Festival du cinéma israélien : 18 eme édition du 13 au 20 mars

Les cinéphiles parisiens ne seront pas déçus.. Le festival du cinéma israélien leur donne rendez vous du 13 au 20 mars. Un événement très attendu, qui offre pour cette 18 eme édition une sélection très ambitieuse.

Nous avons rencontré Hélène Schoumann la Présidente du Festival pour en savoir un peu plus

Tribune Juive : Pouvez vous revenir sur le retrait de l’Ambassade d’Israel à Paris à la soirée d’ouverture qui a fait il y a quelques jours les gros titres de la presse nationale?

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Hélène Schoumann : Alors que le festival se présentait sous les meilleurs auspices, et que le carton d’invitation était prêt, nous avons appris que l’Ambassadrice de France en Israël Aliza Bin Noun ne viendrait pas à la soirée d’ouverture. En cause, la diffusion du film Foxtrot, du réalisateur israélien Samuel Maoz.

Miri Regev la Ministre israélienne de la culture et des sports est partie en croisade contre ce film

Elle avait alors accusé le réalisateur de prêter le flanc à une accusation de « meurtre rituel » dans les rangs des soldats israéliens.

Tribune Juive : Ce film suscite véritablement la controverse?

Hélène Schoumann : Mais ce film nous aura le plus marqué cette année, il a quand même reçu un lion d’argent à Venise, il était présent dans la compétition des Oscars pour le prix du meilleur film étranger. Je l’ai vu ce film, je n’y ai rien vu de choquant Je ne vois rien qui soit contre Israël.

L’Ambassade d’Israël en France soutient le festival depuis sa création

Je trouve dommage que le gouvernement s’immisce dans l’organisation du festival dont la vocation est de  montrer toutes les facettes de la société israélienne, je regrette cette polémique qui fait se réjouir le BDS

Ce boycott vient de mon propre camp, j’ai plus une vision artistique des choses que politique, je ne suis pas une politicienne

FOXTROT

Tribune Juive: Voyez vous dans ce veto une menace pour la liberté d’expression?

Hélène Schoumann : Je m’inquiète effectivement pour la liberté d’expression Le festival est placé sous le signe de l’ouverture culturelle, de la création et du dialogue. Il invite réalisateurs, producteurs, professionnels du cinéma israélien pour créer un lieu de rencontres et d’échanges, tout cela sans aucun parti pris. Le meilleur du cinéma Israélien est au rendez vous, contribuant à la renommée et au sérieux de ce festival depuis 18 ans. Cette ingérence du pouvoir dans l’art est inhabituelle. Cette décision, est en totale contradiction avec la liberté d’expression des cinéastes israéliens toujours défendue par Israël jusqu’à aujourd’hui

Tribune Juive : Qui sera le parrain cette année?

Hélène Schoumann : Après Aurelie Atika et Grégory Fitoussi l’an dernier, c’est Michel Hazanavicius, réalisateur oscarisé de The Artist qui sera le Parrain de cette 18 eme édition et nous sommes très fiers.

Tribune Juive : Qu’avez vous prévu en programmation?

Hélène Schoumann: Notre programme met en avant les meilleurs films de l’année 2017. Nous  proposerons 10 longs métrages en avant première précédés par des courts métrages dont le Testament, premier long métrage d’Amichai Greenberg, Sauver Neta, et les Destinées d’Acher de Matan Yair

Death of a poetess proposera un angle cinématographique poétique avec une histoire composée comme un chant pour deux voix féminines.

Eran Riklis est mis à l’honneur, avec cinq de ses films dont Volcan Junction et Zohar,  jamais distribués en France et « le dossier Mona Lina » pour la soirée de clôture le 20 mars

N’oublions pas le film The cakemaker  d’Ofir Raul Graiser et Maktub d’Oded Raz

Nous verrons une sélection de documentaires primés au Festival de Jérusalem et Haïfa

La saison 2 de la série Fauda est très attendue, elle fait partie de notre programmation.  Les enfants ne sont pas en reste avec Igor and the Cranes d’Evgeny Ruman

Tribune Juive : A qui rendrez vous hommage cette année ?

Hélène Schoumann : Comme à son habitude, le festival rend hommage à plusieurs personnalités. Nous rendrons cette anneé un hommage appuyé à David Perlov grand documentaliste des années soixante.

Le centre visuel du grand Musée de l’holocauste Yad Vashem présentera  deux chefs-d’œuvre restaurés de David Perlov, Souvenirs du Proces Eichmann et À la Recherche du Ladino.

Hélène Schoumann

Tribune Juive : Des rencontres et débats sont ils prévus?

Hélène Schoumann : plusieurs réalisateurs et comédiens seront présents. Une version restaurée du chef d’œuvre « État de Siège» de Gilberto Tofano sera suivie d’un débat avec un invité surprise

Le film Holy Air, une nouveauté chargée en émotion sera présenté en présence de l’actrice Laëtitia Edo le dimanche 18 mars à 22h ainsi que le lundi 19 à 17h30.

Festival du cinéma israélien du 13 au 20 Mars au Majestic Passy , 18 rue de Passy à Paris 16 eme pour découvrir cette 18ème Edition.

Toute l’information est disponible sur internet www.festivalcineisraelien.com et vous pourrez télécharger le programme tant attendu.

La billetterie ouvre le 6 mars au Majestic Passy et en ligne sur www.lesecransdeparis.fr.

On vous y attend nombreux

Sylvie Bensaid

Passionnée d'information, Sylvie Bensaid diplômée en marketing et communication, commence sa carrière dans le Groupe Havas. Elle rejoint le magazine Tribune Juive aux côtés de Jacquot Grunewald puis d’Ivan Levai où elle prend la tête de plusieurs rubriques et participe au développement du magazine. Très impliquée dans la vie de la Cite, Sylvie Bensaid participa aux municipales dans le douzième arrondissement avec Jean Marie Cavada et Christine Lagarde. Elle est aujourd'hui la rédactrice en chef adjointe du site tribunejuive.info.

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4 commentaires pour “Festival du cinéma israélien : 18 eme édition du 13 au 20 mars
  1. André dit :

    « Foxtrot, du réalisateur israélien Samuel Maoz… a quand même reçu un lion d’argent à Venise, il était présent dans la compétition des Oscars pour le prix du meilleur film étranger. »

    Sans blague…

    • André Mamou dit :

      Les films israéliens accusant Israël, dénonçant les religieux, calomniant l’armée Ont une chance d’etre Projetés dans les festivals et de trouver des financements! Producteurs et metteurs en scène qui se livrent à cette véritable trahison sont méprisables. Ils le font pour l’argent et pas du tout par conviction.Le Festival du cinéma israélien ne doit pas être une annexe du BDS !

      • André dit :

        Entièrement d’accord et c’est le sens de mon commentaire. Pour anecdote, sur infos-Israël-News un article sur ce film nous avoue candidement qu’après huit ans et son premier Lion d’or, Samuel Maoz « est de retour avec Foxtrot, un film critique qui pourrait lui faire gagner son deuxième Lion d’or ». CQFD…

  2. Meïra dit :

    En tant qu’Israélienne francophone habitant Jérusalem, je ressens le manque de respect envers Israël représenté par Miri Regev notre Ministre de la Culture,qui a protesté à plusieurs reprises contre le choix de ce film pour l’ouverture du festival , non sans raison quand on en connaît la teneur. Dans le contexte actuel, et malgré nos protestations, cela montre une fois de plus l’aveuglement de vos « élites juives »…

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