Qui a tué 14 Juifs en tant que Juifs, en France depuis 2006, par Sarah Cattan

Dans le cadre des chefs de mise en examen, seuls ont été retenus envers Kobili Traoré l’homicide volontaire et la séquestration de la seule famille Diarra. Ne figurent ni la dimension barbare de l’assassinat, ni la séquestration de Sarah Halimi, ni, surtout, la dimension aggravante d’acte terroriste, islamiste, guidé par l’antisémitisme inné du barbare.

Comment ne pas interroger nos compatriotes, comment ne pas demander des comptes à nos dirigeants, lorsqu’on sait tous que la réalité, c’est que depuis 2006, en France, 14 Juifs ont bien été tués en tant que Juifs. Qui sont, ne vous en déplaise, les assassins d’Ilan, de l’école Ozar Hatorah, du Musée Juif de Bruxelles,  de l’Hyper Casher, de Sarah Halimi ? Des français musulmans d’origine maghrébine.

Et quand bien même dans le procès verbal qu’ont pu lire les avocats de la Partie Civile, la défense de l’assassin, incontestablement bien préparée, explique qu’il fut mu par une force démoniaque, et en rien antisémite, nous nous refuserons à croire que Sarah Halimi, elle aussi, décidément, se trouvait là au mauvais moment, au mauvais endroit. Quelle étrange idée, d’ailleurs, Sarah, de te trouver dans ton lit à 4 heures du matin. Après tu t’étonnes, quoi !

L’ANTISEMITISME MUSULMAN

Déni de justice : ce nouvel antisémitisme qu’ils ne veulent décidément pas nommer, les juges, le pouvoir, les media, et toi, et toi, et toi, tant vous craignez tous de vous la mettre à dos cette chère, très chère communauté musulmane.

Ce nouvel antisémitisme, il porte un nom : l’antisémitisme musulman, et toi qui le nies, tu auras de plus en plus de mal à passer sans le voir, tant il est prégnant. Rappelle-toi : il a été à l’origine du procès fait à Georges Bensoussan, ce procès entouré, lui aussi, d’un fracassant silence médiatique, cet instant de gêne, et comme il m’en souvient, de ces plaignants qui formaient un si improbable attelage, ceux-là tous unis qui, sans vergogne, se retrouvèrent à demander justice contre l’historien qu’ils osèrent qualifier de raciste.

Que n’avait-il donc fait en expliquant, chez Finkielkraut, qu’il existait un antisémitisme musulman, citant à l’appui de ses dires le sociologue Smaïn Laacher : une honte de maintenir ce tabou. L’antisémitisme on le tête avec le lait de la mère, il est déjà déposé dans l’espace domestique, quasi déposé sur la langue : on réprimande l’enfant en le traitant de juif, quand on se retrouve entre soi ce sont les mêmes mots qui circulent, le fameux yaoudi hachak.

Smaïn Laacher, lui, il put le dire sans subir les foudres de qui que ce soit, et Aldo Naouri ou Daniel Sibony le confirmèrent, et puis tant d’autres encore, tenez, jusqu’à Mohammed Sifaoui obligé de reconnaître, assis qu’il était lui aussi sur les bancs de l’accusation, la connotation antisémite de la dite expression figée, celle-là même que Nacera Guenif trouvait sans importance, celle-là que la députée tunisienne Asmpa Aboulhana, en janvier 2017, crut pouvoir utiliser dans cet entre soi qu’était l’Assemblée, se permettant donc, évoquant un décret relatif aux terres appartenant à des Juifs, l’automatisme les juifs, dieu nous en préserve.

Nos milieux dirigeants, désireux qu’ils sont de la museler, l’opinion, ils ne veulent pas le nommer, et continuent à vouloir camoufler l’antisémitisme meurtrier d’aujourd’hui par celui d’hier. Sont-ils déjà pieds et poings liés, et ont-ils acté le projet funeste décrit par Renaud Camus, attesté qu’il est par les démographes annonçant que mathématiquement, la balance politiquement penchera. C’est qu’ils vont grand-remplacer, comprenez-vous, selon le néologisme d’Elizabeth Lévy de Causeur.

Il nous est refusé, en France, le droit de nommer l’islam perverti, le droit de dire qu’une partie de la population arabo-musulmane est animée d’un dessein politique qui est en totale contradiction avec nos idéaux républicains, un dessein qui se promet de refonder la société, un peuple en somme qui est en train, sous nos yeux consentants, de se constituer au sein d’un autre peuple. A-t-on seulement le droit de dire que tout ça ne concerne pas l’islam originel mais l’autre, vous savez, l’autre, l’islam dévoyé, celui qui entend imposer la charia en France. Et va-t-on enfin avoir la lucidité de nommer l’antisémitisme arabo-musulman.

Doit-on se taire encore plus longtemps et acter le suicide français, s’en faire donc complices, lorsqu’une partie de nos élites tend à ce point la main à l’oppresseur, quand, sous le seul prétexte de ne surtout pas vouloir faire le jeu du FN, tous jouent le jeu, temporisant, l’objectif de tous étant d’évincer de la course celle que récemment je qualifiai de mégère et qui en somme serait plus dangereuse que ceux-là qui furent, sont et seront demain le bras armé des djihadistes. Ceux qui ensanglantèrent notre terre. Qui vinrent chercher nos enfants à l’école, nos curés en leur église, nos jeunes au concert, Sarah en son domicile.

Se trompant d’ennemi, surévaluant l’un et mésestimant lâchement l’autre, nos dirigeants jouèrent encore à lutter contre le fascisme, s’obstinèrent à prétendre la gagner, cette guerre que nous perdîmes il y a à présent soixante-dix ans, s’entêtèrent à dire que l’antisémitisme était l’affaire de l’extrême droite, refusant honteusement de le voir, l’antisémitisme musulman, censurant le documentaire Un peuple élu : l’antisémitisme en Europe, sous prétexte, osa dire Arte à Joachim Schroeder et Sophgia Hafner, que leur travail souffrait d’une tare, un peu trop favorable qu’il était à … Israël.

Lecteur, comme dans le sketch d’Elie Kakou, repeat after me : l’antisémitisme ne vient pas du monde musulman ! Te souvient-il, pourtant, qu’ils étaient 100 000 avant 1958 et qu’il n’en reste plus que 1500 aujourd’hui ? Oui cette population dont je te parle, réduite comme peau de chagrin sous les coups d’un antisémitisme virulent, c’est celle des Juifs tunisiens. Je te parle de la Tunisie, mais je pourrais dire la même chose de tout le Maghreb. Pourtant, ne t’étonnes-tu pas que la violence et la brutalité de la décrue de ces populations ne semble choquer personne, passe comme une lettre à la poste, alors qu’elle n’est, cette décrue aux résultats concrets et mesurables, ignorée de personne ? Ne t’étonnes-tu pas du silence qui l’entoura, la disparition de la majeure partie de la population juive au Maghreb ?

L’acter, ne serait-ce pas reconnaître qu’elle est le fait de la violence antisémite, je parle bien de cet antisémitisme culturel du Maghreb, celui-là dont on a fait un tabou alors même qu’il est culturel, assumé et efficace. Pour exemple, regarde la polémique qui atteint aujourd’hui Michel Boujenah et demande-toi si elle ne puise ses racines dans ce terreau nauséabond, ciblée qu’elle est par le BDS, tu sais, cette association qui instrumentalise la Palestine pour donner libre cours à sa haine antisémite et à son rejet d’Israël. Michel Boujenah. Son seul tort ? Être juif. Il ne te choque pas, toi, le silence de la sphère artistique et culturelle française, la lâche absence de mobilisation de ses collègues.

Je ne suis pas communautariste. Pardonnez-moi d’être contributrice à Tribune juive et de prétendre être à la fois républicaine et attachée à notre laïcité. Je n’ai pas hésité à critiquer Meyer Habib et sa déclaration justement un peu trop communautaire au soir de sa réélection, quitte à essuyer les foudres de beaucoup. Je ne suis pas une observante et cela ne m’empêche pas d’être la fière amie du rabbin Simon Azoulay comme cela ne m’enlèvera pas le droit de défendre Sarah Halimi, la juive orthodoxe tuée par un terroriste islamiste antisémite.

ÇA GAVE À FORCE !

Je suis juive et j’aurais aimé que d’autres que nous, les Juifs donc, montent au créneau pour dénoncer le climat délétère qui règne en France. Vous l’aurez compris, je suis Juive et j’ai le droit de parler d’antisémitisme sans que l’on vienne me dire que je fantasme. Que ça gave à force, ce trop plein, ce sujet dont j’aurais fait un fond de commerce. Je suis juive et j’en ferai des caisses sur cette affaire, parce que vous l’avez qualifiée de fait divers, cet assassinat antisémite.

Je suis de ceux-là qui, représentant moins de 1% de la population, sont pourtant les victimes de plus de 50% des actes racistes. Je suis de ceux-là qui, depuis Ilan Halimi, sont assassinés parce que juifs. Les Juifs de l’école Ozara Thora, les Juifs de l’Hyper Cacher, les Propriétaires Juifs du Bataclan menacés depuis longtemps en tant que tels. Sarah Halimi. Et qui demain.

Je suis juive et mes frères, que je sache, n’ont, eux, jamais tué ni blessé personne en France parce que musulman, noir, arabe ou autre. Je suis juive et ne supporte pas qu’en France on puisse crier mort aux Juifs sans que ça émeuve personne. Je suis une française juive et je ne reconnais plus mon pays lorsqu’il se tait, pris qu’il est entre le marteau arabo-musulman brandi par les idiots utiles islamo-écolo-gauchistes et l’enclume du FN. Alors je suis juive et je suis derrière Israël Forever, ceux qui ont décidé qu’il était révolu, le temps où l’on faisait ce qu’on nous avait appris : être gentils et bien dociles, se conduire en invités dans ce pays qui jadis nous adopta : on sait tous comment ça s’est terminé, une fois.

Je suis juive et je prétends avoir été vendue et l’être encore, la Justice me le rappelle, par nos élites politiques clientélistes et lâches, aidées des dits anti-sionistes qui bien sûr ne sont pas antisémites.

Je suis Juive et je dénonce votre déni. Et savez-vous qui se range à mes côtés pour se désespérer de votre aveuglement ? Ce sont eux, tous ces laïques, algériens, tunisiens, marocains, égyptiens, réfugiés chez nous, qui vous montrent du doigt l’antisémitisme musulman et se désolent que vous regardiez le doigt.

Je suis juive et depuis peu j’ai des marqueurs : Avant et après Ilan. Avant et après Merah. Avant et après le procès fait à Georges Bensoussan, révélateur du bourbier idéologique dans lequel l’antiracisme avait sombré. Bensoussan que vous avez fait asseoir sur le banc où comparurent un Soral ou un Dieudonné, parce qu’il l’avait nommé, l’antisémitisme musulman. Je suis juive et j’ai entendu Smaïn Laacher. Je suis juive et j’ai lu le 31 janvier 2017 dans le JDD le compte-rendu de ce sondage Ipsos sur l’antisémitisme en France qui traduit l’existence de préjugés antisémites plus importants chez les musulmans que dans l’ensemble de la population. Je suis juive et j’ai lu Boualem Sansal qui constate avec regret que l’antisémitisme ne fait pas que s’étendre dans la communauté musulmane, il se fait âpre. Il se construit, se radicalise en même temps que l’islamisme se développe et se radicalise lui-même. (…) l’antisémitisme, qui, jusque-là se tenait un peu dans le vague, se donne, chez des jeunes en rupture avec la culture et l’identité françaises, de plus en plus d’images précises sur lesquelles prospère tout un discours d’exécration: le Crif, la Licra, des personnalités juives ou supposées telles, et même des synagogues. Il se donne aussi des héros connus pour leur position antisioniste, anti-Israël, et supposés viscéralement antisémites – Dieudonné, Soral, Houria Bouteldja.

Je suis juive et je réalise que l’assassinat en France d’une femme juive orthodoxe par un antisémite musulman ne cadre avec aucune ligne éditoriale. On m’a dit que l’élection présidentielle pouvait avoir incité les autorités judiciaires à l’étouffer, l’affaire Sarah Halimi, pour ne pas avoir à le nommer, donc, l’antisémitisme musulman, mais aujourd’hui, la qualification dont on eût pu, même de mauvais gré, comprendre qu’elle ait été retardée, eh bien où est-elle ? Mieux : pourquoi n’est-elle pas ?

Pour ne pas nommer les fractures françaises ? Parce que nous sommes vraiment entrés dans l’ère de la banalité de l’horreur ? Parce que au terrorisme, notre nouvelle musique d’ambiance, il serait désormais d’usage de s’habituer ?

Oui, Alain Finkielkraut, mais surtout parce que nos milieux dirigeants veulent les occulter, les thèmes dérangeants, et s’obstinent à vouloir encore dissimuler l’antisémitisme meurtrier d’aujourd’hui sous la couleur de l’antisémitisme d’hier. Parce que Marlène Schiappa a pu impunément s’en prendre à Manuel Valls lorsqu’il eut le courage de désigner l’antisémitisme musulman et la détestation d’Israël comme les principaux vecteurs de la criminalité judéophobe. Parce que personne n’a eu honte qu’une eurodéputée belge vînt dénoncer ce silence glaçant des autorités françaises.

LA JUDEOPHOBIE

Alors disons-le : la judéophobie qui a tué les victimes de Copernic, le DJ Sébastien Selam, Ilan, Myriam, Sarah ne vient pas de l’extrême droite. Elle est de facture musulmane. A l’appui de ces dires, je citerai encore et encore Bensoussan, Hocine Drouiche, Kamel Daoud et tant de mes amis musulmans. Boualem Sansal enfin lorsqu’il dénonce cette culture de la haine inculquée dans les familles arabes à leurs enfants, haine contre le juif, le chrétien, l’homosexuel, et conclut : dire que l’antisémitisme relève de la culture, c’est simplement répéter ce qui est écrit dans le Coran et enseigné à la mosquée. S’exprimant à la Fondation Varenne, le même a dit son inquiétude de voir l’Europe se déliter et devenir fabricant d’un islamisme européen monstrueux, qu’il n’hésita pas à comparer, par ses prétentions totalitaires et ses haines tous azimuts, au nazisme-fascisme d’antan.

Dans Les Juifs du monde arabe. La question interdite, paru chez Odile Jacob, Bensoussan le rejette, ce gauchisme culturel qui consiste à nous faire accroire qu’il exista un jour une idylle entre Juifs et Arabes : Pourquoi cherche-t-on à travestir la vérité, à nous faire croire que Juifs et Arabes vivaient globalement en bonne entente et que le colonialisme d’une part, le sionisme d’autre part, ont terni cette idylle ? Et il répond, à la RTBF, ce 27 juin : c’est pour nous faire croire que ce qui a été possible jadis est possible aujourd’hui. Or l’idée d’une lune de miel entre Juifs et Arabes est une mythologie : dès qu’elles l’ont pu, la quasi-totalité des communautés juives du monde arabe ont fui. Des 250 000 Juifs du Maroc, il en reste 3000.

 Et il nous raconte le farroud, cette espèce de pogrom majuscule qui se déroula à Bagdad le 1er juin 1941, et qui concerna les Juifs d’ Irak. Farroud, traduit de l’arabe, c’est la destruction, l’équivalent d’un pogrom de taille considérable, une tuerie qui dura 36 heures, se lança à l’assaut du quartier juif le jour de la fête de Chavouot : des militaires démobilisés et des policiers qui vont commencer la tuerie, rejoints par la foule. Un massacre épouvantable qui fera 179 morts, 2000 blessés, 12000 sans abri. A partir du farroud, l’heure est au départ pour les Juifs d’Irak.

Il nous explique, archives à l’appui, Bensoussan, qu’on a donc tort de tout ramener au conflit en Palestine : il existe, explique-t-il, un antisémitisme arabe intrinsèque, très largement antérieur au conflit en Palestine, qui se confond avec un rapprochement avec les nazis. Il nous répète qu’on ne peut tout imputer au Décret Crémieux, au ressentiment lié à la colonisation, au conflit en Palestine, à la remise en cause du statut de dhimmi, au rôle joué par l’Islam, qui a en partie un contenu violemment anti juif, et conclut qu’on ne peut simplifier l’Histoire : On invente un passé idyllique dans l’espoir de se fabriquer un futur idyllique.

Cet antisémitisme musulman, il nous semble que la Justice doive s’honorer à le nommer, et à acter, dans l’affaire Sarah Halimi, la circonstance aggravante du fait qu’elle était juive.

Sarah Cattan

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12 commentaires pour “Qui a tué 14 Juifs en tant que Juifs, en France depuis 2006, par Sarah Cattan
  1. NO COMMENT dit :

    Pour faire court,Sarah, l’antisémitisme musulman n’est qu’un outil pour tester la société française, et voir jusqu’ où ils peuvent aller.
    Leur but est plus ambitieux,il est d’envahir la France et d’en faire une terre islamique.
    Ils sont en bon chemin.

    • Sarah dit :

      Les injures pleuvent sur les réseaux sociaux envers l’islamophobe que je serais…
      Mais les soutiens aussi.
      Les Juifs de gauche pour les injures
      Les musulmans et tant d’autres pour le soutien

      • Luc Nemeth dit :

        c’est chose assez piquante que de vous voir pourfendre les « Juifs de gauche » -dont je n’ai pas connaissance qu’ils soient plus aveugles ou complaisants que d’autres- et vous poser ensuite en… victime-des-injures, ben voyons

  2. Rayet Christian dit :

    Bonjour à vous Madame Cattan, Je suis toujours heureux de vous lire. J’aimerais avoir votre point de vue quant au billet de Maurice-Ruben Hayoun « Pour l’Averroès, du respect du aux musulmans » daté du 22 set. 2014 ainsi qu’au message qu’il laisse au sujet du livre « Plaidoyer pour une culture oubliée: la culture judéo-arabe » d’Ali Benmakhlouf. Il me semble que l’on tente de tirer vers le haut une culture qui a surtout été le chef d’intellectuels juifs qui vivaient au sein d’une société musulmane. Quant à l’Averroès, ouvert à la culture grecque, il voyait la transmission de la foi à portée de la raison, il n’a guère évité les sujets qui fâchent son milieu, au risque d’être accusé d’hérésie, il a malgré tout fuit, se cacher, condamné par ses coreligionnaires qui lui reprochent de déformer les préceptes de la foi. Je remarque par exemple qu’il ne rejette, ni ne condamne le djihad ni la d’himmitude… Mais il est vrai qu’on peut souhaiter des penseurs pour pousser la pensée musulmane à venir à la rencontre de nos cultures judéo-grecques.

    • Sarah dit :

      Cher Christian, je prendrai le temps de lire le billet de Hayoun et je reviens vers vous. Votre propre commentaire me donne envie de poursuivre.

    • André dit :

      Averroès ? C’était quand ça ? Ah oui bien sûr, c’était il y a mille ans… Et depuis, quoi d’neuf doc ?

      • Rayet Christian dit :

        la Grande Mosquée de Paris dans un communiqué adressé au Point.fr.:
        « La Grande Mosquée a souhaité avoir une position centrale en adoptant un texte de définition de l’islam en France, moderne, tolérant, bienveillant, laïque, qui est déjà pratiqué dans leur vie quotidienne par l’écrasante majorité des Français de confession musulmane…
        Le journal relate encore: La France n’est pas une terre d’islam. À ce titre, le texte définit l’islam en France, républicain et respectueux des lois et coutumes françaises : « La France n’est pas une terre d’islam : elle est une terre où coexistent plusieurs religions, dont l’Islam, ainsi que des habitants qui sont athées ou agnostiques. Dans ce contexte, tout musulman doit évidemment respecter les valeurs et les lois de la République française. »
        La proclamation s’élève en particulier contre les usurpateurs de l’islam : « Tout musulman doit prendre garde à ne pas chercher sa culture religieuse auprès de sources, de prédicateurs, de prêcheurs télévisuels, qui ne sont pas reconnus par les savants les plus respectés de la communauté. » Et surtout elle condamne fermement les terroristes djihadistes : « Il est explicitement interdit à tout musulman de déclencher une guerre, car ce type de djihad n’est permis qu’en situation de légitime défense contre un agresseur (Coran 2, 190). En outre, si l’adversaire est disposé à faire la paix, les Musulmans ont le devoir de chercher eux aussi à obtenir la paix. Il s’ensuit que les criminels qui se prétendent djihadistes sont des usurpateurs impies du jihad et, par voie de conséquence, des usurpateurs impies de l’islam, qui est la religion de la paix », ajoute la proclamation.
        Nul Musulman n’a le droit d’exiger que la France modifie ses valeurs.
        La Grande Mosquée de Paris n’a pas hésité à entrer dans les détails sur des points difficiles, comme les caricatures du prophète. Si elle déclare légitime qu’un musulman se dise « blessé ou offensé », elle condamne toute justification de l’assassinat des journalistes de Charlie Hebdo. « Puisque le blasphème et la caricature religieuse sont autorisés par la loi française, l’on peut s’en déclarer blessé ou offensé, mais il ne faut ni exiger leur interdiction ni réagir par la violence. Plus largement, bien évidemment, nul Musulman n’a le droit d’exiger que la France modifie ses valeurs et ses lois pour convenir à sa propre foi, tout comme nul Chrétien, nul Juif, nul Athée, nul Agnostique n’en ont le droit », édicte ainsi le texte.
        En outre, la proclamation de l’islam de France n’impose pas le port du voile aux femmes musulmanes. Il est écrit qu’« hommes et femmes de confession musulmane ont simplement le devoir de s’habiller d’une façon décente » et que l’« égalité entre hommes et femmes s’impose ». Elle proscrit également « les châtiments corporels », « la polygamie », et prône un islam des lumières en expliquant que les « théories scientifiques actuelles les plus avancées », en particulier la théorie du big bang et la théorie darwinienne de l’évolution, sont « compatibles » avec l’islam. Le document rappelle par ailleurs que « toute forme d’antisémitisme est contraire à l’enseignement du prophète Mohammed lui-même (paix et bénédictions soient sur lui) ».
        J’en rêve encore. Mais, ce bel appel d’air frais est aussitôt maitrisé: La «Charte de l’imam» provoque une crise au sein de l’islam de France. La publication, mercredi, par le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) d’une «Charte de l’imam» a provoqué, jeudi, une motion de défiance de la part de deux très importantes fédérations, l’UOIF et la Mosquée de Paris, qui mettent en cause le président du CFCM.
        Moins de 24 heures après la promulgation, ce mercredi, de la «Charte de l’imam» par le Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), le torchon brûle déjà entre les fédérations musulmanes. Cinq d’entre elles – et pas les moindres puisqu’il y a la Mosquée de Paris et l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) – accusent jeudi le président du CFCM, Anouar Kbibech, d’être allé trop vite en besogne en publiant «deux documents de travail, pourtant encore en cours d’élaboration».
        Par communiqué cosigné par la Confédération islamique Milli-Görüs (CIMG) , le Comité de coordination des musulmans turcs de France (CCMTF), la Fédération nationale de la Grande Mosquée de Paris (FNGMP), l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) et l’organisation Foi et Pratique, on reproche au CFCM d’avoir procédé à une «officialisation de documents de travail non encore adoptés» et «en l’absence des représentants de nos fédérations.»
        Ces organisations ont ensuite fustigé Anouar Kbibech, le président du CFCM…
        En attendant, le projet de «charte de l’imam» du CFCM, très innovant et inédit, est compromis puisque le Conseil Français du Culte Musulman qui rassemble plusieurs fédérations de sensibilités et d’origines nationales opposées, n’a aucun pouvoir réel sur les fédérations dont il dépend.
        L’un des articles phare de cette Charte devait marquer «l’attachement profond» de l’imam «aux valeurs universelles qui fondent notre République ainsi que l’attachement au principe de laïcité, garant de la liberté de conscience et du respect de la diversité des convictions et des pratiques religieuses». «L’imam exerce sa mission dans le respect des valeurs et des lois de la République», insistait le texte…
        La Mosquée de Paris, très proche de l’Algérie, avait déjà fait notoirement obstruction, le 22 février dernier, au projet de «Fondation pour l’islam de France», voulu par l’actuel gouvernement et présidé par Jean-Pierre Chevènement.
        La Mosquée de Paris est suivie en cela par l’UOIF, proche des Frères Musulmans, et actuellement isolée… Ces deux organisations reprochent implicitement à l’actuel président du CFCM d’avoir laissé le gouvernement reprendre en main la gestion de l’islam de France. Notamment par la création d’une «instance de dialogue» qui a effectivement conduit à l’édification de «la Fondation pour l’islam de France», laquelle entend mieux gérer cette religion grâce à un nouvel équilibre entre l’État et les fédérations musulmanes. Mais ce qui est dénoncé comme un «interventionnisme» étatique n’est pas du goût de tous les musulmans, surtout à la base et parmi les jeunes générations…
        La culture n’est-elle pas définie comme « ce qui est commun à un groupe d’individus » et comme « ce qui le soude? Nous avons constaté qu’il n’y a plus d’absolu pour fixer définitivement notre vision de l’univers. Nous avons développé notre vivre ensemble en démocraties, avec pour primauté le Politique, qui a l’autorité et le pouvoir légitime. C’est le peuple, pour le peuple, qui décide du politique… Il ne se réfère à aucun absolu ni à aucune universalité des valeurs… Les valeurs religieuses ne sont plus la clé de voûte et ne structurent plus le vivre ensemble. Quand on parle de religion en Occident, on ne parle pas légitimation du pouvoir. Donc, rien de nouveau dans le monde de l’Islam.

  3. Kounnar dit :

    Bonjour,
    Curieusement les plus prompts à relayer ces informations, à s’indigner, à appeler à manifester leur soutient son ceux des sites présentés comme « infréquentables », ceux qui sont souvent qualifiés de « racistes » de « fachos » vous savez ces « mauvais Français » dont je fais parti qui ont votés FN.
    Un jour peut être les Juifs Français comprendront que leur ennemi n’est pas celui que l’on agite sous leur nez depuis des décennies.
    La grande majorité des gens comme moi, que l’on affuble de nom d’oiseaux (cités plus haut) n’ont aucun grief contre leur concitoyens Juifs. Par contre nous avons un ennemis commun…

  4. Jonas dit :

    Chère Sarah ,
    Ne tenais pas compte de ce concept d’islamophobie, très répandu en France depuis la révolution iranienne que l’imam Khomeyni utilisait pour liquider ses opposants. En France , il sert a empêché toute critique de l’islam en tant que religion et ses méfaits. L’islam est une religion rétrograde, comme le disait Gamal Al-Banna le frère de Hassan Al-Banna fondateur de la confrérie des -Frères musulmans: » L’islam a quatre siècles de retard. »
    Le terme d’islamophobie contient islam, religion et phobie, peur. Avec ce qui se passe dans le monde , à cause des adeptes de cette religion , il y a de quoi avoir peur , car ces abimés du bulbe , n’utilisent que la violence pour tuer lâchement des innocents. Voici , une liste non exhaustive de plusieurs phobies dont l’islamophobie fait partie.
    -Thanatophobie (peur de la mort) -Nécrophobie ( peur des cadavres) -Poinéphobie ( peur des châtiments) -Mastiquophobie ( peur de la flagellation )-Tératophobie ( peur des monstres) -Lalophobie ( peur des discours ) -Pogonophobie ( peur des barbes) etc Il ne faut pas hésiter comme le disait madame Badinter de se proclamer islamophobe, non pas par ce que l’islam fait peur par ses réussites et sa puissance , comme la Chine mais par son archaïsme et arriération dans tous les domaines. L’ancien président de la République Algérienne assassiné, Mohamed Boudiaf déclara: <> C’est ce qui fait l’impuissance de l’islam.

  5. Margot dit :

    bonsoir Sarah Cattan,
    quelques précisions : vous pouviez commencer en 2003 avec l’assassinat barbare de Sébastien Sellam par son voisin « ami » qui s’est réjoui d’avoir tué un Juif. Plusieurs assassins musulmans sont d’origine non maghrébine mais africaine sub-saharienne. Il y a aussi des meurtres isolés non élucidés, comme celui de monsieur Ghozlan z »l à Créteil, d’un monsieur disparu en revenant de la synagogue, celui de Pascal Darmon z »l par un « fou » en mai 2017…

  6. Shlomo Khalifa dit :

    « Occulter les thèmes dérangeants », comme vous le dites si justement Madame Cattan, c’est bien ce que l’on constate encore aujourd’hui dans la tragique affaire de Sarah Halimi. Oui, on attend toujours le rapport du psychiatre désigné pour examiner l’assassin, avant de permettre à Maître Gilles William Goldnadel de présenter son plaidoyer.

    • l. nemeth dit :

      Shlomo je ne poursuis aucun but de démonstration, croyez-le bien, et tout me paraît secondaire comparé à l’horreur que m’inspire le crime commis contre Sarah Halimi -dont on peut seulement espérer qu’il sera sanctionné comme il doit l’être. Cela dit je ne comprends rien, mais alors absolument rien du tout, là où vous écrivez : « on attend toujours le rapport du psychiatre désigné pour examiner l’assassin ».
      Qu’attendez-vous donc ?

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