Quatre poèmes de Daniel Pereira-Egan

Béni soit le mot

Être

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le mot

Autre

béni soit

Être comme Autre.

 

Puise

à l’essentiel

pour en trouver

un autre

autre que toi

autre que moi.

Sibérie : goulag du cœur

nourri de neige jaunie

et longues queues stalinisées

de dents claquantes.

 

Hommes et femmes

vieux avant l’heure

attente et encore attente

simulacre de procès.

 

Débordant d’un désir obscur

odes remplies de larmes

cette nuit vide

un vain écho.

 

L’amour fiévreux

au pied des vestiges

cris de douleur

dans des voix captives.

 

Viens voir, scrute le pays non pays, paysage

de personne, horizon insondable, on s’attarde.

Viens voir l’étranger, l’exil de tous les exilés

sans abri, un toi, un moi en voie de disparition.

Viens voir comment la moisissure s’attache

à la pierre, comme les arbres pleurent la forêt.

Viens voir, peuplade perdue, lamentations

écoute le bruissement des feuilles écrasées.

 

Au pied de la colline

une lumière jaillit à l’horizon

en forme de dôme lisse

rappelle des souvenirs en herbe

la première fois l’amour a nommé le soleil

et tu as vu ta vie comme entière.

 

Daniel Pereira-Egan

 

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