Michel Audiard, antisémite et collaborateurs des nazis

Michel Audiard, ce cinéaste admiré de tous, a été pendant la guerre un antisémite furieux et un collaborateur des nazis. La revue Temps Noirs revient sur cette face cachée.

Il a amusé des millions de Français avec les répliques des «Tontons flingueurs». Mais la prose de Michel Audiard n’a pas toujours provoqué le rire. « Il publiait dans les journaux les plus collabos de l’époque », écrit ainsi Franck Lhomeau, rédacteur en chef de Temps noir, avant de dérouler les écrits antisémites de Michel Audiard, dans le prochain numéro à paraître le 26 octobre. Plusieurs de ses publications ont été dévoilées jeudi par L’Obs.

Encore une jeune plume, Michel Audiard, né en 1920, écrit notamment pour L’Appel, journal collaborationniste dans lequel il peut laisser cours à une tonalité brutalement antisémite dans le contexte noir de l’époque. Les personnages juifs sont caractérisés par « une veulerie suante », « une odeur de chacal », « une synthèse de fourberie »… Le tout pour une « conjuration des synagogues » qui se terminera en pendaison pour tous, une « manifestation de l’immanente justice ». Les rafles de Marseille et du Vél d’Hiv’ sont alors très récentes.

Michel Audiard épingle également le « petit youpin Joseph Kessel » et s’en prend au « monde qu’il est convenu d’appeler ‘artistique’ et qui demeure dans sa majorité le plus coquet ramassis de faisans, juifs (pardonnez le pléonasme), métèques, margoulins… » .

Temps noir affirme également que son nom apparaît sur une fiche d’adhésion au mouvement Collaboration datée de 1942. Selon Audiard, cette inscription se serait faite à son insu. Ce n’est pas la première fois que le nom du dialoguiste, mort à l’âge de 65 ans en 1985, est associé à la collaboration. En 1980, le livre «Les collaborateurs» de Pascal Ory mentionnait déjà ses publications dans L’Appel. Audiard n’a jamais caché son admiration pour Céline, écrivain connu pour son antisémitisme.

Sources europe1 et leparisien

 

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Publié dans antisémitisme
6 commentaires pour “Michel Audiard, antisémite et collaborateurs des nazis
  1. André dit :

    Quand je revois des films avec des dialogues d’Audiard non seulement je trouve qu’ils ont mal vieilli mais je trouve aussi les dialogues cons. D’ailleurs je les trouvais déjà cons il y a trente ans et lorsque je l’avouais je passais pour un intello voir pour un mauvais français…

  2. GILLES TEBOUL dit :

    Dans le film de Robert Enrico, « Pile ou Face », sorti en 1980, on pourrait trouver une trace « subliminale » d’antisémitisme lorsqu’il fait soupirer au personnage interprété par Philippe Noiret, commentant le thème d’une émission de télévision : « … La rafle du Vel d’Hiv ! »… Comment interpréter ce « soupir » ? Etait-ce de la lassitude ?… du genre « Encore, avec le martyr des juifs… On en parle décidément beaucoup trop ! »… ? Ou bien « tout cela était bien triste, mais la police française avait bien fait son travail, à l’époque… ». surtout prononcée par un commissaire de police… Michel Audiard, sous l’Occupation, fut un antisémite de plume. Il serait intéressant de savoir quelles furent les relations d’Audiard avec les gens de cinéma avec qui il travaillait après la Guerre. Nombre d’entre eux étaient juifs (producteurs, chefs opérateurs…)

  3. Wingen dit :

    Après Hergé, Audiard ….
    Quand ressortira-t-on les actes des vrais collabos ?
    – Rockfeller et sa Standard Oil of New Jersey qui a fourni du pétrole à Hitler avant la seconde guerre mondiale et jusqu’en 1942.
    – ITT, Ford, General Motors dont les usines en Allemagne ont fourni du matériel et des véhicules à Hitler tout au long de la guerre sans subir aucun bombardement alors que Dresde, ville culturelle sans aucune industrie a été rasée.
    – Wall Street et les institutions financières des Etats-Unis d´Amérique comme Chase National Bank et National City Bank of New York qui ont financé Hitler durant toute la durée de la guerre.
    Mais non, prenons-nous en aux petits, c’est plus facile et ça détourne l’attention.

    • Gilles TEBOUL dit :

      Tout-à-fait d’accord avec Wingen…

      La recherche historique serait-elle encore permise ?… Quelle fut l’ampleur de la « collaboration » des entreprises multinationales anglo-saxonnes avec le régime nazi ?…

      Je crois me souvenir d’un livre sur Coca Cola et d’un autre sur IBM… Il faudra bien qu’un jour tout cela « ressorte »… et que les comptes soient rendus.

      Quant à « l’opportunisme » d’un jeune homme de 23 ans (âge de Michel Audiard en 1943) désirant se « lancer » en littérature par le canal de journaux collaborationnistes, c’est triste, inexcusable, mais, hélas, conforme à l’esprit d’une époque où la haine était la norme.

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