La Définition du Blasphème de la Charia est adoptée

Par arrêt rendu le 25 octobre 2018, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a conclu que les critiques à l’encontre de Mahomet, fondateur de l’islam, étaient constitutives d’une incitation à la haine et ne relevaient pas du droit à la liberté d’expression.

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La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé que les critiques formulées contre Mahomet, fondateur de l’islam, étaient constitutives d’une incitation à la haine et ne pouvaient être protégées par le droit à la liberté d’expression. Sur la photo : une salle d’audience de la CEDH à Strasbourg, en France. (Source de l’image : Adrian Grycuk / Wikimedia Commons)

Avec cet arrêt sans précédent, la Cour de Strasbourg – qui a juridiction sur 47 pays européens et dont les décisions sont juridiquement contraignantes pour les 28 États membres de l’Union européenne – vient de légitimer en Europe le code islamique du blasphème afin de « préserver la paix religieuse ».

L’affaire concerne Elisabeth Sabaditsch-Wolff, condamnée en Autriche, en première instance et en appel, en 2011, pour « dénigrement de doctrines religieuses » dans le cadre de conférences qu’elle donnait sur les dangers de l’islam fondamentaliste.

Les ennuis juridiques de Sabaditsch-Wolff ont commencé en novembre 2009, à l’occasion d’un séminaire en trois volets sur l’islam qui a eu lieu au Freedom Education Institute, une Fondation politique liée au Parti autrichien de la liberté, membre aujourd’hui de la coalition gouvernementale autrichienne. Un hebdomadaire de gauche, News, a réussi à introduire un journaliste au sein du séminaire dans le but d’enregistrer secrètement les conférences. Les avocats de la publication ont ensuite transmis les transcriptions au parquet de Vienne comme preuves qu’un discours de haine se tenait contre l’islam en contravention de l’article 283 du code pénal autrichien (Strafgesetzbuch, StGB).

Le discours offensant s’est réduit en réalité à un commentaire désinvolte de Sabaditsch-Wolff contre Mahomet. Elle l’a traité de pédophile pour avoir épousé Aisha alors qu’elle n’était âgée que de six ou sept ans. Sabaditsch-Wolff a déclaré : « 56 ans d’un côté et six ans de l’autre ? Si ce n’est pas de la pédophilie, qu’est-ce que c’est alors ? »

La plupart des hadiths (recueils de récits concernant les paroles et les actes de Mahomet) confirment qu’Aicha était prépubère au jour de son mariage et n’avait que neuf ans quand le mariage a été consommé. Le comportement de Mahomet étant illégal en Autriche, les commentaires de Sabaditsch-Wolff étaient corrects au point de vue des faits, mais pas forcément sur le plan politique.

Plusieurs plaintes formelles ont été déposées contre Sabaditsch-Wolff en septembre 2010 et son procès, présidé par un juge et sans jury, a démarré en novembre. Le 15 février 2011, Sabaditsch-Wolff a été reconnue coupable de « dénigrement de croyances en une religion reconnue par la loi » conformément à l’article 188 du code pénal autrichien.

Le juge a justifié le rapport sexuel de Mahomet avec Aicha, âgée de neuf ans, expliquant qu’il ne pouvait être de nature pédophile dans la mesure ou Mahomet est resté marié à Aicha jusqu’à sa mort. Dans cette logique, Mahomet n’a pas manifesté de désir exclusif pour les filles mineures ; étant donné qu’Aicha avait 18 ans au décès de Mahomet, il est possible d’en conclure que Mahomet était aussi attiré par les femmes plus âgées.

Le juge a condamné Sabaditsch-Wolff à une amende de 480 euros ou une peine de substitution de 60 jours de prison, ainsi qu’aux dépens.

Le 20 décembre 2011, la cour d’appel de la province de Vienne (Oberlandesgericht Wien) a confirmé le jugement de première instance. Le 11 décembre 2013, la Cour suprême autrichienne a rejeté la tenue d’un nouveau procès.

Sabaditsch-Wolff a alors porté l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), un tribunal supranational qui veille au respect de la Convention européenne des droits de l’homme et arbitre tous les différents relatifs aux violations des droits civils et politiques énoncés dans la Convention.

Invoquant l’article 10 (Liberté d’expression) de la Convention, Sabaditsch-Wolff a plaidé que les tribunaux autrichiens n’avaient pas examiné le contenu de ses déclarations à la lumière de son droit à la liberté d’expression. S’ils l’avaient fait, a-t-elle soutenu, les juges n’auraient pu qualifier ses propos de simple jugement de valeur, alors que ses propos étaient un jugement de valeur fondé sur des faits. Elle a plaidé par ailleurs que sa critique de l’islam avait lieu dans le cadre d’une discussion objective et animée qui contribue au débat public et que cette critique n’avait pas pour but de diffamer le prophète de l’islam. Elle argué enfin que les groupes religieux devaient tolérer les critiques même lorsque celles-ci étaient sévères.

La CEDH a déclaré que les États sont en droit de restreindre la liberté d’expression « lorsque des déclarations formulées en vertu de l’article 10 outrepassent les limites d’un rejet critique, et assurément lorsque ces déclarations sont susceptibles d’inciter à l’intolérance religieuse ». La cour a ajouté :

« La Cour relève que les juridictions nationales ont expliqué de façon exhaustive en quoi elles considéraient que les déclarations de la requérante étaient susceptibles de provoquer une indignation justifiée ; elles ont indiqué en particulier que ces propos n’avaient pas été tenus d’une manière objective contribuant à un débat d’intérêt général (par exemple sur le mariage d’un enfant), mais pouvaient uniquement être compris comme ayant visé à démontrer que Mahomet n’était pas digne d’être vénéré. La Cour souscrit à l’avis des tribunaux nationaux selon lequel Mme S. était certainement consciente que ses déclarations reposaient en partie sur des faits inexacts et de nature à susciter l’indignation d’autrui. Les juridictions nationales ont estimé que Mme S. avait subjectivement taxé Mahomet de pédophilie, y voyant sa préférence sexuelle générale, et qu’elle n’avait pas donné à son auditoire des informations neutres sur le contexte historique, ce qui n’avait pas permis un débat sérieux sur la question. Dès lors, la Cour ne voit pas de raison de s’écarter de la qualification que les tribunaux nationaux ont donnée aux déclarations litigieuses, à savoir celle de jugements de valeur, qualification qu’elles ont fondée sur une analyse détaillée des propos tenus.

La Cour juge en conclusion qu’en l’espèce les juridictions nationales ont soigneusement mis en balance le droit de la requérante à la liberté d’expression et les droits d’autres personnes à voir protéger leurs convictions religieuses et préserver la paix religieuse dans la société autrichienne.

La Cour ajoute que, même dans le cadre d’une discussion animée, il n’est pas compatible avec l’article 10 de la Convention de faire des déclarations accusatrices sous le couvert de l’expression d’une opinion par ailleurs acceptable et de prétendre que cela rend tolérable ces déclarations qui outrepassent les limites admissibles de la liberté d’expression.

Enfin, dès lors que Mme S. a été condamnée à verser une amende d’un montant modeste et que cette amende se situait dans le bas de l’échelle des peines, la sanction pénale en question ne saurait passer pour disproportionnée. Dans ces conditions, et eu égard au fait que Mme S. a formulé plusieurs déclarations accusatrices, la Cour considère qu’en l’espèce les juridictions autrichiennes n’ont pas excédé leur ample marge d’appréciation lorsqu’elles ont condamné Mme S. pour dénigrement de doctrines religieuses. En conséquence, il n’y a pas eu violation de l’article 10. »

Cette décision constitue bien évidemment un dangereux précédent qui autorise les États européens à restreindre le droit à la liberté d’expression si une parole est jugée offensante pour les musulmans et constitue donc une menace pour la paix religieuse.

La décision de la CEDH sera saluée par l’Organisation de la coopération islamique (OCI), un bloc de 57 pays musulmans qui, depuis longtemps, fait pression pour que l’Union européenne limite la liberté de critiquer l’islam.

L’OCI fait en effet pression sur les démocraties occidentales pour qu’elles appliquent la résolution 16/18 du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, laquelle invite tous les pays à lutter contre « l’intolérance, les stéréotypes négatifs et la stigmatisation de la religion et des croyances ».

L’adoption de la résolution 16/18, le 24 mars 2011, par le Conseil des droits de l’homme de Genève, a été considérée comme une avancée significative de l’OCI qui depuis longtemps poussait la communauté internationale à reconnaître et adopter le concept juridique de diffamation de l’islam.

L’ancien Secrétaire général de l’OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, a salué la décision de la CEDH, qui « montre que le manque de respect, les insultes et de haïssables inimitiés n’ont rien à voir avec la liberté d’expression ou les droits de l’homme ». Il a ajouté :

« La lutte contre l’islamophobie et les points de vue que nous exprimons depuis de nombreuses années ont été adoptés et reconnus par la CEDH. Sur tous les points, cette décision est satisfaisante. »

Dans un communiqué, Sabaditsch-Wolff a critiqué le jugement et espère que le public européen se rendra compte des menaces qui pèsent sur sa liberté d’expression :

« Jeudi 25 octobre, la CEDH a jugé que la condamnation par un tribunal autrichien de ma perception du mariage du prophète Mahomet et d’une fille de six ans, Aisha, ne portait pas atteinte à ma liberté d’expression.

« Je n’ai pas eu la courtoisie d’être informée de cette décision. Comme tout le monde, j’ai découvert le jugement dans les médias.

« La CEDH a estimé qu’il n’y a pas eu violation de l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme et que le droit à la liberté d’expression doit être mis en balance avec le droit à la protection de la sensibilité religieuse d’autrui et ne doit pas attenter à la paix religieuse en Autriche.

« En d’autres termes, mon droit de parler librement est moins important que la protection de la sensibilité religieuse d’autrui.

« Ce jugement doit résonner comme un signal pour tous mes concitoyens du continent. Nous devons tous être extrêmement sensibles au fait que le droits des musulmans d’Europe à NE PAS être offensés est plus importants que mon droit de femme chrétienne européenne, de parler librement.

« Je suis fière d’être la femme qui a sonné l’alarme.

« Je suis également optimiste. Depuis mes séminaires de 2009 en Autriche, un très long chemin a été parcouru.

« Il y a dix ans, la presse m’avait qualifiée de « prophète confuse » et me comparait à Oussama Ben Laden. Désormais, on discute de l’islam dans tous les domaines de la vie et les gens prennent progressivement conscience de la réalité d’une culture si opposée à la nôtre.

« La menace culturelle et politique que l’islam fait peser sur les sociétés occidentales est désormais un sujet de discussion admis. La société européenne et le monde politique ouvrent progressivement les yeux et sont plus conscients que jamais de la nécessité de défendre notre propre culture judéo-chrétienne.

Soeren Kern est Senior Fellow du Gatestone Institute de New York.

gatestoneinstitute.org

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Publié dans europe
27 commentaires pour “La Définition du Blasphème de la Charia est adoptée
  1. RONNY dit :

    H O N T E U X !!!!!!
    C’est une preuve de plus de la faiblesse de l’Europe, ça va trés mal finir, j’ai peur pour mes enfants et encore plus pour mes petits enfants, il faut réagir avec force, MAINTENANT !!!!

  2. Passepartout dit :

    Cet article est trompeur. Il mélange faits réels et commentaires idéologiquement biaisées de l’auteure.

    Rien d’étonnant lorsqu’on sait que la source, le « Gatestone Institute » de New York, est surtout un organisme de propagande.
    Wikipedia ne va pas par quatre chemins au sujet du Gatestone (traduit de l’Anglais par votre humble serviteur) :
    « Le Gatestone Institute est un groupe de réflexion de droite, antimusulman, se focalisant sur l’Islam et le proche Orient. L’organisation s’est faite remarquer ayant publié des faux articles et étant une source de mensonges viraux ».

    Elisabeth Sabaditsch-Wolff (ESW), contrairement à ce que laisse entendre l’article, n’est pas une simple citoyenne autrichienne ayant émis des commentaires « désinvoltes » sur Mahomet.
    Fille d’un diplomate autrichien, après avoir vécu et travaillé longtemps dans des pays musulmans, souvent au service du ministère autrichien des affaires étrangères, c’est actuellement une militante anti-islamiste active et connue.

    Vu les faits cités dans l’article il convient de rappeler ceci :
    • Avant de s’adresser à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) ESW fut condamnée, pour les mêmes faits, par la justice de son pays (l’Autriche) en trois instances successives : un tribunal de base, la cour d’appels et la cour suprême. Le CEDH ne fait que confirmer les trois jugements autrichiens.
    • Comme souvent « on » tente ici de jeter l’opprobre sur une institution européenne alors qu’elle ne fait que confirmer les décisions de l’Etat membre.

    L’article comporte des affirmations mensongères, tentant de généraliser le cas particulier d’ESW bien au-delà de sa portée limitée.
    Comme, entre autres :
    • « La Cour Européenne des Droits de l’Homme adopte la Définition du Blasphème de la Charia ». FAUX.
    • « La Cour Européenne des Droits de l’Homme a légitimé le code islamique du blasphème ». FAUX.
    • « …la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a conclu que les critiques à l’encontre de Mahomet…étaient constitutives d’une incitation à la haine… ». FAUX. Il ne s’agit pas de simples « critiques », dans cette affaire, mais d’une accusation de pédophilie.
    • « Le comportement de Mahomet étant illégal en Autriche, les commentaires de Sabaditsch-Wolff étaient corrects au point de vue des faits…». FAUX et aberrant. On ne juge pas le comportement d’un berger illettré dans la péninsule arabique il y a 14 siècles à l’aune de la loi autrichienne du 21eme siècle.

    Bref, qu’on cesse de vociférer dans nos oreilles.

    • André Mamou dit :

      Toutes ces précisions sont utiles et nous les publions. Mais reste le fond du problème : la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui pouvait donner raison à Mme ESW ne l’a pas fait et a préféré privilégier la définition du blasphème selon la Charia. Gatestone pas bien, Mme ESW pas bien et Cour Européenne très bien ? Les lecteurs jugeront d’eux mêmes !

    • Edmond Richter dit :

      Vous défendez l’indéfendable. J’ai analysé le texte du jugement de la CEDH et c’est bourré de déclarations douteuses et parfois fausses. Si vous voulez je peux vous envoyer le texte avec les passages litigieux marqués en gras. Je le répète vous défendez l’indéfendable. Le fait est que Mahomet a bien épousé Aisha à 6 ans et défloré à 9 ans alors qu’il avait 56 ans. « that the Prophet married her when she was six years old and he consummated his marriage when she was nine years old ».
      Sahih Bukhari 7:62:64
      J’appelle cela de la pédophilie!!!

      • Passepartout dit :

        Non. Cela s’appelle ainsi aujourd’hui. Il y a 14 siècles cela s’appelait mariage et se pratiquait couramment.

        Et même jusqu’au moyen âge et en Europe, dans l’aristocratie et la monarchie, où c’était un moyen de sceller une alliance, sécuriser une fortune et même éviter des guerres.

        La bible (hébraïque), par exemple, laisse entendre des âges de mariage très jeunes pour les « matriarches » (épouses des patriarches).

        Au risque de me répéter : « On ne juge pas le comportement d’un berger illettré dans la péninsule arabique il y a 14 siècles à l’aune de la loi autrichienne du 21eme siècle. »

        Ainsi disent trois tribunaux autrichiens ET la CEDH.

        • André dit :

          « J’appelle cela de la pédophilie!!! « Non. Cela s’appelle ainsi aujourd’hui. Il y a 14 siècles cela s’appelait mariage et se pratiquait couramment. »

          Vous pouvez nous donner vos sources historiques ? ça m’intéresse beaucoup…

  3. Julius dit :

    La photo de la salle d’audience vide dégage un malaise qui illustre parfaitement la lâcheté et la soumission de cette décision prise par une entité sans nom dissimulée dans un anonymat honteux. Afin de préserver la paix il ne faut pas offenser la sensibilité religieuse de ceux qui crient le plus fort mais il n’est pas interdit d’offenser la sensibilité religieuse de ceux qui se taisent ou tendent l’autre joue. Raison de plus pour faire front dans la défense de la culture judéo-chrétienne.

  4. Ingrid Israël Anderhuber dit :

    Pour se dégager de ce piège, il suffit juste de ne jamais prononcer le nom de Mahomet, c’est tout.
    Les Chrétiens, ou Messianiques, continueront pour leur part à proclamer le nom de Jésus, Messie d’Israël et Sauveur, à annoncer le message du salut en Jésus dont la Bible dit : « Il n’y a sous le ciel aucun autre nom que celui de Jésus par lequel nous puissions être sauvés… », « car il y a un seul Dieu, et aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes, le Messie-Jésus, qui s’est donné lui même en rançon pour tous… » (Saul-Paul dans sa première lettre à Timothée, ch. 2, v. 5).
    Et pour dire cela nul besoin de prononcer le nom du prophète de l’islam, ou de critiquer Mahomet…

  5. jeanne dit :

    « Ils » disent prophète alors tout le monde dit : prophète.
    Questions:
    1 quelles est la ou bien quelles sont les prophéties faite par Mahomet ?
    2 est ce que Mahomet est un prophète?
    3 pourquoi ,vous acharnez-vois à parler du « prophète  » ou du prophète mahomet ?

    • Passepartout dit :

      Une définition courante : « Homme qui, inspiré par Dieu, parle en son nom pour faire connaître ses volontés et leurs manifestations futures». Naturellement rien ne précise si l’homme en question dit la vérité ou non.

      Contrairement à une idée répandue, prédire l’avenir (et pourquoi pas la météo ? Ou les résultats du loto ?…) n’est pas le « métier » du prophète. Ce qu’il « prétend » dire est la volonté divine et ce qui arriverait si nous nous conformerions (ou pas) à cette volonté.

      Cette définition s’applique parfaitement aux prophètes de la bible hébraïque, à Jésus ET à Mahomet,

    • Ingrid Israël Anderhuber dit :

      C’est la question à poser aux musulmans…
      De la même manière, les musulmans disent qu’Allah est Dieu, ce qui, d’après le message du Coran, n’est absolument pas le cas, le seul Dieu étant le Dieu Créateur, révélé dans la Bible.
      Alors, pour comprendre au moins de qui on parle, on dit : « le prophète de l’Islam », et « le Dieu de l’Islam » (qui n’est pas le Dieu de la Bible).
      Après, si des gens veulent des précisions à ce sujet, c’est aux musulmans qu’ils doivent s’adresser pour obtenir des réponses. A ces derniers alors d’argumenter et de convaincre pour prouver ce qu’ils disent, ce qu’ils ne pourront jamais, bien entendu…

  6. blourpophagus dit :

    reponse a passe partout
    1/ WIKIPEDIA
    ne saurait etre considere comme une source d’information objective et fiable surtout concernant tout ce qui touche a l’Islam et Au conflit israeloarabe.
    toutes les personnes interesses par ces questions et qui consultent Wikipedia depuis des annees(du fait d’un monopole de fait) le savent parfaitement et ce depuis fort longtemps.
    wikipedia n’a d’interet que pour des informations comme la date de naissance d’un personnage ou la superficie d’un pays.
    et encore !
    pour le reste il faut chercher d’autres sources.
    l’article sur le gatestone institute releve de la desinformation et de la diffamation.

    2/mahomet n’etait pas un berger mais un commercant.

    3/la vie de Mahomet , ses actions sa parole ne sauraient etre analysees relativement au contexte historique de l’epoque.
    il n’ y a rien a interpreter rien a relativiser.
    il est le Prophete d’Allah.
    le Coran lui a été dicte par l’ange Gabriel et c’est le message d’Allah.
    le Coran est incréé.
    Le message d’Allah est intemporel.
    La vie du Prophete n’a pas a etre critiquee ou relativisee ou anbalysee en fonction de ce qui se passait il y a « 1400 ans » et surtout elle est toujours une source d’exemple pour les croyants AUJOURD’HUI ET POUR TOUJOURS.
    il n’y a rien a interpreter rien a retrancher.
    les mutazilites sont morts depuis longtemps.
    les acharites ont remporte la bataille et les ont liquidés.
    les comparaisons avec les pratiques de mariage entre personnes tres jeunes des temps anciens dans les pays autres que musulmans ne sont donc absolument pas pertinentes.
    4/concernant l’age du mariage des femmes et surtout des petites filles je conseille a tous de consulter le site ISLAM QA.INFO
    un site extraordinaire tres pratique qui conseille et informe les croyants sur des questions de tous les jours.
    tout particulierement la reponse a la question d’un fidele reference 177280
    « le jugement de la fixation de l’age au mariage »
    il en ressort que:
    La Charia ne contient aucune limite pour l’age du mariage.
    Le Livre(Coran) et la Sunna (tradition) indiquent qu’il est juste de marier une petite fille mineure sans tenir compte d’une limite d’age.
    Un homme peut meme marier sa jeune fille vierge malgre elle.
    la permission de la jeune fille n’est meme pas necessaire.
    la preuve en est que concernant Aicha:
    « le Prophete(benediction et salut soient sur lui)a epouse Aicha alors qu’elle avait 6 ou 7 ans et a consomme le mariage quand elle n’en avait que neuf.(rapporté par Al_Bokhari et par Mouslim)il est bien connu qu’a cet age elle ne faisait pas partie des personnes dont on tient compte de la permission ».(donc on ne lui a meme pas demande sa permission pour faire ce que vous savez)
    IL EST DIT QUE LA PRATIQUE DU PROPHETE EST UNE SOURCE DE LEGISLATION POUR CETTE COMMUNAUTE(pas il y a « 1400 ans » mais bien aujourd’hui !)
    il semble que passe un certain age (15 ans peut etre ) il faille demander la permission de la jeune fille mais on peut passer outre moyennant le versement d’une somme au Juge la corruption etant permise seul le juge corrompu assumant la responsabilite de l’operation !
    « Quiconque introduit dans notre religion ce qui n’en fait pas partie le verra rejeter ».(reference a un projet de code civil des emirats interdisant les mariages avant 16 ans chez les filles et qui est considere, selon l’expert de ISLAMQA comme contraire a la loi etablie par Allah le majestueux et tres haut ).
    « NUL N’A LE DROIT D’IMPOSER UNE LEGISLATION AUTRE QUE CELLE ETABLIE PAR ALLAH ET SON MESSAGER »(en l’occurence il y a « 1400 ans » mais cette anciennete n’a aucun caractere anachronique bien au contraire ce qui a été énoncé il y a « 1400 ans » est totalement valable aujourd’hui.)
    ceci indique clairement que l’etablissement d’une loi qui fixe l’age au mariage est contraire a la loi islamique et ne doit pas etre obei.
    il est donc clair que ce qui se faisait il y a « 1400ans » doit pouvoir se faire aujourd’hui et toujours.
    5/il apparait clairement dans les attendus des jugements et des arrets des juridictions autrichiennes et europeennes que la motivation principale n’est pas la diffamation, le mensonge ou l’inexactitude ( comment cela aurait il ete possible puisque l’abus de mineure est patent inscrit dans le Livre)mais bien la crainte de provoquer des troubles avec risque pour l’ordre public de la part de la communaute musulmane.
    c’est desormais incontestablement un moyen jurisprudentiel surpuissant pour interdire tout commentaire toute analyse , toute revelation visant les musulmans et l’Islam meme et je dirais surtout si les fait sont avérés et incontestables.
    l’exactitude et la vérité ne sont plus des criteres de jugement.
    c ‘est la Lacheté qui dicte la Loi.
    qui ne le voit pas est atteint de cecite mentale ou est coupable d’une insigne mauvaise foi.

    • Passepartout dit :

      Vous citez, blourpophagus,la loi islamique.

      MAIS elle est hors sujet ;

      Vu que les juridictions en question (autrichiennes et européenne) n’ont tenu compte que de la loi autrichienne.

      Vous prétendez que « la motivation principale (des juridictions) n’est pas la diffamation … mais bien la crainte de provoquer des troubles … ». Autrement dit, les juridictions avaient des motivations politiques et non judiciaires.

      Il n’y a RIEN qui permette de le dire.

      Rappelons la justice française dans le cas Bensoussan, qui a acquitté ce dernier deux fois. Ni crainte ni motivation politique quelconque. Pourquoi ne serait-ce le cas de l’Autriche ou de l’Europe ?

      • André Mamou dit :

        Bensoussan et la justice française ne peuvent pas être mis sur le même plan que le cas de l’autrichienne et de la justice de son pays.

        • Passepartout dit :

          Etes-vous, AM, devant l’écran 24/24?
          est-ce vraiment utile, sachant que vous charcutez mes commentaires sans aucune raison?
          Vous devriez vous reposer un peu; ça se passera très bien sans vous.

          • André Mamou dit :

            Je les charcute pour pouvoir les publier ! Tribune juive ne publie pas les insultes, les attaques personnelles . Les commentaires inutilement méchants n’ont pas de place chez nous ! Écrivez donc d’une maniere Courtoise, civilisée et vous m’épargnerez de réfléchir à la façon de vous publier sans déclencher des représailles de la part de ceux que vous attaquez pour donner libre cours à votre agressivité ! Exemple «  Ça se passera très bien sans vous «  Soignez vous , consultez !

    • Ingrid Israël Anderhuber dit :

      Il est dit ici : « le Coran lui a été dicte par l’ange Gabriel et c’est le message d’Allah. »

      Or à noter que cet ange Gabriel ne peut en aucun cas être l’ange Gabriel BIBLIQUE dont il est dit dans la BIBLE, 700 ans AVANT la naissance de Mahomet :

      « l’ange Gabriel fut envoyé par DIEU dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, chez une vierge fiancée à un homme de la maison de David ; le nom de la fiancée était Marie. Il entra chez elle et dit : (…) Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici : tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé FILS DU TRES-HAUT, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son ancêtre. Il régnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne n’aura pas de fin. Marie dit à l’ange : Comment cela se produira-t-il puisque je n’ai pas de relations sexuelles avec l’homme ? L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’EST POURQUOI le SAINT enfant qui naîtra de toi sera appelé FILS DE DIEU. »

      Voilà donc le message de l’ange Gabriel de la part de Dieu, Dieu de la Bible, Dieu d’Israël, 700 ans AVANT la naissance de Mahomet. Or cette prophétie divine a eu SON ACCOMPLISSEMENT : Le FILS DE DIEU, Jésus, est né. Par conséquent…

      Par conséquent, cet ange Gabriel qui, 700 ans APRES la naissance du FILS DE DIEU, dicte le Coran à Mahomet et lui fait dire qu’Allah est Dieu et qu’Allah n’a pas de fils, n’est absolument pas l’ange Gabriel de la BIBLE, et donc Allah n’est pas le Dieu de la Bible, car le Dieu de la Bible, Dieu d’Israël dit de lui-même qu’il n’est pas homme pour mentir. Dieu ne se contredit pas, ce qu’il a dit demeure : Jésus, FILS DE DIEU, SON FILS…

      Donc qui est ce second ange Gabriel qui nie la DIVINITE de Jésus, 700 ans APRES la prophétie accomplie de l’ange Gabriel BIBLIQUE ?

      • Passepartout dit :

        Je suis jaloux de vos certitudes, Frau Ingrid. Moi qui suis atteint de la malédiction talmudique héréditaire de mes ancêtres, qui me fait douter et contester tout ce qui bouge (et le reste).

        Enfin… relativisons. Mon pauvre cousin lointain Spinoza était bien plus atteint que moi. Et bien d’autres.

        Vous me faites penser à une de vos congénères qui avait, elle aussi, bien de certitudes chevillées au corps:

        « Sancta Simplicitas ! » (Sainte innocence) est l’exclamation en latin poussée par le réformateur social et religieux tchèque Jan Hus depuis son bûcher, dressé par l’inquisition, bras armé de l’église catholique, le 6 juillet 1415.
        Son crime ? Douter, contester le dogme ; ouvrant la voie à « l’hérésie » protestante.
        Le feu tardant à prendre, une vieille paysanne s’approcha pour jeter à son tour un fagot dans le brasier, s’attirant la sarcastique remarque de Jan Hus.

        • Ingrid Israël Anderhuber dit :

          En clair, Herr Passepartout ?!

          • Passepartout dit :

            Avec vos certitudes vous auriez fait, au moyen âge, une excellente apporteuse de fagots au bûcher de Jan Hus (ou de Giordano Bruno et d’autres si affinité).
            Voire montée en grade dans les rangs de la Sainte Inquisition.

            Bref, vous êtes une Sainte Innocence ; à béatifier illico.

            • OLIVIER COMTE dit :

              Cher Monsieur,
              Je ne sais toujours pas si vous êtes une clef universelle, perspective inquiétante, ou un ami de Jules Verne, idée plus agréable.
              André Mamou, malgré ses nombreux crimes encore inconnus, est un exemple du Juif viscéralement républicain, groupe en voie d’extinction. De plus, inquiet de la multiplication des perquisitions Macroniennes (« je suis la loi »), je craignais pour ma collection des oeuvres complètes de Lénine, dédicacées de façon très amicale par Walter Ulbricht, et j’avais confié mon trésor à M Mamou.
              Je crains qu’il ne vous balance les volumes sur la tête si vous persistez à vouloir franchir les douves de TJ en l’insultant.
              Ingrid Anderhuber ne m’est jamais apparue comme catholique, il est donc inutile de l’insulter pour foudroyer l’Eglise. Ses idées sont toujours intéressantes, comme minoritaires et peu connues.

              Sur le fond, l’Inquisition ne fut jamais le bras armé de l’Eglise. L’arme de la répression temporelle appartenait au pouvoir politique qui pratiquait l’adultère réciproque avec l’Eglise, ce qui reste le crime historique de l’Eglise.
              Jan Hus était un prêtre et Giordano Bruno un religieux, leurs graves erreurs de doctrine, l’hérésie proclamée de façon répétée,menaçaient sérieusement l’unité de l’Eglise et l’Inquisition servit justement l’Eglise.

              La corruption de l’Inquisition fut d’accepter la peine de mort, prononcée et exécutée par le pouvoir politique qui se sentait menacé par les attaques contre l’Eglise-soutien du pouvoir princier; également de glisser vers des affaires, comme la sorcellerie, qui ne menaçaient pas l’unité de l’Eglise.

              Je sors quelques fagots de la cave pour les faire sécher, dans l’idée de votre conversion suivie d’une apostasie.

              fraternellement,

  7. OLIVIER COMTE dit :

    Le texte de l’arrêt du 25 octobre se trouve (en anglais) sur le site de la CEDH (CASE OF E.S.v.AUSTRIA). Je n’aime pas plus cet animal que la CJUE mais je n’ai vu aucune « adoption de la charia ». Celle-ci, comme la CEDH et la CJUE prétend dominer le droit souverain des pays; ces deux sympathiques organisations menacent la souveraineté des pays et sont particulièrement aimées par les Britanniques qui ont vu des activités terroristes échapper à leur justice nationale, par crainte de cette contre-justice internationale. La charia ne menace pas seulement les souverainetés nationales mais les libertés publiques de tous les pays, musulmans ou non. Il importe donc de ne pas céder un pouce à cette menace, qu’elle prenne la forme de revendications ou de lamentations. La CEDH n’a pas cédé et Passepartout est parfaitement fondé dans son raisonnement; il ne peut être accusé d’être devant l’islam comme Passepartout devant le prédicateur mormon dans le train attaqué par les indiens. Il est agréable de lire des raisonnements intelligents, plus que d’entendre des grands cris qui servent la posture habituelle des « victimes » islamistes.

    Le rappel du code pénal autrichien est plus inquiétant que l’arrêt de la CEDH. De la même façon que l’initiative malheureuse du président Giscard d’Estaing, il pose la tolérance religieuse au même niveau que la tolérance raciale, et condamne comme actes d’intolérance non les actions délictueuses et criminelles, qui sont la forme actuelle de l’antisémitisme, mais les critiques des religions établies qui seraient perçues par les fidèles comme des insultes et des menaces contre eux-mêmes. Voici le ver, voilà le fruit. Les libertés publiques sont gravement menacées par ces idioties vertueuses qui prétendent assurer la « paix religieuse » en
    subvertissant la Liberté. Le Christianisme comme l’Islam sont historiquement des institutions de pouvoir temporel qui doivent accepter les critiques et attaques politiques que tout pouvoir justifie par nature. Assommer les libertés publiques à grands coups de fidèles frissonnants au vent cruel des attaques contre les religions est une IMPOSTURE et une INFAMIE. Dans ce sens, la CEDH est condamnable comme reprenant de vieilles obscurités pour éclairer de vieilles lanternes.

    Si les lecteurs de TJ sont saisis d’un zèle juridique louable et tombent sur la jurisprudence autrichienne et l’OTTO PREMINGER INSTITUT, ils doivent savoir qu’OP avait toujours refusé les honneurs autrichiens et toute visite en Autriche, dans le souvenir de l’antisémitisme autrichien qui n’avait pas attendu l’annexion. Le nom n’était qu’un hommage au génie de l’industrie cinématographique.

  8. Ingrid Israël Anderhuber dit :

    Le jour où vous connaîtrez la Bible, vous ferez alors la différence entre les religions des hommes, toutes plus ou moins sous influence diabolique, et l’enseignement biblique, seule référence véritable à l’engagement et à la foi en Dieu, Dieu de la Bible, Dieu d’Israël, Dieu du Messie Jésus, et mon Dieu…

    Alors vos histoires de fagots, bûchers de je ne sais qui, d’inquisitions, de sainte innocence, de béatification etc., si vous y étiez, pour ma part, je n’y étais pas…

    Je suis responsable de ce qui se passe aujourd’hui, à mon époque, et de ce que je peux faire à ce niveau. Le passé, je n’en suis pas responsable, et d’ailleurs, je n’y ai eu aucune part. Maintenant, par rapport à ce que j’en ai appris à l’Ecole, si j’ai pu en tirer des leçons pour ma propre vie, eh bien, je l’ai fait, en regardant néanmoins toujours devant moi. Je marche en regardant devant et non pas derrière, au risque de trébucher, et de tomber.

    Ma responsabilité est de vivre et de conduire AUJOURD’HUI ma vie sous le regard de mon Dieu, en étant utile à ceux auprès de qui Dieu m’a placée, et à ceux vers lesquels Dieu m’envoie..

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