étaient juifs. Qualifiant l’antisémitisme de cancer de la société. Un cancer aux causes multiples qu’il serait naïf ou même pervers de réduire au seul conflit du Proche-Orient, à Israël.

Si, à l’écouter en 2016, vous vous direz que décidément rien n’a changé, il reste que Frédérique Ries a le mérite d’exister, et de ne pas cesser le combat.

Sarah Cattan

[1] 11 mars 2015.

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Publié dans international
2 commentaires pour “Frédérique Ries, what else ? Par Sarah Cattan
  1. Kakou dit :

    Il est réconfortant de lire les commentaires élogieux sur une Femme courageuse, qui, elle, a le courage de dénoncer sans faux fuyant l Antisémitisme largement repandu,avoué ou non, le même qui se cache derrière une femme politique qui crache son venin ( YES,ELLE EST DEAD LA MEUF). C est celui, que certains commentateurs ne veulent pas voir, des lors qu’il sont formulés avec des mots du « langage populaire »
    ….
    L Antisémitisme est insidieux, il se cache partout. Il est malheureusement trop rare de de trouver des combattants réellement aptes à le combattre avec clairvoyance et détermination. sans complaisance…..

  2. Wajsbrot dit :

    Il faudrait beaucoup de Frédérique Riess en France et en Europe
    Du courage il en faut pour aller à contre courant des vendus siégeant al ONU mais surtout de l honnêteté intellectuelle pour dire les faits…..et en plus elle est jolie

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