Moïse: du prince d’Egypte au sauveur d’Israël par Noga Bar Noye

Il était une fois…

L’histoire de Moïse pourrait ressembler à un conte de fée, elle pourrait même commencer par “il était une fois, une maman juive qui pour sauver son fils d’une mort inévitable, le mit dans un couffin sur le Nil. Le bébé est trouvé par la fille de Pharaon, roi d’Egypte, qu’elle adopte et élève comme son propre fils”.

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Cet enfant, Moïse, devient un homme qui ne sait pas qu’il est juif, puisqu’il a été élevé comme un prince.  Ce n’est que quand il voit l’Egyptien frapper un juif, qu’il ressent en lui une profonde injustice, un sentiment d’appartenance aux enfants d’Israël s’éveille en lui qui le pousse à tuer l’Égyptien et à fuir immédiatement dans le désert, sans toujours comprendre qui il est vraiment.

La découverte du judaïsme

C’est dans la maison de Jéthro qu’il fera son éducation après avoir rencontré sa future femme près d’un puits. Il y restera 40 ans. Il entreprendra une sorte de conversion et adoptera de nouvelles valeurs, celles de l’amour d’autrui, de la foi, de la liberté, de l’égalité, qui seront ses futures armes pour affronter Pharaon.

Moïse apprend sa mission divine après l’épisode du buisson ardent et avec l’aide de son frère, Aaron, retourne en Egypte pour accomplir sa mission: libérer les enfants d’Israël de l’esclavage. Tel un fidèle berger, qui ne vacille pas, ni ne renonce malgré l’adversité, il parvient à faire sortir les juifs d’Egypte, après maintes péripéties.

L’histoire ne s’arrête pas là, ni ne se termine par “ils vécurent heureux etc.”, mais l’exemple de Moïse devrait tous nous inspirer et ce particulièrement de nos jours, où nous sommes tous les esclaves des demandes de notre ego.

L’Egypte moderne

Il serait bon que nous aussi, nous sortions de la maison de Pharaon et repensions aux valeurs humaines qui donnent un sens à la vie.

Tout ce que Moise a vécu, nous devons nous aussi le vivre comme il est écrit « à chaque génération, chacun doit se considérer comme étant lui-même sorti d’Égypte ».

Certes nous n’avons pas besoin de nous en Egypte, mais nous devons sortir de l’esclavage de notre ego et développer la solidarité et l’unité, des valeurs qui manquent cruellement aujourd’hui au sein du peuple d’Israël.

Cette sortie d’Egypte et cette solidarité nous pourrons l’atteindre en choisissant de vivre ensemble comme il est écrit « choisis la vie », et non pas le chemin de souffrances et des 10 plaies, comme il est écrit dans le Zohar « toutes les calamités au monde ne viennent que pour Israël (Yevamot 63), où dans le Talmud (Yoma 9) que le Temple a été détruit à cause de la haine gratuite.

En choisissant l’unité et non la division, nous donnerons toute sa dimension à fête de la liberté.

Bonne fête !

Noga Bar Noye

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5 commentaires pour “Moïse: du prince d’Egypte au sauveur d’Israël par Noga Bar Noye
  1. Ingrid Israël Anderhuber dit :

    Vous dites à propos de la destruction du Temple : «… il est écrit (…) dans le Talmud (Yoma 9) que le Temple a été détruit A CAUSE de la haine gratuite. » Or, voici ce qui est exactement écrit dans la Bible à ce sujet :

    « Jésus approchait déjà de Jérusalem vers la descente du mont des Oliviers (…) Comme il approchait de la ville, Jésus en la voyant pleura sur elle et dit : Si tu connaissais, toi aussi, en ce jour, les choses en vue de ta paix ! Mais maintenant c’est caché à tes yeux. Il viendra sur toi des jours où tes ennemis t’environneront de retranchements, t’encercleront et te presseront de toutes parts ; ils te nivelleront au ras du sol, toi et tes enfants au milieu de toi, et ne laisseront pas en toi pierre sur pierre, PARCE QUE tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée. » (Evangile selon Luc, chap. 19, v. 37 à 44)

    Environ 40 ans plus tard, exactement en l’an 70, cette prophétie de Jésus s’est parfaitement réalisée au moment où les armées romaines de Titus ont détruit la ville et le Temple. Si donc la destruction prophétique matérielle de la ville et du Temple a eu son effet, la cause à l’origine de cet effet, comme vu ici, était donc véritablement non pas « la haine gratuite » mais bien : « PARCE QUE tu n’as pas connu le temps où tu as été visitée ».

    Les invasions en Israël, suivies de la destruction du Temple, et de la dispersion du peuple parmi les nations sont TOUJOURS le fait de DIEU. Ce n’est jamais gratuit mais toujours lié aux péchés du peuple. Pour ce qui concerne les retours du peuple dans son pays, idem. C’est également TOUJOURS le fait de DIEU.
    C’est la BIBLE qui nous l’enseigne, c’est donc elle qu’il faut lire avant tout autre livre « religieux » pour connaître la vérité plutôt que les interprétations humaines religieuses qui faussent la réalité des choses, leur compréhension, et induisent en erreur…

  2. Sergio26 dit :

    Bonjour votre remarque est intéressante du point de vue chrétien. Toutefois une de vos phrase ne passe pas à mon entendement quand vous dites: « Ce n’est jamais gratuit mais toujours lié aux péchés du peuple. » La gratuité ici n’exempte pas la responsabilité MAIS VOUS NE LA COMPRENEZ QUE PARTIELLEMENT.
    Sans entrer dans trop de détails la cause est liée à l’interprétation des sacrifices d’animaux effectués sur le parvis du Temple de Jérusalem.
    Un Romain (qui occupait la Judée) veut faire une offrande au Temple soit le sacrifice pour exaucer un vœu. Pour ce venger d’un confrère un Hébreu choisit pour ce Romain un animal ayant un défaut physique, sachant pertinemment que l’OFFRANDE SERA REFUSÉE. Par « haine gratuite » signifie qu’un Hébreu dénigre un autre Hébreu via un Romain. Ce qui devient pour Rome un outrage. Une insulte. Ce qui est gratuit ici est la haine entre membre du même peuple. Une faille qui justifie déjà le mépris des Romain pour ce peuple qui n’a qu’un seul Dieu et non plusieurs et induit Rome dans la haine. En poussant plus loin cette remarque il faut considérer que pour les Hébreux (ils ne deviendront des Juifs soit des Judéens en exil que plus tard) les sacrifices de d’animaux ou d’oiseau ou de volaille sont des substituts au « dit » sacrifice d’Isaac qui n’eut pas lieu. Le mot exact est « akédat » en hébreu soit « ligature ». Au sens physique Abraham attache son enfant et au sens spirituel la ligature, le lien fondateur entre Dieu et Israël. La différence théologique et anthropologique fondamental qui sépare les Juifs des Chrétiens est là. Aucun être humain ne peut être sacrifié comme sauveur, comme réparateur de fautes, en place d’un animal. Là ou Israël met symboliquement FIN au sacrifice des nouveaux nés (pratique de tous le bassin méditerranéen et jusqu’en Perse….) le christianisme achève le sacrifice et déifie Yoshua (Jésus) . La non reconnaissance de Jésus comme sauveur tient à cela. 1) Tu choisiras la vie (et non le sacrifice humain). 2) Aucun homme ne peut se nommer fils de Dieu. 3) Jésus est symboliquement appelé  » Agnus dei » « Agneau de Dieu » car il vient prendre la place d’Isaac qui n’est pas sacrifié sur le Mont Moriah, comme Jésus le sera sur le Golgotha. La blessure existentielle entre Jésus et Israël est là. Telle est la source de l’antisémitisme.
    Il est enfin paradoxal mais cohérent que Rome qui tue Jésus devienne la capitale de la chrétienté. Juda soit Israël, se retrouve dans un double exil, certes par la haine gratuite entre deux Hébreux et la haine polythéiste de Rome à l’égard du Dieu unique. Jésus a vécu et est mort en Judéen, soit en Juif. Que le christianisme attribue l’exil d’Israël à sa non reconnaissance de Jésus comme prophète relève à rebours de la « coulpe » d’Israël comme peuple en son refus de reconnaissance de Jésus comme Messie. Là où la Pâques juive fête la libération et liberté comme responsabilité collective pour la vie et devant Dieu, le Christianisme célèbre la Pâques comme mémoire d’un sacrifice humain commis par Rome devant la mort et devant Dieu.
    La « gratuité » concerne la haine, autant du point chrétien que du point de vue juif. C’est ce point là que Juifs et Chrétiens ont en commun. Ne pas haïr mais aimer son prochain. À un moment où Chrétiens est Juifs sont la cible de l’Islamisme nous devons nous en souvenir et être solidaires en éthique, malgré nos différents théologiques, car ce sont NOS VIES confondues qui sont en danger d’être traitées en « moutons à sacrifier ».
    Si nous devenons les « moutons de Dieu » au nom d’Allah ( la gorge tranchée), il ne restera rien des œuvres salvatrices de Moïse et de Jésus.

  3. Sergio26 dit :

    Pardon je viens ci-dessous corriger quelques coquilles, car en faisant un « Return » mon texte est parti avant que je fasse mes corrections.
    Bonjour votre remarque est intéressante du point de vue chrétien. Toutefois une de vos phrases ne passe pas à mon entendement quand vous dites: « Ce n’est jamais gratuit mais toujours lié aux péchés du peuple. » La gratuité ici n’exempte pas la responsabilité MAIS VOUS NE LA COMPRENEZ QUE PARTIELLEMENT..
    Sans entrer dans trop de détails la cause est liée à l’interprétation des sacrifices d’animaux effectués sur le parvis du Temple de Jérusalem.
    Un Romain (qui occupait la Judée) veut faire une offrande au Temple soit le sacrifice pour exaucer un vœu. Pour ce venger d’un confrère, un Hébreu choisit pour ce Romain un animal ayant un défaut physique, sachant pertinemment que l’OFFRANDE SERA REFUSÉE. Par « haine gratuite » signifie qu’un Hébreu dénigre un autre Hébreu via un Romain. Ce qui devient pour Rome un outrage. Une insulte. Ce qui est gratuit ici est la haine entre membres du même peuple. Une faille qui justifie déjà le mépris des Romains pour ce peuple qui n’a qu’un seul Dieu et non plusieurs et donc induit Rome dans la haine. En poussant plus loin cette remarque il faut considérer que pour les Hébreux (ils ne deviendront des Juifs, soit des Judéens en exil que plus tard) les sacrifices d’animaux, d’oiseaux ou de volailles sont des substituts au « dit » sacrifice d’Isaac qui n’eut pas lieu. Le mot exact est « akédat » en hébreu soit « ligature ». Au sens physique, Abraham attache son enfant et, au sens spirituel la ligature est le lien fondateur entre Dieu et Israël. La différence théologique et anthropologique fondamentale qui sépare les Juifs des Chrétiens est là. Aucun être humain ne peut être sacrifié comme sauveur, comme réparateur de fautes, en place d’un animal. Là où sraël met symboliquement FIN aux sacrifices des nouveaux nés (pratique de tous le bassin méditerranéen et jusqu’en Perse….) le Christianisme parachève le sacrifice et déifie Yoshua (Jésus). La non reconnaissance de Jésus comme Sauveur ( Messie) tient à cela.
    1) Tu choisiras la vie (et non le sacrifice humain). 2) Aucun homme ne peut se nommer fils de Dieu. 3) Jésus est symboliquement appelé  » Agnus dei » « Agneau de Dieu » car il vient prendre la place d’Isaac qui ne fut pas sacrifié sur le Mont Moriah, comme Jésus le sera sur le Golgotha. La blessure existentielle et théologique entre Jésus et Israël est là. Telle est la source de l’antisémitisme.
    Il est enfin paradoxal mais cohérent que Rome qui tue Jésus devienne la capitale de la Chrétienté. Juda soit Israël, se retrouve dans un double exil, certes par la haine gratuite entre deux Hébreux et la haine polythéiste de Rome à l’égard du Dieu unique. Jésus a vécu et est mort en Judéen, soit en Juif. Que le christianisme attribue l’exil d’Israël à sa non reconnaissance de Jésus comme prophète relève à rebours de la « coulpe » d’Israël comme peuple en son refus de reconnaissance de Jésus comme Messie. Là où la Pâques juive fête la libération et liberté comme responsabilité collective pour la vie et devant Dieu, le Christianisme célèbre la Pâques comme mémoire d’un sacrifice humain commis par Rome devant la mort et devant Dieu.
    La « gratuité » concerne la haine, autant du point chrétien que du point de vue juif. C’est ce point là que Juifs et Chrétiens ont en commun. Ne pas haïr mais aimer son prochain. À un moment où Chrétiens et Juifs sont la cible d’un Islamisme conquérant, nous devons nous en souvenir et être solidaires en éthique, malgré nos différents théologiques, car ce sont NOS VIES confondues qui sont en danger d’être traitées en « moutons à sacrifier ».
    Si nous devenons les « moutons de Dieu » au nom d’Allah (la gorge tranchée), il ne restera rien des œuvres salvatrices de Moïse et de Jésus.

  4. Ingrid Israël Anderhuber dit :

    A Sergio26.
    Merci pour vos commentaires.
    Vous dites : « Aucun être humain ne peut être sacrifié comme sauveur, comme réparateur de fautes, en place d’un animal».
    Or, dans la Bible, le réparateur de fautes est le SANG « car l’âme de la chair est dans le SANG. Je vous l’ai donné sur l’autel [dit l’Eternel] afin qu’il servît d’EXPIATION pour vos âmes, car c’est par le sang que l’âme fait l’EXPIATION. » (Lévitique 17, 11)

  5. Ingrid Israël Anderhuber dit :

    Merci André Mamou pour la concision. Mais, de quel SANG est-il question alors ?

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