Les amoureux du débarquement . Michèle Chabelski

Bon
Mardi

Une histoire belle et triste

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Un soldat américain Kara Troy Robbins est stationné en France au moment du débarquement.

Il rencontre une jeune française de 18 ans, Jeannine Ganaye.

Chewing gum.
Chocolat.

Coup de foudre.

Ils sont très amoureux.
La jeune fille rêve..

La réalité cogne un matin.
Il doit repartir.

Elle est dévastée.

Ne t’inquiète pas, promet il. Je reviens te chercher et nous partirons chez moi.

La belle sèche ses larmes.

Et attend.

Sans nouvelles du promis envolé.

Elle finit par se résigner, en épouse un autre, a 5 enfants.

La vie passe, elle termine la sienne en maison de retraite.

2019:

Le fiancé avait conservé une photo de sa belle.

Il la croit morte mais à tout hasard tente quand même sa chance pour la retrouver ou entrer en relation avec ses descendants.

Stupeur:

Elle est encore en vie, cette fleur de 91 printemps.

Et explique que pas un jour ne s’est passé sans qu’elle pense à lui. La cicatrice ne s’est jamais refermée..

Pourquoi n’est il pas revenu?
Pourquoi n’a t il donné aucune nouvelle ni aucune explication ?

Bah.. rien de spécial, voyez vous.

Il est rentré chez lui, s’est marié, et a trouvé plus confortable de conserver la photo dans son portefeuille sans faire de vague sur cette mer qui les séparait.

Mais il est revenu pour les Commémorations du débarquement.

Et ô surprise !! La petite fiancée était vivante..
Et vibrante de ses souvenirs anciens..

Qu’est ce que 75 ans dans une histoire d’amour ?

Le cœur et la mémoire tressent des alliances célestes.

Des instants magiques irriguent les souvenirs tatoués sur des cicatrices jamais refermées.

Ils sont veufs tous les deux.

Ils se sont embrassés dans une étreinte qui a effacé pas loin d’un siècle d’attente et d’espérance…

Il a promis de revenir.

Quelqu’un lui a soufflé que ce serait judicieux de ne pas attendre 75 ans..

Mais il fera comme il voudra…

Elle mourra apaisée peut-être. Ou déchirée de regrets.

Son rêve brisé l’éclaboussant d’un chagrin amer qu’elle aura le temps de cultiver dans son ehpad…

Le destin déchiqueté des petites fiancées de la guerre…

Et de tous les êtres abandonnés au cœur d’une passion pleine de promesses..

Que cette journée signe la sérénité et le bonheur plein de rires d’une vie réparée…

Je vous embrasse.

Michèle Chabelski

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Publié dans histoire

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