Les leçons d’Entebbe, par Raphaël Nisand

Cette fois-ci, une fois n’est pas coutume , je me raccroche à l’actualité cinématographique.

Un film intitulé Entebbe sort en salles à partir de mercredi.

Il raconte l’histoire véridique de cet avion d’Air France qui devait relier Tel Aviv à Paris le 27 juin 1976 avec plus de 200 passagers à bord.

Cet avion fut détourné par un commando terroriste pro-palestinien comprenant 7 pirates de l’air , 5 membres du FPLP front populaire de libération de la Palestine encore aujourd’hui membres de l’OLP de Yasser Arafat et de Mahmoud Abbas et 2 membres du groupe Baader-Meinhof encore appelé Rote armee fraktion, un groupe d’extrême gauche qui a disparu depuis.

Les pirates de l’air armés ont détourné l’avion vers l’aéroport ougandais d’Entebbe où l’avion fut autorisé à atterrir.

Il se passa ensuite des choses tout à fait extraordinaires dont les leçons méritent d’être retenues.

Loin d’être inquiétés les pirates de l’air ont été reçus avec de grands honneurs par le dictateur Idi Amine Dada.

L’armée ougandaise vint à la rescousse des pirates de l’air pour garder les otages et les pirates purent bénéficier de hangars sur l’aéroport pour y entreposer leurs otages.

On vit cette chose hallucinante : les otages firent l’objet d’un tri, fait d’ailleurs, ironie de l’histoire, en partie par les allemands, un tri donc mettant à part les passagers israéliens et juifs, voués à une mort certaine et les passagers non juifs qui eux furent libérés sans négociation.

Il faut noter que l’équipage d’Air France à qui la liberté fut offerte puisque non juif a refusé ce déshonneur avec une grandeur d’âme qui force l’admiration.

Une fois les passagers juifs « sélectionnés » et parqués dans un hangar de l’aéroport les négociations ont commencé avec Israël. Les israéliens n’ont  jamais vraiment négocié avec aucun preneur d’otages.

4 ans après le massacre perpétré par septembre noir, une autre organisation terroriste palestinienne, elle aussi filiale de l’OLP,  lors des jeux olympiques de Munich, les israéliens savaient qu’ils ne pouvaient compter que sur eux-mêmes.

A Munich tous les otages israéliens ont été assassinés de sang froid par les preneurs d’otages palestiniens au mépris de la trêve olympique et du droit de la guerre. Une opération d’une complexité et d’une audace incroyables a donc été improvisée en quelques jours et l’armée Israélienne a transporté à 4000 kilomètres d’Israël en territoire hostile un commando d’élite destiné à tenter de libérer les otages.

Cette opération fut un succès quasi total c’est à dire que les prisonniers du hangar au nombre de 102 furent presque tous libérés sans blessure et que les membres du commando ont pu presque tous revenir en Israël avec les otages libérés. Au passage le commando israélien a détruit les 8 migs ougandais, avions de chasse de fabrication russe ( tiens tiens, toujours la Russie ) afin qu’ils n’attaquent pas l’avion ramenant les otages.

Yoni Netanyahou

Cette formidable  opération suscite bien sûr une admiration sans mélange pour le courage et l’humanisme de ces soldats d’élite qui ont su sauver tant de vies avec une telle abnégation. Nos pensées vont aussi bien sûr à 2 personnes qui elles ne sont pas revenues vivantes : Yoni Netanyahou le commandant du groupe d’élite est mort au combat, que son souvenir soit béni. C’était un héros et par parenthèse c’était le frère ainé de l’actuel premier ministre israélien Benyamin Netanyahou .

L’autre personne qui n’est pas revenue c’est une vieille dame âgée de 73 ans Dora Bloch si souffrante qu’il avait fallu l’hospitaliser dans la capitale ougandaise Kampala et qui n’était donc pas présente lors de l’opération israélienne. Le dictateur Idi Amine Dada fraîchement converti à l’islam la fit assassiner dans son lit d’hôpital après le départ victorieux des Israéliens.

Idi Amine Dada qui avait été reçu en chef d’Etat par Georges Pompidou perdit le pouvoir peu de temps après l’affaire d’Entebbe et trouva un refuge très plaisant en Arabie Saoudite où il coula des jours luxueux et paisibles à l’invitation du roi .

Quelles leçons tirer d’Entebbe ?

La première c’est que le terrorisme palestinien ne change pas de nature, il pourchasse toujours juifs et israéliens sans aucune discrimination dans l’antisémitisme faisant ainsi la preuve qu’antisionisme et antisémitisme sont les 2 facettes d’une même pièce de monnaie.

La deuxième leçon c’est que le terrorisme palestinien est toujours aidé par les mêmes idiots utiles de l’extrême gauche .

La troisième c’est qu’heureusement qu’Israël ne laisse pas faire ..

Raphaël Nisand
Chroniqueur hebdomadaire sur Radio Judaïca Strasbourg
Avocat du BNVCA

Tagués avec : , , , , , , , ,
Publié dans cinéma
2 commentaires pour “Les leçons d’Entebbe, par Raphaël Nisand
  1. eitan dit :

    six preneurs d’otages sont tués, trois otages (Jean-Jacques Mimouni, Pasco Cohen et Ida Borochovitch) et un soldat israélien (Jonathan Netanyahou)

  2. Gross dit :

    M. Nisand,
    Vous avez omis de dire que 3 des otages israéliens ont été tués lors de cette opération.
    Ils ne méritent pas notre oubli.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Abonnez-vous à notre newsletter